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Pour une REVolution de civiLISATION

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    par Yanick Toutain
    RevActu
    31/10/14

    DERNIERE HEURE; 22h48

    Burkina Faso : Le lieutenant-colonel Yacou Zida ordonne la fermeture des frontières et décrète un couvre-feu

    L’officier qui était chef de la sécurité de Blaise Compaoré a, dans deux communiqués publiés dans une télévision locale, annoncé qu’il fermait les frontières et décrétait un couvre-feu.
    Enfin !
    Ca y est !
    Après 27 ans et 15 jours, le tyran est chassé par le peuple !
    Les solutions de rechange impérialistes ne seront pas tolérées par le peuple :
    Que ce soit la baderne Nabéré Honoré Traoré chef des armées ou la baderne Kouamé Lougué qui rendait encore hommage au tyran Compaoré ce matin ou toute autre solution militaire, le peuple n'acceptera pas !
    interview Voice Of America ce matin 31 octobre 9h17 
    Kouamé Lougué : "En tant que républicain, qu’armée républicain, le pouvoir est subordonné au pouvoir politique.  Ce qui veut dire que tant que le président du Burkina Faso est en fonctions, l’armée lui est subordonnée."Si on vous le demande, accepteriez-vous de diriger cette transition ?Kouamé Lougué : (rires) "Si l’état-major  me le demande, nous sommes ensemble. Si mes frères d’armes me le demandent et me font confiance, il n’y a pas de raison que je refuse la tâche qu’ils veulent me confier. "
    Propos recueillis par Nicolas Pinault
    Les leçons de la révolution 1983-1987 ce sont les CDR !
    Depuis la base jusqu'au sommet, les représentants du peuple sont révocables à tout moment !
    Ce qui va se jouer dans les heures qui viennent c'est la vitesse à laquelle les néosankaristes indiqueront le chemin au peuple burkinabé.
    Cet après midi, je faisais transmettre ce message aux amis Facebook de Julie Amadis

    AU BURKINA FASO LE MOT D ORDRE URGENT EST
    TOUS LE POUVOIR AUX DELEGUES DE BASE UN POUR 25
    COMPAORE DEGAGE
    ET TOUS LES DEMOCRATES COLLABOS DEGAGENT
    L URGENCE EST UN GOUVERNEMENT DE DELEGUES NATIONAUX REVOCABLES DESIGNES CHACUN PAR 400 000 DELEGATEURS (25*25*25*25 délégateurs)
    Un TEL GOUVERNEMENT PANAFRICAIN POUR TROUPES FRANCAISES HORS D AFRIQUE
    NI COLONISATEURS ESCLAVAGISTES ENVAHISSEURS
    NI ISLAMOFASCISTES
    NI HYPOCRITES CAPITALISTES SPOLIATEURS CHINOIS OU RUSSES
    RELISEZ THOMAS SANKARA
    RELISEZ LES ARTICLES DE YANICK TOUTAIN
    AUCUN GOUVERNEMENT PROVISOIRE DE LA DEMOCRATIE ESCLAVAGISTE
    SEULS DES DELEGUES DU PEUPLE PEUVENT DIRIGER LE PEUPLE
    FORMEZ DES GROUPES DE 25 ET DESIGNEZ VOTRE DELEGUE DE BASE
    ===+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
    L avant garde doit regrouper tous ceux d accord avec les TROIS PRIORITES
    paysans pauvres
    jeunes
    femmes
    et d'accord POUR CONSTRUIRE IMMEDIATEMENT DE CDR DE DELEGUES DE BASE


    ARTICLE DU 15 OCTOBRE AVEC DES CENTAINES DE MOTS PRONONCES PAR THOMAS SANKARA

    MERCREDI 15 OCTOBRE 2014


    Depuis le 15 octobre 1987, depuis 27 ans et après Thomas Sankara ce sont plus de 100 millions d'enfants qui sont morts en Afrique


    par Yanick Toutain
    15/10/14

    Les 15 octobre sont le jour de l'année où la colère des néosankaristes monte d'un cran.
    Une année de plus où se prolonge le règne de son assassin, Blaise Compaoré.
    C'est en effet, le 15 octobre 1987 que le complot organisé par Jacques Foccart, Félix Houphouet Boigny, Mouammar Kadhafi, Charles Taylor (fraichement évadé-libéré de prison aux USA) et leur recrue, le meilleur ami de la victime, Blaise Compaoré, parvinrent à stopper la révolution égalitariste au Burkina Faso en assassinant son leader.

    "SANKARA EST MORT COMME IL A VECU : LES POCHES VIDES"

    MERCREDI 15 OCTOBRE 2014

    Ils sont aussi 100 millions d'enfants d'Afrique qui sont morts après Thomas Sankara. 100 millions dont plus de 98% auraient pu survivre si des quota sanitaires d'Europe ou des pays développés n'avaient pas été interdits aux femmes africaines.
    Il faut relire Thomas Sankara.
    Et en particuler son DOP , son Discours d'Orientation Politique prononcé en 1983

    Thomas Sankara : Lorsqu’en 1960, le colonialisme français traqué de toutes parts, déconfit à Dien-Bien-Phu (Vietnam), en prise à des difficultés énormes en Algérie, fut contraint, tirant ainsi les leçons de ces défaites, d’octroyer à notre pays la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale, cela a été salué positivement par notre peuple qui n’était pas resté impassible mais développait des luttes de résistance appropriées.Cette fuite en avant de l’impérialisme colonialiste français constitua pour le peuple une victoire sur les forces d’oppression et d’exploitation étrangères. Du point de vue des masses populaires ce fut une réforme démocratique, tandis que du point de vue de l’impérialisme ce n’était qu’une mutation opérée dans ses formes de domination et d’exploitation de notre peuple.
    Cette mutation a abouti cependant à une redisposition des classes et couches sociales et à l’établissement de nouvelles classes.
    En alliance avec les forces rétrogrades de la société traditionnelle, la petite-bourgeoisie intellectuelle de l’époque, dans un mépris total des masses fondamentales qui lui avaient servi de tremplin pour son accession au pouvoir, entreprit d’organiser les fondements politiques et économiques des nouvelles formes de domination et d’exploitation impérialistes.

    http://revolisationactu.blogspot.fr/2011/05/thomas-sankara-et-les-classes-sociales.html
    http://revolisationactu.blogspot.fr/2011/05/thomas-sankara-et-les-classes-sociales.html
    Cette mutation a abouti cependant à une redisposition des classes et couches sociales et à l’établissement de nouvelles classes. En alliance avec les forces rétrogrades de la société traditionnelle, la petite-bourgeoisie intellectuelle de l’époque, dans un mépris total des masses fondamentales qui lui avaient servi de tremplin pour son accession au pouvoir, entreprit d’organiser les fondements politiques et économiques des nouvelles formes de domination et d’exploitation impérialistes 
    .http://revolisationactu.blogspot.fr/2011/05/thomas-sankara-et-les-classes-sociales.html
    "La crainte que la lutte des masses populaires ne se radicalise et ne débouche sur une solution véritablement révolutionnaire est à la base du choix opéré par l’impérialisme qui consiste à exercer dorénavant sa mainmise sur notre pays, à perpétuer l’exploitation de notre peuple par des nationaux interposés. Des nationaux voltaïques allaient prendre le relais de la domination et de l’exploitation étrangères."
    Thomas Sankara :
    "A l'armée coloniale se substitue une armée néo-coloniale avec les mêmes attributs, les mêmes fonctions et le même rôle de gardien des intérêts de l'impérialisme et de ceux de ses alliés nationaux. ..» "
    Les armées africaines ont-elles encore "le même rôle de gardien des intérêts de l'impérialisme et de ceux de ses alliés nationaux. ..» "
    http://revolisationactu.blogspot.fr/2011/05/thomas-sankara-et-les-classes-sociales_09.html
    POUR LE 27° ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE THOMAS SANKARA DEBATTONS !
    Thomas Sankara en 1983 :
    "A l'école coloniale se substitue une école néo-coloniale qui poursuit les mêmes buts d'aliénation des enfants de notre pays et de reproduction d'une société essentiellement au service des intérêts impérialistes, accessoirement au service des valets et alliés locaux de l'impérialisme...» 
    Les écoles en Afrique poursuivent-elles encore "les mêmes buts d'aliénation des enfants de notre pays et de reproduction d'une société essentiellement au service des intérêts impérialistes, accessoirement au service des valets et alliés locaux de l'impérialisme..."
    http://revolisationactu.blogspot.fr/2011/05/thomas-sankara-et-les-classes-sociales_09.html 
    POUR LE 27° ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE THOMAS SANKARA DEBATTONS !
    Thomas Sankara :"Thomas Sankara :Des miettes de ce pillage qui leur retombent, ils se transforment petit à petit en une bourgeoisie véritablement parasitaire, ne sachant plus retenir leurs appétits voraces. Mus par leurs seuls intérêts égoïstes, ils ne reculeront désormais plus devant les moyens les plus malhonnêtes, développant à grande échelle la corruption, le détournement des deniers et de la chose publics, les trafics d'influence et la spéculation immobilière, pratiquant le favoritisme et le népotisme. ....» "
    Peut-on appeler "bourgeoisie" ces cliques parasitaires qui protègent les intérêts des envahisseurs pillards et esclavagistes ?
    http://revolisationactu.blogspot.fr/2011/05/thomas-sankara-et-les-classes-sociales_09.html
    POUR LE 27° ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE THOMAS SANKARA DEBATTONS !
    !
    Quels présidents, ministres, députés africains actuels correspondent au portrait fait par Thomas Sankara ?
    Thomas Sankara :"Thomas Sankara :Une année entière ne se passe sans qu'ils se payent de grasses vacances à l'étranger..Leurs enfants désertent les écoles du pays pour un enseignement de prestige dans d'autres pays.A la moindre petite maladie, tous les moyens de l'État sont mobilisés pour leur assurer des soins coûteux dans les hôpitaux de luxe des pays étrangers. ..» 
    Ne dites pas Paul Biya c'est trop facile ! Cherchez les autres !
    http://revolisationactu.blogspot.fr/2011/05/thomas-sankara-et-les-classes-sociales_09.html
    POUR LE 27° ANNIVERSAIRE DE L'ASSASSINAT DE THOMAS SANKARA DEBATTONS 

    "DAMNES DE LA TERRE"
    POUR LE 27° ANNIVERSAIRE DE L'ASSASSINAT DE THOMAS SANKARA DEBATTONS !
    Thomas Sankara ::Au sein de cette grande majorité, il y a ces « damnés de la terre », ces paysans que l'on exproprie, que l'on spolie, que l'on moleste, que l'on emprisonne, que l'on bafoue et que l'on humilie chaque jour et qui, cependant, sont de ceux dont le travail est créateur de richesses. ..»
    Quel pourcentage actuel d'Africains mérite encore ce qualificatif "Damnés de la Terre" ?
    http://revolisationactu.blogspot.fr/2011/05/thomas-sankara-et-les-classes-sociales_09.html

    27° ANNIVERSAIRE DU CRIME FOCCART-HOUPHOUET-KADHAFI-COMPAORE CONTRE THOMAS SANKARA ! Pourquoi la "petite bourgeoisie intellectuelle africaine verse-t-elle des larmes de crocodiles hypocrites tous les 15 octobre de chaque année sans JAMAIS DEBATTRE SERIEUSEMENT de l'héritage de Thomas Sankara.
    http://revolisationactu.blogspot.co.uk/2011/05/thomas-sankara-et-les-classes-sociales_13.html
    DAMNES DE LA TERRE Thomas Sankara :"Et pourtant, ce sont eux qui souffrent le plus du manque des structures, d'infrastructures routières, du manque des structures et d'encadrement sanitaires".
    DAMNES DE LA TERRE Thomas Sankara : "Ce sont ces paysans créateurs de richesses nationales qui souffrent le plus du manque d'écoles et de fournitures scolaires pour leurs enfants".
    DAMNES DE LA TERRE Thomas Sankara :"Ce sont leurs enfants qui vont grossir les rangs des chômeurs après un passage-éclair sur les bancs des écoles mal adaptées aux réalités de ce pays. C'est parmi eux que le taux d'analphabétisme est le plus élevé : 98 pour cent. Ceux qui ont besoin de plus de savoir pour que leur travail productif puisse s'améliorer en rendement, c'est encore eux qui profitent le moins des investissements dans le domaine de la santé, de l'éducation et de la technologie. ..»
    Thomas Sankara :Et pourtant, ce sont eux qui souffrent le plus du manque des structures, d'infrastructures routières, du manque des structures et d'encadrement sanitaires.
    YT : Ce passage témoigne clairement de la complicité des formoisies dans le fonctionnement du Burkina : tout amélioration destinée à la formoisie compradore et à la proto-formoisie compradore est directement VOLEE aux paysans – pauvres !
    Thomas Sankara : Ce sont ces paysans créateurs de richesses nationales qui souffrent le plus du manque d'écoles et de fournitures scolaires pour leurs enfants.
    YT : On voit ici que la classe sociale de ceux qui sont privés du capital formation est aussi la classe sociale – formariat – de ceux DONT LES ENFANTS sont privés de la formation.
    COMPLICITE
    DE TOUTE LA FORMOISIE AFRICAINE
    DANS LE VOL DE LA FORMATION
    DES ENFANTS DU FORMARIAT
    Egoisme de la formoisie des villes ! Cette formoisie complice de la bourgeoisie étrangère recoit le prix de sa complicité !
    Thomas Sankara :Ce sont leurs enfants qui vont grossir les rangs des chômeurs après un passage-éclair sur les bancs des écoles mal adaptées aux réalités de ce pays. C'est parmi eux que le taux d'analphabétisme est le plus élevé : 98 pour cent. Ceux qui ont besoin de plus de savoir pour que leur travail productif puisse s'améliorer en rendement, c'est encore eux qui profitent le moins des investissements dans le domaine de la santé, de l'éducation et de la technologie. ..»
    YT : Le formariat des campagnes voit la formoisie des villes s’accaparer tous les moyens matériels de REPRODUCTION DU CAPITAL FORMATION.
    Atom Acorn sur lequel mes élèves de
    1981 commencèrent à apprendre
    UNE REVOLUTION PEDAGOGIQUE GEANTE
    Cette lutte des classes dans les écoles sera combattue par une REVOLUTION PEDAGOGIQUE GEANTE !
    Thomas Sankara :La jeunesse paysanne, qui a les mêmes dispositions d'esprit que toute la jeunesse, c'est-à-dire, plus sensible à l'injustice sociale et favorable au progrès, en arrive, dans un sentiment de révolte, à déserter nos campagnes les privant ainsi de ses éléments les plus dynamiques. ..»
    YT : Cette jeunesse paysanne était – devait être – la base sociale du projet sankariste. Ce sont en effet les damnés de la Terre qui doivent devenir le moteur social principal de la révolisation !
    Thomas Sankara :Le premier réflexe pousse cette jeunesse dans les grands centres urbains que sont Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. ..»



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    par Yanick Toutain
    Revactu
    1/11/2014


    "Eh les gars, je suis encore sur ma faim; je suis surtout très inquiet. Le numéro 2 de la garde de blaise?! Lui là même qui pourrait être celui qui a transmis l'ordre de blaise de tirer sur le Peuple?! Franchement je reste inquiet, et dubitatif sur sa bonne foi. La garde rapprochée de blaise?! Rassurez moi SVP les gars! Je ne connais certes pas ce Isac Zida"
    Commentaire d'un activiste burkinabé ce matin 
    Souley KindoMouvement Blaise Compaore Doit Partir "" au Burkina Faso.
    5 h · 
    Sanne Hamidou il est l'adjoint de julbert djenguéré ki veu just protéger les gars du régime compaoré
    5 h · J’aime · 3
    « J'assume les responsabilités de chef de cette transition et de chef de l'Etat pour assurer la continuité de l'Etat » (source Le Monde)

    C'est par cette déclaration radiodiffusée cette nuit que Yacouba Isaac Zida - ex numéro de la garde prétorienne compradore qui protégeait le tyran Compaoré - vient de s'affirmer comme le prince Lvov victorieux ! Il est prêt à monteer sur le cheval révolutionnaire pour le ramener à l'écurie esclavagiste !
    Lire aussi : 

    VENDREDI 31 OCTOBRE 2014

    On a assisté hier vendredi 31 octobre à une bataille de chiffonniers entre les 3 militaires prétendant au trone Franceàfric du tyran DEGAGé Blaise Compaoré.
    Nabéré Honoré Traoré, Yacouba Isaac Zida et Kouamé Lougué.

    C'est donc le complice des traitres du Balai qui semble l'emporter pour l'instant sur ses deux concurrents.Yacouba Isaac Zida est volontaire pour jouer le rôle de pompier de la révolution burkinabé.
    Le prince Lvov fut le mercenaire de la bourgeoisie française et britannique que les ambassadeurs Palélogue et Buchanan avaient placé à la tête du « gouvernement révolutionaire » à la suite de la chute du Tsar Nicolas II par l'insurrection du peuple de Petrograd dans la Révolution de Février 1917
    La Révolution burkinabé du 30 octobre 2014 a trois volontaires militaires pour jouer ce rôle et devenir le chef du « gouvernement révolutionnaire »
     Nabéré Honoré Traoré Isaac Zida et Kouamé Lougué sont volontaires pour succéder à la tête de la plantation esclavagiste Franceàfric Burkina Faso.

    Tout au long de la journée, on a assisté à un cirque par dessus la tête du peuple et avec la complicité des leaders de la formoisie compradore – avec en tête le "porte-parole du Balai citoyen, Me Guy Hervé Kam ".
    La lvovisation de la révolution égyptienne consista pour la France à demander au Qatar de financer la victoire de l'islamofasciste Morsi aux élections présidentielles. Le militaire Sisi est lui aussi un Lvov de rechange. On remarquera que l'électoraliste El Baradei était lui aussi un Lvov potentiel.
    On remarquera que le processus des élections présidentielles est devenu le moyen favori pour la bourgeoisie esclavagiste du 21° siècle.
    MERCREDI 10 JUILLET 2013

    La LVOVisation de la révolution égyptienne:ElBaradei au lieu d'un gouvernement de délégués nationaux révocables ! Une nouvelle escroquerie de la bourgeoisie esclavagiste et de ses pantins


    Pendant que des centaines de milliers de révolutionaires célèbrent la révolution du 30 octobre à Ouagadougou place de la révolution (ex place de la Nation) , la mascarade militaire commence

    14h35 : Voici le texte de la déclaration officielle d’Honoré Traoré où il annonce sa prise de pouvoir : « Conformément aux dispositions constitutionnelles, constatant la vacance du pouvoir ainsi créée, considérant l'urgence de sauvegarder la vie de la nation, j'assumerai à compter de ce jour mes responsabilités de chef de l'Etat » (RFI).
    Mais, une heure et demie plus tard, avec la complicité des nouveaux traitres du Balai Citoyen un autre prétendant vient se présenter devant la foule :
    16h15 : Le lieutenant-colonel Zida, porte-parole de l'armée burkinabè, prend la parole à Ouagadougou. Son discours est retransmis sur la radio Omega FM. La foule l'acclame. Il annonce la « fin du pouvoir de Blaise Compaoré » et ajoute que l'ex-président a quitté le palais présidentiel de Kossyam. La Constitution est suspendue, précise-t-il surtout. « Personne ne va voler cette victoire », « toutes les décisions importantes seront prises ici " place de la révolution " », et « pas dans les bureaux ». « Vous aurez l'occasion de dire si vous n'êtes pas d'accord », lance le porte-parole à la foule. (RFI).
    Signolons que ce Lieutnant Colonel Zida n'est pas n'importe qui ; il est un membre du premier cercle de la dictature renversée. Comme si le chef de l'Okhrana de février 1917 s'était proclamé chef du gouvernement.
    Le lieutenant-colonel Zida, qui vient d'annoncer la suspension de la Constitution, est le commandant adjoint du Régiment de sécurité présidentielle. Relate RFI
    Pour l'instant, entre 16h15, Isaac Zida joue encore les modestes et se contente de nourrir la foule de paroles.
    17h25 : D'abord devant la presse, puis devant la foule sur la place de la Nation, rebaptisée « place de la révolution », le lieutenant-colonel Isaac Zida s'exprimait un peu plus tôt aux côtés du porte-parole du Balai citoyen, Me Guy Hervé Kam et d'autres représentants de la société civile. Outre la suspension de la Constitution de 1991, le commandant adjoint du Régiment de sécurité présidentielle affirme qu'un organe de transition sera mis en place en accord avec toutes les forces vives de la nation en vue d’organiser une transition encadrée en vue d’un retour à une vie constitutionnelle normale. « La composition de cet organe consensuel de transition, ainsi que sa durée que nous souhaitons la plus brève possible, seront déterminées par l’organe de transition dans les plus brefs délais possible. »(RFI).

    Qui a autorisé le Balai citoyen a ramener une baderne compradore comme garant des libertés ?
    Qui a autorisé l'avocat formois compradore Guy Hervé Kam a agir ainsi ? Devant quels groupes de délégateurs est-il responsable ?
    Aucun !
    Ces traitres du Balai n'ont pas appelé les centaines de milliers de révolutionnaires à construire des CDR ?
    Alors que 400 000 personnes auraient pu former plus de 15000 groupes de 25 personnes, alors que ces groupes auraient pu désigner 15000 délégués de base, 625 délégués de conseils, 25 délégués députés et 1 délégué national, MEMBRE DU PREMIER GOUVERNEMENT REVOLUTIONNAIRE,les traitres du Balai ont retiré leur masque et pactisent avec l'ennemi en la personne de la ganache militaire Zida !
    Comment croire des gens qui n'organisent même pas l'arrestation immédiate de ce Isaac Zida?
    Un témoignage éclaire le statut de ce militaire prétendant à devenir un « prince Lvov ». Celui que le Balai traitre présente comme le sauveur est le numéro deux de « l'unité la mieux organisée, la mieux armée »
    17h50 : Salif Diallo, ancien ministre de Blaise Compaoré, ancien bras droit du président, (….) : « Il est impératif que l’armée retrouve son unité. Il est impensable aujourd’hui, après le départ du président Blaise Compaoré, de ne pas prendre en considération le Régiment de sécurité présidentielle, qui est l’unité la mieux organisée, la mieux armée. Et le (lieutenant-colonel) Zida provient de ce régiment. Aujourd’hui, ce que dit le rapport de force militaire est de ce côté-là. Mais je pense que les militaires devraient avant tout s’entendre, discuter et envisager une collaboration des civils et des partis politiques. »

    En fait, le prétendu sauveur est le deuxième gredin le plus dangereux de cette armée compradore qu'il faut d'urgence casser en deux.
    "Les engagements internationaux du Burkina Faso seront tenus."
    (Yacouba Isaac Zida tente de rassurer
     la bourgeoisie esclavagiste mondiale)

    Peuple du Burkina Faso,Depuis quelques mois, notre nation traverse une grave crise socio-politique dont le dénouement vient d’être acté ce 31 octobre même par la démission du Président Blaise Compaoré, à la suite d’une insurrection populaire.Celle-ci s’est hélas soldée par de nombreuses pertes en vies humaines, de nombreux blessés, des pillages et règlements de comptes qui ont défiguré nos villes, mis à mal notre tissu économique et la cohésion de notre nation.Je voudrais, au nom des Forces armées nationales, des Forces vives de la Nation et en mon nom personnel, présenter mes condoléances les plus attristées aux familles et à notre jeunesse éplorée, ainsi que notre compassion aux blessés.Je salue la mémoire des martyrs de cette insurrection et m’incline devant les sacrifices consentis par notre peuple.Je salue l’engagement, la détermination, l’abnégation et l’esprit de sacrifice de notre jeunesse qui a pris son destin en main en devenant acteur de sa propre histoire.Pour éviter que s’installe l’anarchie, préjudiciable à l’objectif de changement démocratique, puissamment exprimé par notre peuple, l’armée nationale, à la demande pressante des forces vives de la nation, a pris ses responsabilités et décidé d’amorcer un processus de transition démocratique.Cette transition que notre peuple et ses amis souhaitent la plus courte possible, sera encadrée par un organe de transition, reflétant les diverses sensibilités sociopolitiques de notre nation.En attendant de définir de manière consensuelle, avec l’ensemble des partis politiques et les organisations de la société civile, le contenu et les contours de cette transition démocratique apaisée, j’assume désormais, à partir d’aujourd’hui, les responsabilités de chef de cette transition et de chef de l’Etat, pour assurer la continuité de l’Etat.J’appelle la communauté internationale, en particulier les pays frères et amis du Burkina Faso, notamment ceux de l’Union africaine et de la CEDEAO, à faire preuve de compréhension et à soutenir notre peuple dans cette dure épreuve. Les engagements internationaux du Burkina Faso seront tenus.A tous les artisans de notre victoire commune, à quelque niveau que ce soit, je lance un appel pour qu’ils restent mobilisés et engagés dans le cadre du processus de transition démocratique. A la jeunesse du Burkina Faso, qui a payé un lourd tribut pour le changement, je veux la rassurer que ses aspirations au changement démocratique ne seront ni trahies ni déçues.Vive la jeunesse !Vive le peuple burkinabè !Vive le Burkina Faso !Je vous remercie.Lieutenant-Colonel Zida Yacouba Isaac (source Le Faso)
    Zida est le numéro deux des agents Franceàfric a flanquer dans une cellule avant qu'il n'utilise ses troupes contre le peuple !
    Il est urgent que le peuple désigne ses délégués révocables : c'est le processus naturel de toute révolution.
    Il serait temps que la petite bourgeoisie compradore qu'Amilcar appelait à se suicider sociologiquement retrouve le chemin du sankarisme et appelle à REconstruire les CDR de la révolution de 1983-1987



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    Jacob Tonde une des trente victimes de Blaise Compaoré
    pendant la Révolution Burkinabé du 30 octobre 2014
    par Yanick Toutain
     RevActu
     1/11/2014

    VENDREDI 31 OCTOBRE 2014

    Révolution Burkinabé du 30 octobre 2014 ! Compaoré DEGAGé ! Le peuple en insurrection !

    SAMEDI 1 NOVEMBRE 2014

    Des ignares, des imposteurs et des provocateurs tentent sur le murs Facebook africains de prétendre qu'il n'y aurait pas eu de révolution au Burkina Faso le 30 octobre 2014.
    Ce sont les mêmes qui refusaient de voir la Révolution Syrienne en 2012 et la Révolution Libyenne en 2011.
    Toute mobilisation populaire est, pour ces gens-là des manipulations occidentales. Il faudrait donc laisser tranquille la formoisie dictatoriale dégénérée des Kadhafi, des Assad et des Compaoré en paix/
    Mais ces révolutions ont fait des victimes.

    LES 23 VICTIMES DE LA PROTO-REVOLUTION BURKINABE DE 2011

     Le jeune Justin Zongo pendant la proto-révolution burkinabé de février-juin 2011 fut lui aussi la victime de cet Etat criminel.
    Rendons hommage aux 23 victimes de Blaise Compaoré en 2011 et à la trentaine de victimes tués ces derniers jours par son armée d'assassins.

    Une autre victime reconnue. Jacob Tonde, mort sur le champ de la révolte par balle, selon ses proches. #burkina

    LIRE AUSSI

    UNDI 25 AVRIL 2011

    Informations
    Date février-juin 2011
    Localisation Tout le Burkina Faso
    Caractéristiques
    Organisateurs Mouvement spontané des étudiants, soutenu par la population ;
    puis un Collectif contre la vie chère (CCVB)1, syndicats ANEB, UGEB, CEEB et autres syndicats et corps de métiers ;
    puis relais pris par les partis de l’opposition
    Participants étudiants, scolaires et catégories concernées
    Revendications Poursuites judiciaires pour la mort de Justin Zongo,
    puis Justice, Ordre, Justice sociale, Démocratie et départ de Blaise Compaoré
    Nombre de participants plusieurs dizaines de milliers
    Répression
    Arrestations 93 militaires arrêtés2
    Procès 300 militaires emprisonnés, plus de 600 radiés3
    Blessés plus de 150 blessés,
    viols4
    Morts 204 à 235,6

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    une missive à Valère Somé
    par Yanick Toutain
    RevActu
    1/11/2014

    Quand Blaise Compaoré était le bras droit de Thomas Sankara, en 1983 et pendant 4 ans, vous vous étiez son bras gauche. Pas militaire mais civil, leader étudiant marxiste-léniniste tiers-mondiste proto-égalitariste un des dirigeants de l'ULC-R. Vous avez rédigé un des textes les plus fondateurs de cette révolution burkinabé 1983-1987 : Le DOP , le discours d'orientation politique.
    Un texte qu'une baderne militaire comme l'imposteur Yacouba Isaac Zida serait totalement incapable d'écrire ou de prononcer !
    Vous avez vécu en exil, puis êtes revenu à Ouagadougou comme universitaire, anthropologue.
    J'ai tenté, dès que vous avez revendiqué la paternité du DOP, de dialoguer avec vous. En vain.
    Aujourd'hui, vous êtes au pied du mur : Ce que je vous demandais, "à froid" depuis des mois ; enseigner aux jeunes les CDR et le modèle alternatif d'humanocratie dont ont besoin  les Africains et toute l'humanité, vous devez l'enseigner dès demain, place de la Révolution. Là o^sont morts plus de 30 martyrs révolutionnaires.

    Votre rôle est HISTORIQUE Valére !
    Si, demain vous apparaissiez pour APPELER LE PEUPLE à former des COMITES DE BASE DE DEFENSE DE LA REVOLUTION et à désigner UN pour 25 des délégués révocables.... ce n'est pas seulement la FACE DU BF qui serait changée mais la face de TOUTE L'AFRIQUE et de toute la planète !
    C'EST LE SEUL MODELE HUMANOCRATIQUE !
    Vous pouvez encore plus peser sur l'histoire que par le DOP !!
    PRENEZ VOS RESPONSABILITES
    MAXIMISEZ VOTRE PRODUCTIVITE HISTORIQUE

    J'écrivais ceci cet après-midi
    "Les seuls qui peuvent prétendre s'appeler SANKARISTES aujourd'hui ils SONT EN TRAIN D'APPELER LE PEUPLE à CONSTRUIRE des COMITES DE DEFENSE DE LA REVOLUTION
    Chaque COMITE DE BASE doit désigner un DELEGUE DE BASE
    Les autres prétendus "sankaristes" ne sont que des farceurs donnant dans l'escroquerie intellectuelle !"


    S'ils sont 250 000 manifestants demain dimanche pour crier ZIDA DEGAGE ! IIls doivent former 10 000 groupes de 25 et choisir 10 000 délégués de base
    S'ils sont 1 million sur la place de la Révolution demain, ce sont 40 000 délégués de base qui doivent être désignés
    En se groupant par 25 ils choisiront 1600 délégués de conseil puis 64 délégués députés et donc 2 DELEGUES NATIONAUX !
    Pour un GOUVERNMENT DE 10 DELEGUES NATIONAUX IL FAUT QUE 4 MILLIONS de burkinabés désignent leurs délégués révocables !S'ils sont 250 000 manifestants demain dimanche pour crier ZIDA DEGAGE ! IIls doivent former 10 000 groupes de 25 et choisir 10 000 délégués de base
    S'ils sont 1 million sur la place de la Révolution demain, ce sont 40 000 délégués de base qui doivent être désignés
    En se groupant par 25 ils choisiront 1600 délégués de conseil puis 64 délégués députés et donc 2 DELEGUES NATIONAUX !
    Pour un GOUVERNMENT DE 10 DELEGUES NATIONAUX IL FAUT QUE 4 MILLIONS de burkinabés désignent leurs délégués révocables !

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    par Yanick Toutain
    RevActu
    2/11/2014


    "L’expérience des CDR fut hautement positive
     qu’il faudrait recommencer
     si l’occasion se présentait.
    Avec un meilleur encadrement
    au plan politique notamment !"
    interview d’Inoussa Ouedraogo,
    ancien militant CDR


    EN COURS DE REDACTION
    Au moment où il est urgent de désigner Valère Somé en tant que délégué national soutenu et contrôlé par 25 délégués députés, 625 délégués de conseils, 15625 délégués de base tous représentant 390 625 personnes..... au moment où un ancien jeune de la révolution sankariste devrait lui aussi être désigné comme tel, il faut précisément relire cette interview donnée en 2011 par Inoussa Ouedraogo.
    Il avait 19 ans en 1983 (quand Thomas Sankara en avait 33) et avait été activiste des CDR de l'époque.
    Il faut reconstruire de nouveaux CDR en commençant par des CDR de base, par groupes de 25 choisissant un délégué de base.
    En TROIS jours il serait possible que 4 millions de Burkinabés désignent 10 délégués nationaux pour un nouveau CNR !
    UN NOUVEAU CNR FORME DE 10 DELEGUES NATIONAUX REVOCABLES
    CHACUN RESPONSABLE DEVANT  25 DELEGUES DEPUTES REVOCABLE
    TELLE EST L'OBJECTIF POUR LES TROIS JOURS QUI VIENNENT

    Il faut désigner Inoussa Ouedraogo, Valère Somé et les autres membres des CDR comme délégués nationaux d'un CNR de la Révolution Burkinabé de 2014.... pour les CHASSER ENSUITE si des DELEGUES REVOCABLES PLUS REBELLES EMERGENT DEPUIS LA BASE PARMI LES JEUNES et SI LES ANCIENS DES CDR n'appliquaient pas les volontés du peuple

    LIRE AUSSI

    SAMEDI 1 NOVEMBRE 2014


    Lettre ouverte à Valère Somé : Appelez à la reformation de CDR (Comités de Défense de la Révolution) pour que le peuple burkinabé prenne le pouvoir


    une missive à Valère Somé
    par Yanick Toutain
    RevActu
    1/11/2014

    Quand Blaise Compaoré était le bras droit de Thomas Sankara, en 1983 et pendant 4 ans, vous vous étiez son bras gauche. Pas militaire mais civil, leader étudiant marxiste-léniniste tiers-mondiste proto-égalitariste un des dirigeants de l'ULC-R . Vous avez rédigé un des textes les plus fondateurs de cette révolution burkinabé 1983-1987 : Le DOP , le discours d'orientation politique.

    "L’expérience des CDR fut hautement positive qu’il faudrait recommencer si l’occasion se présentait. Avec un meilleur encadrement au plan politique notamment !" interview d’Inoussa Ouedraogo, ancien militant CDR

    Nous vous proposons ci-dessous une interview d’Inoussa Ouedraogo sur l’expérience des CDR. Approchant la cinquantaine, il continue à défendre l’éxpérience de la révolution. Mais il n’en garde pas moins un point de vue critique sur certaines insuffisances des CDR. Les interviews d’anciens militants de CDR de base sont rares. Celle-là nous éclaire un peu plus sur le rôle que jouait ces "structures du pouvoir populaire" et sur les contradictions qui les traversaient. On notera avec intérêt les récits de certains évènements historiques qui apportent des précisions précieuses et peu répandues jusqu’ici.


    Question : Vous aviez 19 ans en 1983. Comment êtes vous devenu militant, comment s’est faite votre formation politique ?


    Inoussa Ouedraogo
    Inoussa Ouedraogo : Je ne saurai vous dire comment je suis devenu militant. Je ne le sais pas moi-même. Ce que je sais c’est que je dois ma « formation politique » à un de nos professeurs en classe de 4ème en 1979-1980. Plus tard c’est avec un autre professeur en classe de 2nde en1982-1983 que les choses ont commencé à se préciser. J’ai découvert alors la LIPAD dont il était, me semble-t-il, membre. Est-ce l’un est la conséquence de l’autre et inversement ? Je ne sais pas. En tout cas c’est véritablement sous la RDP que ma « formation politique » a été renforcée. Je participais alors à tout ce qui était conférence dans les écoles ; avec d’autres camarades (y compris des professeurs) je participais à l’animation de veillées débats ; chaque mercredi, après le journal parlé de 20 heures, il y avait à la radio nationale une émission intitulée « les conférences de la radio » dont j’en raffolais. Dans le journal hebdomadaire qui s’appelait « carrefour africain », j’étais lecteur assidu des « pages idéologiques » de Paulin Babou Bamouni. Et puis, comme tous les militants, j’ai lu des ouvrages sur le marxisme léninisme. Pour les besoins de ma « formation », j’ai également côtoyé des membres du PCVR. J’ai cherché à comprendre avec eux pourquoi leur organisation, bien que se réclamant de la révolution, s’est mise en marge de la RDP.
    Il faut aller étudier ce cas étrange du PCRV.
    J'ai consacré de longues lignes à ce groupe pseudo révolutionnaire dans mon étude du DOP 83

    VENDREDI 13 MAI 2011


    Thomas Sankara et les classes sociales au Burkina Faso : une étude néo-marxiste et post-marxiste en rapport avec son discours d’orientation politique du 2 octobre 1983 (3/x

    par Yanick Toutain
    12 mai 2011

    « Il nous fallait prendre la tête des jacqueries
    qui s’annonçaient dans les campagnes affolées
    par l’avancée du désert,
    épuisées par la faim
    et la soif et délaissées.
    Il nous fallait donner un sens
    aux révoltes grondantes des masses
    urbaines désoeuvrées, frustrées et
    fatiguées de voir circuler les limousines
    des élites aliénées qui se succédaient
    à la tête de l’Etat et qui ne leur offraient
    rien d’autre que les fausses solutions
    pensées et conçues par les cerveaux des autres. 

    Il nous fallait donner une âme idéologique
    aux justes luttes de nos masses populaires
    mobilisées contre l’impérialisme monstrueux.
    A la révolte passagère, simple feu de paille,
    devait se substituer pour toujours
    la révolution,
    lutte éternelle contre la domination. »
    Thomas Sankara
    4 octobre 1984 discours de l'ONU

    .
    UNE REVOLUTION ANTI-ESCLAVOISISTE
    Contrairement à ce que des sectaires du type PCRV (Parti Communiste Révolutionnaire Voltaïque) affirment, la révolution initiée par Thomas Sankara ouvrit réellement une période de révolisation. Elle fut une authentique révolution anti-esclavoisiste. Une révolution contre la bourgeoisie esclavagiste française et mondiale.
    Comme le fut celle du 14 janvier 2011 en Tunisie.
    Il faut être totalement demeuré et borné en politique pour ne pas avoir compris que la victoire de CE coup d'Etat état une victoire du peuple – comme le fut tout autant la victoire des capitaines portugais de la base du MFA en 1974.(cf la vie de Salgeiro Maia dans le bellissime Capitaines d'Avril de Maria de Medeiros)
    (...)

    PORTUGAL 1974 - BURKINA 1983
    Au lieu que le peuple, par des manifestations de masse parvienne, de l'extérieur, à CASSER EN DEUX L'ARMEE COMPRADORE, c'est une AVANT-GARDE progressiste qui la CASSE à partir de l'intérieur.
    On peut même considérer que la révolution opérée par Thomas Sankara et celle opérée par les Capitaines d'Avril était allée plus LOIN que celle de février 1917 et celle de janvier 2011 : la cassure de l'armée était plus profonde.

    ANALYSE NEO-MARXISTE
    DES REVOLUTIONS DE MILITAIRES FORMOIS
    L'analyse de classe néo-marxiste donne un éclairage tout à fait lumineux sur cela : les formois les plus formés, les plus honnêtes, les plus lucides se sont retrouvés – par des circonstances très particulières – à l'intérieur de l'armée (soit en tant qu'appelés du contingent – proto formois que sont les étudiants ou petits formois commençant à peine de travailler, soit en tant que militaire professionnelle membre de la couche militaire de la formoisie bureaucratique) .
    Le néo-marxisme nous permet de comprendre que le statut particulier de ces formois en fait soit des arrivistes formois – plus arrivistes encore que les formois des autres bureaucraties (ce que deviendra rapidement l'assassin Compaoré et ses complices) – soit des formois progressistes comme le furent les formois qui ont créé l'aile gauche du POSDR russe (soit branche pro-Lénine -bolchéviks - soit branche pro-Trotsky – groupe interrayons menchéviks internationalistes).
    (...)

    LES SECTAIRES PCRV-PCOF
    ET LEUR BIBLE
    NI MARXISTE NI LENINISTE
    Mais, de prétendus partis révolutionnaires – qui ont le marxisme à la bouche comme les Témoins de Jéhovah ont la Bible à la main – viennent ressasser des livres qu'ils n'ont jamais pris le temps d'étudier, ni donc, encore, moins, de comprendre !
    Ils croient que le marxisme est une sorte de « Coran » dans lequel une sourate donne la parole révélée. Il suffit de trouver laquelle !
    Il suffit alors de lancer les fatwas contre les impies et de s'auto-proclamer (sans craindre le ridicule) « état-major de la classe ouvrière et du peuple » !
    Mais ces formois droitiers ne voient pas venir les révolutions quand ils en ont une devant leur nez. Mais, ces formois droitiers, quand il s'agit d'aller courir après les miettes du butins impérialistes, on en voit certains qui - l'âge venant - finissent par passer alliance avec les pires des gangsters politiques corrompus !
    Le PCRV est l'allié politique du PCOF. Seulement voilà, ce groupe d'idéologie formoise – ce PCOF - (qui veut donner PLUS aux diplômés qu'aux sans-diplômes tout en prétendant défendre le peuple) n'est qu'une agence de plus de l'impérialisme esclavagiste.
    (...)

    PCRV ET PCOF SE PRÉTENDAIENT LES « ÉTATS MAJORS DE LA CLASSE OUVRIERE ET DU PEUPLE EN HAUTE-VOLTA ET EN FRANCE » EN 2000 !


    Il faut lire les textes pour découvrir le sectarisme ahurissant de cette agence africaine du très formois PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France).
    Ce parti archéo-stalinien est parvenu à allier un cours sectaire triomphaliste délirant à un cours totalement opportuniste de ralliement aux stalino-fascistes du PCF et aux socialo-fascistes du PS français !

    L'ALLIE PCOF DU PCRV ETAIT
    ALLIE DES AMIS DE BEN ALI
    QUAND IL TIRAIT SUR SON PEUPLE 
    EN TUNISIE !
    Voilà ce que les deux alliés écrivaient en 2000 les mégalomanes qui se prenaient pour les états-majors en France ! Comme au Burkina-Faso !

    Question : Quelles étaient alors les organisations qui tentaient de mobiliser les élèves ?
    Inoussa Ouedraogo : Moi je n’ai connu que la LIPAD d’abord. Et plus tard je découvre en fait qu’il y avait le PAI derrière.
    Question : Avez-vous assisté aux discours de Sankara de l’époque quand il était premier ministre ?
    Inoussa Ouedraogo : Par hasard oui ! Je suis un enfant de Bilbalgho (secteur 2 de Ouaga), un quartier non loin de la place de la révolution où s’est tenu le meeting du CSP le 26 mars 1983. Alors donc, oui ! J’ai assisté à ce meeting.
    Ce meeting a fait l’effet d’un choc chez moi. Dans les cercles ML que je fréquentais, on nous chantait que le militaire est un analphabète politique, une brute épaisse qui ne sait que réprimer les populations. Mais là, j’ai vu un officier super cultivé et conscient politiquement. Un vrai leader ! Cela me rappelle ce que m’avait dit un ainé de la RDP, courant 1991, après une réunion du SEP du premier parti sankariste légalement constitué (le BSB) : « …Quand Thomas m’a appelé dans son gouvernement, je me suis dit : je serai le véritable patron de cette équipe, vu mon cursus (un doctorat en économie, souligné par moi) face ce soldat. Mais quelle ne fut ma surprise ! Il nous survolait tous ! J’ai beaucoup appris à ses côtés. »

    Ce sont de tels dirigeants qu'il faut envoyer au CNR ! Ni des badernes comme Zida le n°2 de la garde prétorienne de Compaoré ni les collabos électoralistes anti-sankaristes !

    Question : Etait-il déjà connu des jeunes avant de devenir premier ministre ?
    Inoussa Ouedraogo : Je l’ai connu (vu) quand il était, je crois, lieutenant lors d’un saut para à Ouaga où il était acclamé par les gens qui scandaient son nom. Des ainés du quartier disaient beaucoup de bien de Thomas Sankara. C’est l’un d’eux qui m’a amener voir cette séance de saut para. Les gens appréciaient cet officier pour la qualité de ses chutes. Politiquement, il n’était pas encore révélé, connu. Je le revois avec sa combinaison déchiré au dos ce jour là. C’est une image que je garde encore.
    Question : Sa démission en tant que secrétaire d’Etat à l’information a-t-elle été suivie par beaucoup de monde ? L’avez-vous su ?
    Inoussa Ouedraogo : Beaucoup de gens certainement ; mais moi non. Je n’ai pas suivi cet événement en son temps. Mais bien plus tard.
    Question : Comment avez-vous vécu les évènements de mai 1983. Pouvez-vous nous raconter comment vous avez vécu les manifestations au lendemain de l’arrestation de Sankara ? Comment ont-elles été organisées ?
    Inoussa Ouedraogo : Le 17 mai au matin, les rumeurs couraient à Ouaga (dans mon établissement) que le capitaine Sankara aurait été arrêté et enfermé. Les élèves qui en parlaient étaient visiblement mécontents. Le 20 mai, sans trop savoir qui était organisateur de quoi, spontanément un groupe d’élèves décident de se joindre à une marche en cour de préparation à partir du lycée Zinda de Ouaga. Ce groupe ira donc rejoindre leurs camarades au centre ville pour la manifestation qui a été réprimée par les forces de sécurité. Le lendemain 21 mai même chose. Dans la journée du 20 mai, juste après la manifestation, les tenants du nouveau régime ont tenté une manouvre d’intimidation, à l’endroit des jeunes manifestants, en passant par les parents d’élèves. La manœuvre fut vaine. Puisque le 21 mai, nous avions encore marché.
    Les jeunes manifestants qui recevaient discrètement les encouragements de certains éléments des corps habillés, étaient assez nombreux ; quelques milliers je puis affirmer, car seulement le lycée d’où est partie la manif comptait à l’époque environ 6 milles élèves.


    On remarque que, à cette époque, il n'y avait pas encore le réflexe de désigner des délégués de base UN pour 25
    6000 délégateurs cela devrait faire 120 délégués de base et 4 délégués de conseil


    Question : On dit que beaucoup de militants se rendaient à Po. Vous y êtes allé aussi ? Vous avez des amis qui s’y sont rendus ?
    Inoussa Ouedraogo : J’ai entendu dire que des camarades s’y rendaient en effet. Avec un ami de classe, nous avons tenté de rejoindre Pô, mais nous n’avons pas pu connaitre le circuit par lequel on pouvait contacter les camarades. Car ça n’était pas un voyage ordinaire sur la ville rebelle. Il ne suffisait pas de s’y rendre. L’ami en question s’est fait enrôler par la suite dans l’armée en 1985 en plein RDP.
    Question : Comment avez-vous vécu le 4 aout 1983 ?
    Inoussa Ouedraogo : J’étais allé rendre visite à un ami au secteur 9 de Ouaga ce jour là. Sans me douter de rien. A 20 heures, nous avons suivi le discours du chef de l’Etat Jean Baptiste Ouedraogo à l’occasion du 5 août, date anniversaire de l’indépendance de la HV. Quelques minutes plus tard, des coups de feu retentirent du centre ville. Puis un journaliste de la radio nationale annonce le capitaine Thomas Sankara qui devait faire la proclamation de la révolution démocratique et populaire. Spontanément, des gens sont descendus dans les rues pour manifester leur joie et leur adhésion. Malgré les communiqués demandant aux populations de rentrer chez elles, rien n’y fit. C’est alors que le couvre feu fut décrété et voilà le sauve qui peu. Arrivé à la maison, je trouvai mes parents à la porte (nous étions en zone non lotie) qui m’attendaient, inquiets. Un peu plus tard dans la nuit, des amis du quartier, connaissant mes opinions depuis toujours, sont venus me « réveiller » (je ne dormais pas en réalité), pour dirent-ils, me féliciter. Cette nuit là, je suis resté éveillé jusqu’au petit matin à écouter et réécouter la proclamation du CNR et ses communiqués.

    C'est une véritable révolution qui est initiée par cette formoisie militaire.
    Ces militaires là ce ne sont pas les sbires de Zida !!!


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    Question : Vous avez rejoint les CDR dès le lendemain du 4 aout, comment avez-vous vécu la naissance de ces CDR ?
    Inoussa Ouedraogo : Le lendemain du 4 août, un grand frère du quartier m’interpelle dans la rue et m’informe que nous devons mettre en place un bureau CDR. Il m’explique que cela nous permettrait d’avoir une formation militaire et des armes pour assurer la sécurité de notre zone non lotie. Je n’y comprenais pas encore grand-chose à cette histoire de CDR, mais je me disais que si cette affaire là était juste destiner à la sécurité du non loti, cela n’en valait pas du tout la peine. Car je ne me sentais pas en insécurité dans mon quartier.
    C’est surtout à l’école que j’ai véritablement milité dans le CDR. Là, non seulement, j’ai été désigné délégué de ma classe, mais aussi, j’ai été démocratiquement élu membre du bureau des élèves de mon établissement, délégué à la « formation politique et idéologique ». Cette « fonction », je l’ai constamment assumée, y compris en sous main, car il avait été décidé que les élèves en classes d’examen ne seraient plus membres des bureaux CDR des établissements.

    On voit que DES LE DEPART, ces REVOLUTIONNAIRES appellent à la construction de CDR !
    Par contre l'influence pernicieuse de la classe formoise se voit sur la question des examens ! Les diplômes, les néosankaristes les déchireront !!!


    SOURCE





    Question : La naissance des divergences entre le PAI et certains membres des CDR étaient-elles perceptibles ? Comment ça se passait à la base ?
    Inoussa Ouedraogo : De ma position, je ne voyais aucune divergence entre les deux cités. Jusqu’à l’éclatement qu’on a alors appelé « clarification ». Les problèmes à mon sens ont commencé à partir de là. Naquirent alors entre temps, des organisations dites marxistes, mais qui étaient en réalité d’un opportunisme écœurant.
    Question : Parlez nous des tâches courantes des CDR des élèves dans les lycées ?
    Inoussa Ouedraogo : En plus du rôle de représentation des camarades élèves, les CDR des scolaires étaient l’œil et l’oreille du CNR dans nos écoles. Dans mon école, nous avions un jardin potager tenu et entretenu par les camarades élèves eux-mêmes. Mais notre première préoccupation, c’était notre formation politique qui nous permettrait de mieux comprendre les directives du CNR. Nous étions des défenseurs acharnés de la RDP sans être des larbins, car il m’arrivait de refuser de suivre des consignes censées provenir de la hiérarchie. Par exemple, un beau jour, en plein cours, arriva un véhicule land-rover avec des porte-voix tout hurlant des slogans dans la cour de notre école. Naturellement tout le monde se rue dehors. Campagne de « sensibilisation » des CDR. Je n’étais d’accord avec cette façon de procéder et je l’ai dit à la délégation venue du secrétariat général des CDR et du BN des scolaires. Du coup j’ai refusé de prendre la parole à cette occasion. Il y a bien d’autres exemples comme ça où j’ai fait observer ma différence.
    Question : Qui animaient la formation politique ?
    Inoussa Ouedraogo : Des camarades de la Division Information et Animation du Secrétariat Général National des CDR.
    Question : Dans le film De Robin Shuffield, un témoin explique que les élèves demandaient à juger leur professeur. Avez-vous vécu ce genre d’évènement ?
    Inoussa Ouedraogo : J’ai suivi ce témoignage du camarade que je connais très bien. Lui était pionnier à l’époque. Je n’ai pas eu connaissance, ni directement, ni indirectement de ce genre d’événements, des élèves qui passent au TPR, un professeur. Par contre, il nous était donné de faire sanctionner des professeurs et des membres de l’administration de nos établissements qui à notre avis, « entravaient la marche radieuse de la RDP ». Cela a concerné surtout des deux principaux dirigeants de notre école (proviseur et censeur) qui étaient visiblement hostiles à ce que les élèves mènent des activités politiques. Des profs ont été également sanctionnés mais cela a été le fait du CDR de l’administration et des professeurs. Eux avaient leur CDR à part avec leur bureau Et nous l’avions fait en allant dénoncer auprès de qui de droit leurs agissements ouvertement contre révolutionnaires. Mais les juger nous-mêmes comme en TPR, non !
    Question : Est-ce que beaucoup d’élèves prenaient part aux activités ? Y a-t-il une certaine démobilisation dans le temps ? Quelles est votre explication ?
    Inoussa Ouedraogo : Ils y prenaient part. Massivement ! Mais il y en avait qui ne se sentaient pas concerner et n’y participaient. Ils n’étaient pas inquiétés pour autant.
    Jusqu’à ce que je quitte les rangs des CDR scolaires en juin 1986, je n’ai pas eu la perspicacité de voir ou constater une quelconque démobilisation…
    Question : Pourquoi avez-vous quitté ? Vous avez milité où après ? 
    Inoussa Ouedraogo : A partir de juin 1986, j’ai arrêté ma scolarité pour entrer dans la vie active muni d’un diplôme de comptable. Je ne pouvais donc plus militer parmi les CDR des élèves. Mais à un autre niveau, celui du CDR de service.
    Les débats faisaient plutôt rage au tour de la création ou non d’un parti d’avant-garde. Je n’appréciais pas du tout ce que je considérais comme de la précipitation petite bourgeoise que de vouloir aller au parti en ce moment là. La construction politique et idéologique des camarades n’était pas encore à point. Et donc je voyais d’un mauvais œil cette éventualité en ce moment là. Ce qui me paraissait curieux c’est que ce sont les groupuscules « marxiste léninistes » nouvellement créés bureaucratiquement sous la RDP qui poussaient à cette aventure.
    Question : Vous avez participé à l’ouverture d’un champ national des scolaires ? En quoi cela consistait-il ? Vous y alliez tous les combiens ? Les jeunes étaient-ils plutôt enthousiastes ou bien la plupart se croyaient-ils contraints d’y aller ?
    Inoussa Ouedraogo : Le champ national des scolaires de la Tapoa est une exploitation expérimentale de production agricole par les élèves. Un champ collectif des scolaires. Comme il y en avait pour les fonctionnaires, etc. Ces travaux champêtres participaient au formatage de l’homme, le citoyen nouveau dont rêvaient le CNR et la RDP. Chaque matin à 6 heures, rassemblement au carré d’armes, levée des couleurs au chant du Ditanyé ; travaux jusqu’à midi ; repos ensuite jusqu’au soir ; puis débats sur des thèmes précis pendant une bonne partie de la soirée, tous ensemble ou en sous groupes. Nous y avons passé environ deux semaines, avant d’être remplacés par une autre équipe.
    On a refusé du monde à l’ouverture du champ. Il n’y avait assez de moyens logistiques pour le transport des militants. A l’époque, il n’y avait que les camions militaires pour cela. Je n’ai pas connu de camarades se plaindre de contraintes. Au contraire c’est dans l’enthousiasme que cela se faisait. J’en connais qui ont versé des larmes parce que n’ayant pas désignés pour y participer.
    Question : A qui a été distribuée la récolte ?
    Inoussa Ouedraogo : Je n’ai aucune information à ce sujet.
    Question : Les militants du PAI, après leur retrait du CNR et ceux du PCRV ont été malmenés, vous les connaissiez ? Vous étiez d’accord ? Y a-t-il eu des épurations dans les CDR ?
    Inoussa Ouedraogo : Chez nous on dit coutumièrement que « la souris est voleuse certes, mais le soumbala aussi sent mauvais ». (Le soumbala est un arome local très prise par ce rongeur). Cela pour dire que les torts étaient assez partagés sur ce sujet me semble-t-il. Ce sont les luttes d’hégémonies des uns et des autres qui ont causé ce gâchis dans les rangs. Certainement qu’il y a eu des épurations, mais de ma position de militant de base dans le processus, il ne m’a été possible de connaitre des cas concrets, en dehors de ce que le monde a suivi ; je veux parler des sanctions révolutionnaires à l’encontre de certains camarades des structures que vous avez citées.
    Malheureusement, aujourd’hui encore, des camarades se réclamant tous du même idéal s’entredéchirent. Et ce, sans aucune raison politique et idéologique objectivement défendable.
    Question : Et dans votre quartier comment était organisé le CDR, quelles étaient ses activités ?
    Inoussa Ouedraogo : Les principales activités des CDR des quartiers (secteurs) étaient axées généralement sur les domaines socio économique et sécuritaire. Les débats politiques et idéologiques ont très souvent manqués d’encadrement conséquent. Seuls les secteurs où il y avait de fortes têtes menaient quelques débats dans ce sens. La plus part des « idéologues » avaient déserté les quartiers, les laissant ainsi à la merci de gens peu formés et préparés. Ils ont préféré le confort des débats entre gens sachant citer Marx, Engels, Lénine, etc. au dur labeur pédagogique d’éducation des masses...
    Question : Dans la préparation de l’entretien vous nous avez dit que ceux qui dirigeaient le CDR dans votre quartier étaient des opportunistes et n’étaient pas des révolutionnaires convaincus ? Que voulez-vous dire ?
    Inoussa Ouedraogo : Comme je le disais tantôt, dans mon quartier, les camarades n’étaient pas murs, pas outillés pour le travail révolutionnaire. Et ceux qui l’étaient ont abdiqué de leurs responsabilités. La nature ayant horreur du vide, des opportunistes et des non révolutionnaires l’ont comblé. Voyez par exemple, le délégué général de mon quartier, le « camarade délégué » était frère du chef (féodal) de ce coin. Je ne dis pas qu’un frère ou fils de chef ne peut pas être révolutionnaire. Non ! Mais il lui faut une préparation conséquente. Ce qui n’était pas le cas chez notre premier CDR du quartier.
    Question : Quels étaient les recours des militants sincères dans ce cas ?
    Inoussa Ouedraogo : Aucun ! En tout cas je n’en voyais pas. Nous étions si ,jeunes à l’époque pour prétendre montrer le chemin à des ainés qui pouvaient aller voir tel ou tel autre haut cadre du secrétariat général national des CDR. Et le camarade président avait prévenu que le secrétariat général national des CDR n’était pas une base de sapeurs pompiers. Les divergences entre camarades doivent être régler dans leurs structures respectives.
    Question : Comment s’organisaient les liens entre le secrétariat général des CDR et les CDR des élèves ou des quartiers ?
    Inoussa Ouedraogo : Il y avait une division chargée de ces questions avec la base. Les scolaires avaient un bureau national qui les représentait là bas. Même chose pour les CDR géographiques (ceux des secteurs, quartiers).
    Question : Sankara a plusieurs fois fait des critiques très sévères des CDR, quelles ont été les réactions dans les CDR de base ?
    Inoussa Ouedraogo : Les camarades les plus « éclairés » ne comprenaient pas toujours les positions du PF. Ils estimaient que le camarade président était sévère avec les militants dans ses critiques. C’étaient eux les CDR-brouettes que dénonçait le camarade président. C’est lors d’une discussion en dehors des structures sur ces sujets que j’ai entendu pour la première fois le terme « sankariste » dont on me reprochait. « Toi tu aimes trop Sankara ; tu es un sankariste » m’avait-on dit. Mais à l’époque bien sûr, ça n’avait aucun sens pour moi que d’être sankariste.
    Question : Vous avez suivi une formation militaire ? Quels souvenirs en gardez-vous ?
    Inoussa Ouedraogo : J’ai suivi deux fois la formation militaire. Quand j’étais encore élève, en 1984, et puis dans la vie active, en 1987. La grande trahison du 15 octobre m’a trouvé sous le drapeau. Des souvenirs inoubliables, j’en garde.
    Un souvenir… en voilà un : les bidasses sont réputés, à tort ou à raison, être des gros dragueurs. Alors lors des formations militaires, ils n’hésitaient pas à faire "des prélèvements", intempestifs, dans la gente féminine. Ce qui n’a pas toujours été du gout des conscrits. Et comme partout, il y a des récalcitrantes. Alors, un jour un des chefs chargé des manœuvres décide de passer lui-même à l’action. Echec ! Il décide donc de punir la récalcitrante. Raser sa tête en pleine nuit. Pendant que les « lacrous » (recrues) étaient sous les tentes, aux environs de 22 heures, un des délégués des éléments en formation sort faire un tour à l’intérieur du camp. Au milieu du carré d’armes, il sent une ombre au garde à vous et des bruits de sanglots. Il avance en demandant « qui est-ce » ? Pas de réponse ! Il s’approche et découvre une camarade, là, attendant que le chef vienne raser son crane pour « insubordination ». Elle raconte son histoire. Alors le délégué lui ordonne d’aller se coucher et lui, prend sa place et attend. Sous une fine pluie. Quelques minutes plus tard, voilà notre chef pataugeant méchamment dans les flaques en murmurant des menaces bien audibles. Il tenait des tessons de bouteilles qu’il frottait entre eux pour certainement faire voir sa détermination par l’ »insoumise ». Quelle ne fut sa surprise de constater qu’elle avait fait une mutation complète, devenant ainsi une autre personne. Il pose la question quand il eu reconnu son hôte inattendu : « que fais-tu là camarade délégué » ? Chef c’est vous qui m’avez ordonné de rester là pour que… répond-il, dans son garde-à-vous. Confus, le chef trouva un compromis avec le délégué et l’affaire fut classée. Non seulement à partir de là, les camarades militantes eurent la paix, finis les harcèlements, mais aussi le délégué en question fut l’objet de tous les égares de la part des instructeurs.
    Question : Certains CDR sont-ils effectivement partis au front lors de la guerre contre le Mali ?
    Inoussa Ouedraogo : Affirmatif ! Les CDR étaient sur tous les fronts, y compris celui de la « guerre de noël ».
    Question : Vous avez en 1985 passé un mois de stage en Libye, En quoi consistait le stage ? Quels souvenirs en gardez-vous ? Quelles images avaient les Libyens de la révolution au Burkina ?
    Inoussa Ouedraogo : Les libyens avaient une grande admiration pour la révolution Burkinabé et pour son chef Thomas Sankara. Lorsque nous y étions en juillet-août 1985, juste après notre retour du champ collectif de la Tapoa, le nom de Sankara était sur toutes les lèvres à Tripoli particulièrement. Nous n’y étions pas pour un stage (c’est un bien gros mot) mais pour plutôt une mission militante d’échanges sur des questions politiques et idéologiques. Nous y avons passé 4 semaines à discuter du livre vert et du DOP. Nous y avons rencontré des militants de mouvements révolutionnaires de pays comme le Salvador et le Honduras. Mais aussi de Côte d’Ivoire. Ceux de Côte d’Ivoire avaient chacun une identité Burkinabè, carte d’identité à l’appui. Ils nous ont devancés en Libye, car eux ont subi une formation militaire. Quand après notre séjour qui n’a pas été que joyeux, nous reprenions l’avion pour Ouaga, il y avait à son bord, nos amis et frères Ivoiriens dont le chef se nommait … Alain Kaboré.
    Arrivé à Ouaga, nous avons été reçus, comme au départ, par un haut responsable du secrétariat général des CDR, qui a fait remarquer que nous étions plus nombreux qu’il ne le pensait. Et il voyait des têtes qui lui étaient inconnues, qu’il voyait pour la première fois. Après avoir reçu des informations sur le pourquoi de cela, il est entré en contact talkie walkie (il n’y avait pas de téléphone cellulaire à l’époque) avec le camarade président qui aurait dit qu’il n’était pas au courant de cette affaire. Mais d’après ce haut responsable, c’est Blaise qui les aurait fait partir en Libye en vu de préparer une révolution en Côte d’Ivoire. Pour ne pas avoir des problèmes avec le Vieux (Houphouët Boigny), Sankara aurait ordonné de faire enfermer ces apprentis rebelles au camp CRS à Gounghin en attendant qu’il voit clair dans cette affaire.
    Question : Plusieurs centaines de jeunes sont partis en formation à Cuba vous étiez au courant alors ? Si oui comment s’est déroulée la sélection ? Vous en connaissez qui sont partis ? Quels échos en avez-vous ?
    Inoussa Ouedraogo : Oui ! Tout le monde était au courant de ça ici. Seuls des orphelins de père et de mère étaient concernés, car ils constituaient, selon le ministère « de l’essor familial et de la solidarité révolutionnaire », des « cas sociaux ». Comment s’est déroulée concrètement leur sélection, je n’en sais rien. Ils étaient je crois 600 enfants à l’Île de la Jeunesse à Cuba pour leur formation. Entièrement à la charge de l’Etat Cubain. J’en connais qui évoluent aujourd’hui dans des domaines comme la santé, l’environnement, etc.
    Question : Avez-vous croisé au Burkina des étrangers dans vos activités, cubains, libyens autres ?
    Inoussa Ouedraogo : Non jamais !
    Question : En 1987, la lutte s’est exacerbée entre les CDR et les syndicats, vous vous en êtes rendu compte ? D’où venaient les directives ?
    Inoussa Ouedraogo : A partir d’avril 1987, je venais d’entrer dans la vie active au ministère chargé de l’agriculture et naturellement, j’ai milité au SYNAGRI, le syndicat des agents de l’agriculture. Affecté à Koudougou, trois mois après mon arrivée, je fus porté à la tête de la section locale du syndicat. Alors qu’il y avait une revendication indemnitaire des travailleurs, une AG fut convoquée à ce sujet. Le directeur de l’époque allié au bureau CDR du service fit venir des membres du PRP pour y assister. Et c’est les responsables CDR qui de fait, dirigeaient l’AG syndicale des travailleurs. Cette petite histoire pour dire que le zèle excessif de certains CDR a nuit véritablement aux bonnes relations qui devraient exister entre les syndicats et les CDR d’un même service.
    A ma connaissance il n’y avait pas de directives officielles. Moi j’étais militant CDR, mais j’étais en phase avec mon syndicat, mais en difficulté avec des responsables CDR de la province du Bulkiemde. Je fus taxé à l’époque d’anarcho-syndicaliste. Moi anarcho-syndicaliste ? Inimaginable ! Je me suis toujours refusé de croire que les CDR recevaient des ordres officiels venant d’en haut.
    Question : Avez-vous senti dans les CDR que vous fréquentiez que certains manœuvraient déjà contre Sankara ? Vous saviez qui étaient à l’UCB ? Les gens s’en déclaraient ? Vous-même étiez vous critique par rapport aux évolutions que voulaient Sankara ? Par rapport à ceux qui le trouvaient réformistes ?
    Inoussa Ouedraogo : Moi non, je n’ai rien senti du tout car j’étais assez loin de ces débats là. Par contre j’étais opposé aux sanctions pour sanctions. En quoi est-ce que exclure un élève de son école pour cause de distribution avérée de tracts grandissait la révolution ? Moi je me suis toujours élevé contre ces choses là, mais j’étais minorisé. En réalité, ces débats ne se sont pas posés au sein des structures CDR. Mais plutôt dans les organisations membres du CNR. Les querelles de leadership entre elles.
    Je trouvais la démarche du camarade président conforme à l’étape de notre de notre lutte, la RDP. « La révolution va tantôt à gauche, tantôt à droite, mais toujours dans le sens des intérêts de notre peuple » disait-il. Dès lors que l’étape de lutte a été définie et acceptée, tout est clair désormais. D’où viennent alors les accusations de réformisme et de déviation droitière ? Le complot était en marche, voilà tout…
    Question : Avez-vous sentir venir le 15 octobre ?
    Inoussa Ouedraogo : Non !
    Question : Comment l’avez-vous vécu ?
    Inoussa Ouedraogo : Je me refusais de croire que la RDP soit assassinée avec son chef. Je me refusais de croire que le camarade président soit mort. Cependant ma préoccupation, c’était plus le processus révolutionnaire lui-même. Je me disais donc que si le sacrifice de Sankara pouvait permettre à la révolution de continuer jusqu’à son terme, pourquoi pas ? Mais j’ai vite déchanté et j’ai compris que s’en était fini de la révolution vu les soutiens apportés au nouveau régime par Houphouët Boigny de Côte d’Ivoire et Gnassingbé Eyadema du Togo. Ce dernier a même été l’invité d’honneur aux festivités du 4 août 1988 à Ouaga.
    Par ailleurs, j’ai reçu deux alertes venant de l’étranger à propos du soutien que le Burkina apportait aux mouvements de libération nationale ; des alertes qui me prouvaient que la révolution avait pris fin avec l’assassinat du camarade président. Alors que la RDP était sur la « ligne de front » quand au soutien à la RASD de Mohamed Abdoul Aziz et à la Nouvelle Calédonie de Jean Marie Tchibaou, le régime issu du 15 octobre choisit de s’abstenir lors de votes à l’ONU sur ces sujets. Je me suis dit, ce n’est pas normal, il y a du pas clair dans l’affaire.
    Question : Quels étaient les réactions parmi les militants CDR que vous connaissiez ? A la permanence ? Parmi les élèves ou les étudiants ?
    Inoussa Ouedraogo : C’était la consternation parmi les CDR. La peur aussi. Mais les militants étaient dans l’attente de mots d’ordres qui ne sont jamais venus. Le coup de ce côté là était franchement inattendu des CDR de base. Nous étions plutôt préparés à l’éventualité d’un complot extérieur avec des éléments réactionnaires connus. Mais tel que ça s’est passé… non ! Difficile de réagir dans de telles conditions. Le coup étant venu de là où le militant de base s’y attendait le moins. Seuls des militants d’un certains niveau ont senti venir, car eux étaient dans ou proches des organisations membres du CNR.
    Question : Avec le recul, que retenez-vous de la révolution ? Qu’avez-vous appris ?
    Inoussa Ouedraogo : Il faut la refaire, la révolution. Absolument ! C’est la meilleure chose qui puisse arrivée à notre pays.
    Question : Que sont devenus les militants les plus actifs que vous avez côtoyés alors ?
    Inoussa Ouedraogo : Les uns sont devenus membres des structures du régime ; les autres ont disparu dans l’inaction.
    Question : Au bout compte et avec le recul, l’expérience des CDR vous parait-elle positive ?
    Inoussa Ouedraogo : Oui bien sûr ! Mais débarrassées de ses excès. Le camarade président lui même l’a dit "...rien de ce qui a été fait ne l’a été que grâce à la participation des CDR...". Une autre fois à la question "Si la révolution était à refaire vous la referiez" il avait répondu : "Nous la referions encore plus belle et plus propre".
    En termes de partage du pouvoir, de démocratie à la base, de responsabilisation effective des masses, etc., ce fut expérience hautement positive qu’il faudrait recommencer si l’occasion se présentait. Avec un meilleur encadrement au plan politique notamment. Parce que, tout comme le militaire, un CDR sans formation politique et idéologique conséquente, est une brute qui ne connait rien d’autre que le langage de la force. Avec un tel encadrement, l’infiltration des opportunistes de tout bord, comme on l’a connue sous la RDP, serait amoindrie.
    Question : Aujourd’hui vous vous définissez comme sankariste ? Qu’est ce que vous mettez derrière cette définition ?
    Inoussa Ouedraogo : Est Sankariste tout camarade qui s’en réclame pourrais-je dire, mais cela ne suffit pas. Il faut en plus essayer de vivre à l’image du grand homme. Sur tous les plans. Il faut être intègre, sobre en tout et aimer par-dessus tout, son peuple. Mettre toujours en avant les intérêts de celui-ci. Ne jamais se considérer comme le nombril de son entourage. Donc être modeste et sage.
    Je ne suis pas d’accord avec ceux qui affirment que le camarade président n’a pas laissé d’écrit sur sa pensée. Que fait-on donc de tous ses discours et interviews ? Dans ceux-ci, il a défini sa pensée au plan économique (consommons ce que nous produisons ; non à l’aide liée et à la dette) ; au plan social (le grain de pauvre ne doit plus nourrir la vache du riche), au plan culturel (la valorisation de nos langues nationales, le port du Faso Dan Fani) ; au plan politique (non à la Françafrique, non à l’ingérence des puissances impérialistes dans nos affaires intérieures), etc. En plus, il a mis en pratique cette théorie. Il n’est pas resté dans la théorie asséchante, stérile et improductive
    Propos recueillis par courrier électronique en décembre 2011

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    Compaoré et Kadhafi assassins de Thomas
     Sankara leader du CNR de 1987
    par Yanick Toutain
    RevActu
    4/11/2014

    Les révolutionnaires, les résistants anti-Franceàfric s'en doutaient. Mais c'est Jeune Afrique qui donne l'information : c'est un hélicoptère de l'armée française qui est allée chercher le tyran criminel en fuite qui tentait d'échapper à la colère de son peuple.
    L'assassin a été protégé par ses donneurs d'ordre.
    Un hélicoptère français, probablement des forces spéciales basées à Ouagadougou, est envoyé sur les lieux, a appris Jeune Afrique de sources diplomatiques concordantes. L'appareil exfiltre Blaise Compaoré et quelques proches, tandis que la majeure partie des membres du convoi est laissée sur place pour des raisons logistiques, avant de se diriger nuitamment vers le Bénin.L'ancien président est ainsi héliporté vers Fada N'Gourma, à une centaine de kilomètres dans l'est du Burkina. Là, une piste d'atterrissage a permis à un avion français venu de Côte d'Ivoire de se poser. Le groupe embarque à son bord et décolle en direction de Yamoussoukro, où il arrivera en fin d'après-midi.

    Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Crise au Burkina | Exclusif. Burkina : comment la France a exfiltré Blaise Compaoré | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique Follow us: @jeune_afrique on Twitter | jeuneafrique1 on Facebook
    Hollande avait donc menti une fois de plus !
    "Cette évacuation, nous ne l’avons pas faite nous-mêmes, mais nous avons fait en sorte qu’elle puisse se faire sans drame", avait-il seulement expliqué.
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    Celui qui avait été mis en place par Jacques Foccart en construisant un complot qui mélait Houphouet Boigny, Kadhafi, et Charles Taylor était le chef esclavagiste de la région.
    Pour le compte de la Franceàfric
    Protecteur des criminels qui avaient attaqué le Mali en janvier 2012, Compaoré avait hébergé le MNLA et Iyad Ag Ghali qui logeait à Ouagadougou quand les militaires français faisaient semblant de le chercher dans le nord Mali
    Compaoré fut l'agent de la Franceàfric pour pourrir la Côte d'Ivoire.
    C'est lui qui tenait les ficelles de IB et du commando invisible, de Soro et Ouattara, de toutes les agressions contre la CIV depuis 2002 !
    C'est à 50 kilomètres de la capitale que le parrain Hollande de la mafia esclavagiste envoya chercher son mercenaire local
    Blaise Compaoré quitte le palais de Kosyam vers midi, le vendredi 31 octobre. Déjà en contact avec les autorités françaises, il prend la direction de Pô, dans un convoi de 28 véhicules civils, sous escorte militaire. Il n'aura cependant jamais le temps d'atteindre son fief du sud.
    Averti que la population l'y attend, le convoi est arrêté dans la région de Manga et de Nobéré à environ cinquante kilomètres au nord de Pô.

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    LA veille de son départ du pouvoir, ils n'étaient plus que 75 à retweeter les messages du tyran.
    De qoi réunir seulement 3 CDR de 25 personnes.
    Et seulement 12 à indiquer ce tweet dans leurs préférés !
    Mais ils n'étaient que 12 à mettre son tweet en favori. n'avait mm pas les 25 nécessaires pour un

    Il faudra donc une révolution anti-esclavagiste en France même pour que cesse cette protection scandaleuse apportée à l'assassin de Thomas Sankara !
    Cela ne saurait tarder !



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    Smockey Bambara écrivait ces insultes ce soir sur le mur Facebook de Zinaba Rasmane"Il ya des moments où l'inactivité des cerveaux est plus judicieuse que l'activité de certaines cervelles. C'est moi qui ai prononcé le mot "deal" et je l'assume, mais sachez que ce mot n'a pas la même signification en anglais...maintenant quand aux imbéciles qui se réclament de l'héritage de thomas sankara et qui en sont indignes au regard de leurs gesticulations amères je fais confiance au temps pour révéler le côté hideux de leur vraie nature"... source: Facebook 5/11/14 19h52

    un article sur Serge Smockey Bambara,
     iunnovois compradore allié politique de l'assassin Zida

    par Yanick Toutain
    RevActu 5/11/14
    EXTRAITS D'UN ARTICLE ECRIT LE 1 JUIN 2014:

    "Ce genre de baratin est du vent ! 
    C'est aujourd'hui qu'il est possible de DEGAGER Compaoré !
    Au jorud'hui qu'il est possible de construire un gouvernement révocable !
    (...)

    LES TROIS PRIORITES DE THOMAS SANKARA : PAYSANS PAUVRES, JEUNES ET FEMMES

    Ce n'est pas avec la petite bourgeoisie intellectuelle qu'il faut s'allier.
    C'est avec le SOCLE DE L'AFRIQUE, le paysan pauvre qu'il faut organiser la chute du tyran"


    Les citations ci-dessus proviennent de mon article du 1 juin sur RevActu


    DIMANCHE 1 JUIN 2014


    Burkina Faso: L'opposition « Non au référendum » occupe un stade de 35 000 places ! Mais ne désigne par 1400 délégués de base pour Compaoré DÉGAGE

    par Yanick Toutain
    « En tant que petits bourgeois,
    ils pensaient que la révolution
    était venue pour balayer
    les classes réactionnaires
    et les bourgeois
    pour les installer, eux. »
    (Thomas Sankara 1985)


    Pour chasser l'assassin de Sankara, pour chasser Blaise Compaoré, il était possible, samedi 31 mai, de former 1400 CDR !
    Les CDR étaient le principal outil que le plus grand des Africains avait légué au peuple du Burkina Faso : des Comités de Défense de la Révolution – inspirés de l'héritage guévariste.
    Mais l'opposition ne l'avait pas fait !

    La colère monte chez les partisans du Balai propre

    Issaka Nacanabo sauf que la révolution a déjas été volée et vendue à Zida.voilà qu'à peine 48h de pouvoir il fait tirer sur des manifestants.pire,il favorise la fuite des leaders responsables de nos malheurs. le balai ne serait pas candidat mais soutiendrait x ou y,c'est pas loin d'un parti politique ça.et si cette personnalité échouait?Ne trouvez-vous pas que vous serez comptable? Hier, à 19:28

    SERGE SMOCKEY BAMBARA
    UN INNOVOIS COMPRADORE INSULTANT
    ET UN ALLIE POLITIQUE DE L'ASSASSIN ZIDA

    Smockey Bambara n'a pas daigné répondre à mon message privé de lundi.
    Je lui écrivais "gentiment" le lendemain de l'assassinat d'un révolutionnaire par son nouvel ami l'assassin Zida
    Au lieu de cela, Smockey vient sur Facebook insulter Julie Amadis.(er, me visant évidemment sans le dire ouvernement et en menaçant des mêmes insultes ceux qui tiennent des balais propres et pas des balais à chiottes pro Zida
    (Il est à noter que Julie Amadis était ainsi insultée au moment même où la censure Franceàfric du Nouvel Obs venait d'effacer purement et simplement son article sur Rémi Fraisse.
    Ce n'est pas tout à fait un hasard !
    Copie du mur de l'ami facebook de Julie Amadis Zinaba Rasmane
    Après avoir lancé le débat ZInaba Rasmane était à nouveau intervenu dans la longue file des commentaires
    LE PEUPLE A FAIT LE CHANGEMENT, les opportunistes apparaissent
    malheur aux partis politiques d'opposition qui veulent se sucrer sur le dos du peuple
    malheur aux syndicats vereux anciens collabos du pouvoir COMPAORÉ
    Malheur à tous les opportunistes traites de mon peuple qui usent du nom du mouvement Le Balai Citoyen pour assouvir leurs sales besognes politiciennes
    A tous ces malheureux gens, vous faites pitié, vous faites honte, vous faites vomir.
    NOTRE PEUPLE RESTE VIGILANT ET CONTINUE DE LE RESTER
    NOTRE NOMBRE EST NOTRE FORCE


  • Zinaba RasmaneDe tout ce que j'ai lu dans les commentaires je ne comprends pas pourquoi on veut faire avaler la pillule aux gens. Nous ne soutenons ni un militaire, ni un parti d'opposition encore moins un parti clandestin, nous sommes avec le peuple qui s'est sacrifié et continue de le faire pour les acquis de la lutte soient preservés. Si ce message est compris c'est que tu es ami avec le peuple sinon tu es un opportuniste
  • Davy L'intègreLes gens vont comprendre eux même qu'on doit suivre des étapes et ne pas tout vouloir en même temps..Nous sommes avec le peuple et non manipulé par l'opposition ni l'armée..Le but c'est le bonheur du peuple et non la division..L'UA vient intervenir a...Voir plus
  • Badess FasoJe cri au respect de ma constitution. Le pouvoir au peuple
  • Mohamed GameneRien a ajouter camarade Zinaba Rasmane tu a tous dis.ne repond plus
  • Assetou Pizongokan j pense k ces le balai citoyen ki a conscientisé bon nombre d la jeuness et on l'accuse ojordui je n sai vrèma plu c qu nou peupl voulons mintena,Dieu tende sa main sur l'avenir du Burkina
  • Zinaba RasmaneMohamed Gamene c'est le dernier commentaire que je fais à ce sujet que tous les troubleurs de l'ordre public arrivent pour se féliciter de la cacophonie créée ce matin,
  • Zinaba RasmaneAssetou Pizongo ne dis plus mot seuls les hommes dignes reconnaitront le travail des structures qui ont mouillé le maillot et continuent de le faire sans attendre des postes ou des proclamations
  • Ismael Nignanun militaire patriote est garant de la sécurité basede toutes les libertés.....SÉCURITÉ ET PAIX POURUN DÉBAT SEREIN ET NE PAS REFUSER LACANDIDATURE D UN MILITAIRE AU ELECTION CITRANSPARENCE...ILS SONT DES CITOYENS AVECLES MEMES DEVOIR ET DROITS QUE TOUT AUTRES
  • Francis YaméogoJ'ai une colere de ouf !!!! quand jentend les accusation contre le balaie citiyen. mais je comprends que ce sont les anciens militants de Blaise qui s'adonneent a cela. Ils croquerons la poussiere.
  • Blain Richard AnougbaLala gbai est mieux bien parler merci
  • Denis SebegoBien dit camarade merci, la partie ou la mor nous vaincrons .
  • Nabi Noraogo Paulils sont promis à la poubelle de l'histoire
  • Cyrille Ghislain TohouenouChers camarades amis jeunes du FASO, je vous soutiens mais je tiens à vous dire qu'il faut vous aussi que vous vous organisez pour réclamer la victoire dans l'unité en prenant siège à la table de discussion pour l'avenir du pays. ce n'est pas tous les ...Voir plus
  • Amilcar Francky Cabralquel est reellement la position du Balai Citoyen aujourd'hui?? Zinaba Rasmane
  • Cyrille Ghislain TohouenouOUI Zinaba Rasmane c'est une vraie question ne rendez pas la victoire du peuple aux mêmes personnes
  • Julie AmadisCousin le traitre Smockey Bambara vous lui dites quoi quand il se vante d'avoir "fait un deal" avec l'assassin Zida ?
  • Jean Philippe Lloyd Brioles traitres ne se cachent pas ils se fondent dans la masse pour profiter des opportunités. L'avantage est qu'ils sont connus et reconnus, leurs œuvres s'affichent au grand jour. Demeurez ferme et vigilant.
  • Mokuse FereGola Hleymdr honte est mieux que ce que je pense de cette persinne qui se voit tres intelligente que le peuple burkinabé
  • Julie Amadis@Kouama Miguel Chapeau au Balai Citoyen!
    Au lieu de construire un CNR, au lieu d'appeler le peuple à faire des CDR comme le leur répète Yanick Toutain depuis février 2011, ils ont fait un campagne sur la constitution..... et voilà maintenant qu'ils "ONT FAIT UN DEAL" avec ZIDA....
    C'est une TRAITRISE
  • Julie AmadisPour les cousins qui cherchent des solutions et qui ne crachent pas sur le véritable héritage de Thomas Sankara et de la révolution du 4 aout 1983, allez donc lire mon article
    http://institproentraideantiviolencesaenfantsantifranceaf...
    EXTRAIT

    Non à la confiscation de notre victoire, vive le peuple ! »
    « Zida dégage », « Zida c'est Juda

    Les manifestants scandaient des mots d'ordre anti Zida. Les pancartes disaient la volonté du peuple d'être réellement représenté.

    "Sur les panneaux brandis par les manifestants, on pouvait lire « Non à la confiscation de notre victoire, vive le peuple ! », ou « Zida dégage », « Zida c'est Judas », en référence au lieutenant-colonel, désigné par l'armée comme chef du régime de transition." (source Le Monde)

    IL FAUT DES COMITÉS DE DÉFENSE DE LA RÉVOLUTION (CDR)

    Le fait que ces partis de l'opposition n'appellent pas la population à désigner des délégués révocables dans le pays de Thomas Sankara, le plus grand des révolutionnaires africains, celui qui a mis en place les CDR (Comité de Défense de la Révolution) les démasque comme des partis traitres. Appeler à des élections dans une Afrique qui n'a vu que des élections truquées par les impérialistes n'a aucun sens !

    Les CDR, ces comités où des délégués de base qui viennent du peuple permettraient aux pauvres d'être représentés, au pauvres de s'exprimer !!!!


    institproentraideantiviolencesaenfantsantifranceafric.blogs.nouvelobs.com
  • Julie AmadisMerci cousin Amilcar Francky Cabral
    Mon camarade Yanick Toutain est constamment à citer Amilcar Cabral qui voulait que se suicide la PETITE BOURGEOISIE INTELLECTUELLE
    https://www.google.fr/search...


    Cette proto formoisie est alliée avec le rappeur traitre du Balai pour "FAIRE UN DEAL" avec l'assassin Zida !

  • Mady SinonZinaba laisse les gens s'agités comme des hiboux aux yeux gluants
  • Zinaba RasmaneLaissons parler les gens les faits nous donneront raison tout simplement comme le dit le grand frère Mady Sinon
    5 h· J’aime· 2
  • Doul Bassejuly la fait rire hein
  • Smockey BambaraIl ya des moments où l'inactivité des cerveaux est plus judicieuse que l'activité de certaines cervelles. C'est moi qui ai prononcé le mot "deal" et je l'assume, mais sachez que ce mot n'a pas la même signification en anglais...maintenant quand aux imbéciles qui se réclament de l'héritage de thomas sankara et qui en sont indignes au regard de leurs gesticulations amères je fais confiance au temps pour révéler le côté hideux de leur vraie nature...
    3 h· J’aime· 1
  • Doul Bassemerci smock
  • Bayandira Sourabiésvp pas d'injures.communiquez surtout.les camarades viglants ont compris votre position.restons soude.le combat continue
  • Julie AmadisSmockey Bambara insulte Yanick Toutain sans le nommer
    Il ne répond pas à son message privé, ses partisans censurent Yanick Toutain sur des murs anti Compaoré dont des admins sont proches des Francefric français Front de Gauche
    Yanick Toutain milite con
    tre la Franceàfric depuis 41 ans
    Ces bandits n'ont cessé de le persécuter tout au long de sa vie.
    Quant à moi pour l'avoir aidé j'ai été condamnée à payer 31 000 euros 20 millions de F CFA pour 1 article de soutien aux résistants ivoiriens de 2010
    Le premier juin dernier Yanick Toutain reprochait au Balai de continuer à parler de 2015 sans appeler le peuple à former des CDR en désignant des délégués.
    http://revolisationactu.blogspot.fr/.../lopposition-non...
  • Julie AmadisVoilà ce que Yanick TOutain écrivait dans son article LE PREMIER JUIN 2014, IL Y A 5 MOIS
    ++++++
    1400 CDR AU STADE DU 4 AOÛT 83

    Telle aurait pu être la solution pour sortir le Burkina Faso de la crise, de la boue sanguinaire dans lequel plonge le pays Blaise Compaoré !
    Rassembler 35 000 personnes sans les appeler à former 1400 groupes de 25 personnes est une absurdité formoise sans nom !
    1400 DÉLÉGUÉS DE BASE
    Rassembler 35000 personnes sans leur demander de désigner 1400 délégués de base pour les représenter est une absurdité.
    Imaginez 35 000 personnes dans les tribunes.
    Au centre, sur la pelouse, ils sont (ils auraient été!) 1400 à s'y rendre....
    Et à se grouper eux-mêmes par 25...
    56 CONSEILS DE DÉLÉGUÉS = 56 DÉLÉGUÉS DE CONSEIL
    1400 délégués de base auraient pu former 56 groupes de délégués de base sur la pelouse du stade du 4 août.
    En effet les 1400 délégués de base désignés par le peuple des tribune auraient pu former 56 conseils sur la pelouse qui auraient pu désigner 56 délégués de conseil.
    2 DÉLÉGUÉS DÉPUTÉS DU 4 AOÛT
    Et ces délégués députés auraient été les premiers piliers pour former un groupe de 25 délégués députés habilités à désigner un délégué national, pour former un gouvernement du peuple
    http://revolisationactu.blogspot.fr/.../lopposition-non...


  • Voici quel était le message aimable et constructif que je lui avais posté lundi
    • Conversation démarrée lundi
    • Yanick Toutain
      Yanick Toutain


      Je suis le principal héritier de Thomas Sankara et je n'ai pas fini de vous taper sur les doigts Je vous appelle traitre depuis hier MAIS CELA FAIT DES MOIS ET DES MOIS que je répète à vos partisans FAITES DES GROUPE DE 25 et APPELEZ LE PEUPLE à DESIGNER SES DELEGUES La révolution arrive.... ET PAS DE DELEGUES... et vous "faites un DEAL" avec ZIDA La hote est sur vous ! ZIDA DEGAGE ! IL FAUT UN CNR ET DES CDR d'urgence et que l'ARMEE OBEISSE au CNR ! Si vous êtes un HONNETE EGARE demandez moi ami et posez vos questions..... je vous répondrai en PUBLIC LE PROGRAMME NEOSANKARISTE EST PRET Il commence pour vous par ABOLITION des DROITS d'AUTEUR et un SALAIRE EGAL POUR TOUS.... du paysan au ACI Mes 150 chansons sont GRATUITES !!!
    +
    Si au lieu de faire de la rhétorique insultante contre Julie Amadis (et de façon déguisée contre moi) Smockey faisait démarrer son cerveau il comprendrait qu'il va réentendre parler ce ces insultes tout au long de sa vie : insulter comme il l'a fait les 2 principaux héritiers de Thomas Sankara, les deux principaux NEOsankaristes qui militent depuis l'an 2000 pour la formation immédiate de nouveaux CDR de base, c'est quelque chose dont les gens lui reparleront -si son ami Zida l'a laissé en vie - dans 30 ans.
    Je viens donc de lui tendre une dernière perche de conscientisation.
    Un 2° et dernier message privé sur Facebook
    • Aujourd’hui
    • Yanick Toutain
      Yanick Toutain


      Au lieu de RECTIFIER dans le sens du sankarisme, au lieu de me répondre , voilà que vous insultez ma camarade de combat antiFranceàfric depuis 14 ans. Vos insultes n'ont pas fini de faire le tour de l'internet en Afrique. La victoire des néosankaristes contre la slavoisie, la bourgeoisie esclavagiste, la formoisie et l'innovoisie permettra un équipement accéléré et l'accès de tous les paysans pauvres à la lecture de vos crachats contre Julie Amadis dirigés contre moi. Avoir soutenu Zida l'asssassin va vous entrainer vers l'enfer et la perte totale de votre âme. Vous ne savez pas qui sont les gens dans les coulisses qui vous manipulent pour le compte de la Franceàfric de gauche ! Votre sort est peu enviable si vous ne redevenez pas sankariste et n'appelez pas à FORMER DES CDR DE BASE DANS LES 24 HEURES en appelant les burkinabè à former des groupes de de 25 en désignant des délégués révocables ! SI VOUS n'APPELEZ PAS A LA FORMATION d'UN CNR REVOCABLE COMME JE LE PRECONISE DEPUIS DES JOURS DES MOIS DES ANNEES !
    +
    C'est dans cet article que les racines de classe qui explique cette trahison kérensko-kronilovienne de Smochey Bamara sont explicitées. Le cancer de la trahison que dénonçait Amilcar Cabral était dans le sang sociologique de la classe formoise, on le voit maintenant être la ligne directrice de l'attitude de cette innvoisie compradore.
    Après Alpha Blondy cirant les chaussures de Houphouet Boigny (que je dénoncais dans ma chanson Fan d'Houphet), après Tiken Jah Fakoly insultant la mémoire de François Xavier Verschave en devenant un suppot de Ouattara, on a maintenant Serge Smockey Bambara trahissant la révolution 2 jours après la victoire.
    Cela fait des années que je prévenais les révolutionnaires africains de la potentielle trahison de l'innovoisie compradore africaine.
    Cela fait trois jours qu'au dessus de la têter des deux frères Bambara planait la menace d'un texte les démasquant comme prototype de cette innovoisie compradore.
    JE LEUR AI LAISSE LE TEMPS DE FAIRE REDEMPTION.
    Le prix politique qu'il paieront, ils commenceront d'ailleurs peut-être à le payer dans les geoles de leur grand ami patriote avec qui ils ont cru possible de faire un "deal".

    DIMANCHE 1 JUIN 2014


    Burkina Faso: L'opposition « Non au référendum » occupe un stade de 35 000 places ! Mais ne désigne par 1400 délégués de base pour Compaoré DÉGAGE

    par Yanick Toutain
    « En tant que petits bourgeois,
    ils pensaient que la révolution
    était venue pour balayer
    les classes réactionnaires
    et les bourgeois
    pour les installer, eux. »
    (Thomas Sankara 1985)


    Pour chasser l'assassin de Sankara, pour chasser Blaise Compaoré, il était possible, samedi 31 mai, de former 1400 CDR !
    Les CDR étaient le principal outil que le plus grand des Africains avait légué au peuple du Burkina Faso : des Comités de Défense de la Révolution – inspirés de l'héritage guévariste.
    Mais l'opposition ne l'avait pas fait !
    On peut voir sur Wikipédia comment les colonialistes continuent à salir la mémoire de cet outil : les mêmes mots de "Coup d'Etat" que ceux utilisés contre la Révolution Malienne de mars 2012, les mêmes calomnies diffusées par les amis de la Franceàfric aveugles au génocide sanitaire qui tue 3 millions de bébés africains chaque année.
    "Un nouveau coup d'État, le 4 août 1983, place Thomas Sankara à la présidence du Conseil national révolutionnaire. Il définit son programme comme anti-impérialiste, en particulier dans son « Discours d'orientation politique », écrit par Valère Somé. Son gouvernement retira aux chefs traditionnels les pouvoirs féodaux qu'ils continuaient d'exercer. Il créa les CDR (Comités de défense de la révolution), qui eurent toutefois tendance à se comporter en milice révolutionnaire faisant parfois régner une terreur peu conforme aux objectifs de lutte contre la corruption5."

    1400 CDR AU STADE DU 4 AOÛT 83

    Telle aurait pu être la solution pour sortir le Burkina Faso de la crise, de la boue sanguinaire dans lequel plonge le pays Blaise Compaoré !
    Rassembler 35 000 personnes sans les appeler à former 1400 groupes de 25 personnes est une absurdité formoise sans nom !

    1400 DÉLÉGUÉS DE BASE

    Rassembler 35000 personnes sans leur demander de désigner 1400 délégués de base pour les représenter est une absurdité.
    Imaginez 35 000 personnes dans les tribunes.
    Au centre, sur la pelouse, ils sont (ils auraient été!) 1400 à s'y rendre....
    Et à se grouper eux-mêmes par 25...

    56 CONSEILS DE DÉLÉGUÉS = 56 DÉLÉGUÉS DE CONSEIL

    1400 délégués de base auraient pu former 56 groupes de délégués de base sur la pelouse du stade du 4 août.
    En effet les 1400 délégués de base désignés par le peuple des tribune auraient pu former 56 conseils sur la pelouse qui auraient pu désigner 56 délégués de conseil.

    2 DÉLÉGUÉS DÉPUTÉS DU 4 AOÛT

    Et ces délégués députés auraient été les premiers piliers pour former un groupe de 25 délégués députés habilités à désigner un délégué national, pour former un gouvernement du peuple

    L'INNOVOISIE PSEUDO-REBELLE

    Tout ce scénario, digne de Thomas Sankara, digne de la révolution burkinabé 1983-1987, ne s'est pas réalisé :
    rappeur engagé Smockey. « Nous n’allons pas tolérer une seconde de plus cette forfaiture qui se prépare pour 2015. La lutte va continuer pendant les mois à venir jusqu’à cette date. Ensemble nous vaincrons car notre nombre est notre force », a-t-il déclaré. (source Burkina Faso: Un gigantesque meeting de l’opposition pour dire non à la modification constitutionnelle by Alain Serge on 31st-mai-2014)

    Ce genre de baratin est du vent !
    C'est aujourd'hui qu'il est possible de DEGAGER Compaoré !
    Au jorud'hui qu'il est possible de construire un gouvernement révocable !

    UNE FORMOISIE ET PROTO-FORMOISIE COMPRADORES DANS LE DROIT FIL DES ERREURS DE LA PETITE-BOURGEOISIE INTELLECTUELLE QUE DENONCAIT THOMAS

    « Des responsables d’une trentaine de partis de l’opposition ont pris part au rassemblement. Ils sont mobilisés contre un éventuel référendum visant à modifier l’article 37 de la Constitution, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels et empêche pour l’instant Blaise Compaoré, d’être candidat en novembre 2015.Blaise Compaoré, a évoqué une éventuelle modification de la Constitution en décembre 2013 pour se représenter à la prochaine élection. » (source Burkina Faso: Un gigantesque meeting de l’opposition pour dire non à la modification constitutionnelle by Alain Serge on 31st-mai-2014)

    COMPARORE DEGAGE

    Se mobiliser pour « empêcher un référendum » est piteux. Ce n'est pas un « référendum » qu'il faut empêcher c'est tout le régime fasciste colonialiste !
    Thomas Sankara se méfiait de ce qu'il appelait « le petite-bourgeoisie intellectuelle ». CITATIONS
    C'est précisément cette classe sociale, la proto-formoisie compradore (qui consomme plus que le PIB du pays mais moins que le PIB mondial) et son alliée la formoisie compradore

    PAS D'ALLIANCE AVEC CEUX QUI REFUSENT DE DÉGAGER COMPAORE

    L'argument que certains avancent c'est de faire une alliance plus large. Une alliance incluant des partisans du régime mais qui refuseraient le référendum.
    Ce type d'alliance est absurde. Il revient à protéger les privilégiés du régime.
    Alors même que la seule et unique solution est de donner la priorité aux pauvres

    LES TROIS PRIORITES DE THOMAS SANKARA : PAYSANS PAUVRES, JEUNES ET FEMMES

    Ce n'est pas avec la petite bourgeoisie intellectuelle qu'il faut s'allier.
    C'est avec le SOCLE DE L'AFRIQUE, le paysan pauvre qu'il faut organiser la chute du tyran.

    DIMANCHE 16 OCTOBRE 2011


    Thomas Sankara, proto-égalitariste, il combattait la formoisie et la proto-formoisie compradores (Il y a 24 ans, le crime de Blaise Compaoré)


    Par Yanick Toutain
    16/10/2011
    Et quand on s'attaque à la petite bourgeoisie,
    nous nous attaquons à
    la direction même de la révolution. »

     


    « En tant que petits bourgeois,
    ils pensaient que la révolution
    était venue pour balayer
    les classes réactionnaires
    et les bourgeois
    pour les installer, eux. »

    « La révolution en Afrique
    a ce grand danger
    qu'elle est chaque fois
    initiée par la petite bourgeoisie.
    La petite bourgeoisie est
    généralement intellectuelle.
    Dans les premiers moments
    de la révolution, on attaque
    la grande bourgeoisie. C'est facile.
    Ce sont de grands richards, (…)
    Mais au bout d'un an, deux ans,
    trois ans, on est obligé
    de s'attaquer à la petite bourgeoisie.
    Et quand on s'attaque à la petite bourgeoisie,
    nous nous attaquons à
    la direction même de la révolution. »


    « Nous disons que
    la petite bourgeoisie est toujours
    tiraillée entre deux intérêts.
    Elle a deux livres :
    le Capital de Karl Marx
    et puis le carnet de chèques.
    Elle hésite :
    Che Guevara ou Onassis ?
    Il faut choisir. »
    (Thomas Sankara 1985)
    XXX

    SAMEDI 31 MAI 2014


    "un concept révolutionnaire : des mots qui font des phrases qui racontent une histoire" Merci à l'auteur de ce commentaire qui donnait un lien vers RevActu donnant la vérité sur Thomas Sankara et Mouammar Kadhafi

    Thomas Sankara fut
    assassiné le 15/10/87
    Parmi ses assassins
    Chalrles Taylor et Kadhafi
    par Yanick Toutain
    "EN 2007 : Sarkozy vendait à son LARBIN Kadhafi le dispositif AMESYS de SURVEILLANCE DU PEUPLE."

    Un extraordinaire commentaire publié sur un site que je ne connaissais pas. Un article abject d'octobre 2012 visait à populariser la mémoire de celui qui finança la campagne de l'esclavagiste Sarkozy. Mouammar Kadhafi un des assassins de Thomas Sankara.
    Un commentaire dont je connais pas non plus l'identité de son auteur ! :
    MISS@ 31 mai 2014Reply
    Pas un mot sur l’esclavagiste. Silence sur la mort de Thomas Sankara. Rien sur les milliers d’Africains abandonnés volontairement dans le désert pour y mourir. Et cætera. Toute Vérité n’est pas bonne à dire, tout mensonge est bon à entendre. Merci pour le lavage de cerveau, en cadeau un concept révolutionnaire : des mots qui font des phrases qui racontent une histoire @http://revolisationactu.blogspot.fr/2011/10/honte-aux-pro-kadhafi-en-afrique-ces.html

    Merci à l'auteur de ce commentaire !

    +

    fin

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    "Il en résulte que lundi soir 40 personnes dont 25 enfants erraient dans le quartier de la gare du Havre en quête d'un abri. 
    La situation mercredi soir n'a pas évolué."
    L'Havrais Vérité"

    LIRE AUSSI
    MERCREDI 17 JUILLET 2013Marchés boursiers fous et Valls qui envoie les enfants Roms dormir sur les trottoirs du Havrejeudi 20 mars 2014
    Apprendre à lire à un enfant SDF (Valls-Hollande-Nachbar sont pire en 2014 que Hitler en 1935 !)

    Le Havre / squat de l'université évacué / 4 - l'errance

    Mis à jour : il y a 2 heures
    Ce mercredi soir à la sous-préfecture du Havre les familles Roms expulsées vont passer la nuit dehors. Il est 20h00, 8° au thermomètre, la nuit va être fraîche. Un soupe chaude est servie, quelques tranches de pain.
    Voici une citation de Jacky Lemonnier du collectif lundi soir :
    "Avant l’expulsion du squat, le 115 recevait plus de 60 appels par jour pour 15 places à attribuer !
    94 personnes dont 43 enfants de moins de 12 ans (5 bébés de moins de 18 mois) sont donc de nouveaux appelants avec le même nombre de places disponibles.

    Cette situation était prévisible. Le sous-préfet du Havre qui nous reçu lundi matin, nous a confirmé qu'aucune autre disposition serait prise.
    Le directeur des services de la ville du Havre nous a indiqué que la ville ne prendrait aucune disposition.
    Il en résulte que lundi soir 40 personnes dont 25 enfants erraient dans le quartier de la gare du Havre en quête d'un abri."
    La situation mercredi soir n'a pas évolué.


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    Un commentaire Facebook
    du 6 novembre
    par Yanick Toutain


    Un cousin du Togo avait lancé le débat sur Facebook


    PANIQUE A LOMÉ 2 SUR LA MANIFESTATION DE CE 21 NOVEMBRE. " LA CHUTE DE FAURE SERA PIRE QUE CELLE A COMPAORÉ "
    voici mes réponses


    • Yanick Toutain DES LE 7 NOVEMBRE IL FAUT FORMER DES CDR DE 25 et CHOISIR DES DELEGUES DE BASE
      4 h · J’aime · 1
    • Xaxa Fuji San La manif n'aura pas lieu. Le chef d'Etat se prepare a operer les reformes pour son peuple qu'il aime tant.
      4 h · J’aime
    • Yanick Toutain Est-ce que c'est TROP COMPLIQUE pour des INTELLECTUELS COMME VOUS de PARCOURIR les QUARTIERS les plus pauvres de Lomé par GROUPES DE QUELQUES UNS pour CRIER à la POPULATION 
      FAITES DES GROUPES DE 25 ! CHOISISSEZ VOTRE DELEGUE DE BASE !
      LE PEUPLE PREND LE POUVOIR
      REVOLUTION
      GNASSINGBE DEGAGE !!!

      Est -ce que c'est trop compliqué de faire ça ?
      4 h · J’aime
    • Yanick Toutain Est-ce que c'est TROP COMPLIQUE pour des INTELLECTUELS COMME VOUS de PARCOURIRLES PLANTATIONS DE COTON par GROUPES DE QUELQUES UNS pour CRIER aux paysans du coton esclavagiste 
      FAITES DES GROUPES DE 25 ! CHOISISSEZ VOTRE DELEGUE DE BASE !
      LE PEUPLE PREND LE POUVOIR
      REVOLUTION
      GNASSINGBE DEGAGE !!!

      Est -ce que c'est trop compliqué de faire ça ?
      4 h · J’aime
    • Yanick Toutain SI VOS FAITES DES VIDEOS DE TOUT CELA.... BUZZ PANAFRICAIN ASSURé !!
      4 h · J’aime
    • Yanick Toutain Si vous PHOTOGRAPHIEZ des GROUPES DE 25 (CDR de base) GROUPES autour de leur DELEGUE DE BASE
      Avec un ECRITEAU
      "UNTEL DELEGUE DE BASE de 25 délégateurs"
      Quartier de X Lomé Togo
      BUZZ ASSURE
      4 h · Modifié · J’aime
    • Yanick Toutain SI le délégué veut rajouter sur son écriteau
      POUR UN CNR du TOGO
      BUZZ ASSURE
      4 h · J’aime
    • Yanick Toutain Si le délégué de base veut aussi ajouter
      POUR UN COMITE INTERNATIONAL REVOLUTION PANAFRICAIN"
      CIRP
      BUZZ ASSURE
      4 h · J’aime
    • Yanick Toutain Si vous parvenez AUJOURD'HUI A CONVAINCRE 250 PERSONNES
      CELA FAIT
      10 DELEGUES DE BASE par 10 GROUPES DE 25
      VOUS FAITES LA PHOTOS DES 10 DELELEGUES DE BASE
      Avec la légende
      DELEGUES DE BASE DU QUARTIER X DE Lomé !
      BUZZ PANAFRICAIN ASSURE
      4 h · J’aime
    • Yanick Toutain La PETITE BOURGEOISIE INTELLECTUELLE n'a pas cessé de se FAIRE ENGUEULER par THomas Sankara et par AMILCAR CABRAL

      J'AI PRIS LA SUCCESSION !!
      JE N'AI PAS FINI DE VOUS SECOUER LES NEURONES !!!

      LA REVOLUTION TOGOLAISE DU 7 NOVEMBRE 2014..... ELLE EST PRETE, ARCHI PRETE, CUITE, BOUILLANTE PRETE A SERVIR !!!
      4 h · J’aime



    COMPAORE DEGAGE : Burkina Faso : création de CNR/CDR (pouvoir au peuple)

    Burkina Faso
    Burkina Faso
    ‎Burkina‬ : Seriez-vous d’accord pour la création d’un CNR/CDR, c’est à dire un comité de gestion du pays pour le peuple par le peuple comme l’avait fait Thomas Sankara ?

    LIRE AUSSI

    LUNDI 13 MAI 2013

    New-York USA: Le terroriste assassin président du Togo, Faure Gnassingbé, fête 50 ans de crimes en présidant le Conseil de Sécurité de l'ONU (un article par Yanick Toutain sur Médiapart-blogs) 

    Warnning: Do NOT Get Caught While Searching!!
    Your IP : - Country : - City:
    Your ISP TRACKS Your Online Activity! Hide your IP ADDRESS with a VPN!
    Before you searching always remember to change your IP adress to not be followed!
    PROTECT YOURSELF & SUPPORT US! Purchase a VPN Today!
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    Macky Sall ment mais les agents Franceàfric de l'Obs tentent de cacher la vérité (2 censures de suite !)
    Ils ont effacé mon article !

     "Le motif de retrait de votre participation est : Propos insultants "

    LIRE AUSSI (L'Obs protège le rappeur Smockey qui insulte Julie Amadis en prenant le prétexte/... insultes !)

    MERCREDI 5 NOVEMBRE 2014

    JULIE AMADIS
    jeudi 6 novembre 2014

    #GoogleIsOurRadioLondon #GoogleEstNotreRadioLondres et donc

    JEUDI 6 NOVEMBRE 2014

    Les mensonges de Macky Sall "favorable à la candidature de Compaoré en 2015".... mais "le ministre sénégalais des Affaires étrangères a déjà fait un démenti"


    par Yanick Toutain
    #RevActu
    06/11/14


    « C’est derrière nous et de toutes façons, le ministre sénégalais des Affaires étrangères a déjà fait un démenti »




     NouvelObs Blogs: concernant votre participation‏ NouvelObs Blogs: concernant votre participation Actions moderation-nobs@contact-moderation.com Ajouter aux contacts 06/11/2014 Conserver ce message en haut de votre boîte de réception À : yanicktoutain moderation-nobs@contact-moderation.com Bonjour Yanick Toutain Après lecture et analyse attentive de votre article du 06.11.14 20h05 par notre équipe de modération, celui-ci a dû être retiré de la publication en raison de sa non-conformité vis-à-vis de la charte d’utilisation du NouvelObservateur. Nous tenons à vous assurer que nous faisons tout notre possible pour accepter le plus grand nombre de messages et que tous nos modérateurs sont tenus à une stricte obligation d’impartialité. La neutralité de leur analyse est d’ailleurs régulièrement vérifiée par un superviseur. Toutes les opinions sont acceptées dans la limite des règles définies dans la charte éditoriale et sous réserve de les exprimer de manière courtoise, argumentée, et sans agressivité. Le motif de retrait de votre participation est : Propos insultants Les propos insultants ou haineux envers un utilisateur, une personne, une communauté, une entreprise ou une organisation, ne sont pas autorisés par la charte du site. Sont considérés comme injurieux les propos haineux, grossiers ou dégradants, utilisés pour qualifier autrui dans le but prémédité de l’offenser. Cordialement, L’équipe de modération Ps : pour rappel, le texte de votre article était: --------------------------------------- par Yanick Toutain#RevActu06/11/14 « C’est derrière nous et de toutes façons, le ministre sénégalais des Affaires étrangères a déjà fait un démenti » Le baratineur Franceàfric du Sénégal Macky Sall ne ment pas - il le prétend - puisque son comparse ministre des Affaires Etrangères (logique qu'elles soient étrangères au Sénégal puisqu'ils travaillent pour la Franceàfric) ... a.... démenti !Transition: Les Concertations À Ouagadougou Débouchent Sur Un Accord En 6 Points Interpellé sur ses prétendues déclarations soutenant Blaise Compaoré, Macky Sall, le président sénégalais, a laissé entendre qu’il n’en était rien. « C’est derrière nous et de toutes façons, le ministre sénégalais des Affaires étrangères a déjà fait un démenti », a-t-il dit en substance. Le président sénégalais dit espérer que dans « trois ou quatre jours », les échanges aboutissent sur la désignation d’une personne pour mener la transition. Du reste, au moment où nous quittions les lieux et alors que l’heure du couvre-feu se rapprochait, société civile et opposition poursuivaient leurs concertations.Inoussa Ouédraogo Comme ces gredins Franceàfric sont habitués à mentir comme des arracheurs de dents, on lira avec plaisir la preuve des délirants mensonges de Macky Sall.Il répondra de complicité des crimes de Compaoré au Nuremberg de l'Afrique Sénégal - Burkina : Macky Sall favorable à une candidature de Compaoré en 2015 Sénégal(114) 08/10/2014 à 17:43 Par Jeune Afrique Macky Sall et Blaise Compaoré. © AFP/Montage J.A.Le président sénégalais Macky Sall a expliqué à des visiteurs français qu'il valait mieux laisser le président burkinabè se représenter en 2015, même après vingt-huit ans de pouvoir. La raison ? La stabilité sous-régionale dont Blaise Compaoré serait l'un des garants.S'il décide de briguer un nouveau mandat en 2015, Blaise Compaoré, le président burkinabè, pourra compter sur un allié de choix : Macky Sall. Le 12 septembre à Dakar, le président sénégalais a en effet reçu Annick Girardin, la secrétaire d'État française au Développement et à la Francophonie.Il a expliqué à ses hôtes français que Compaoré contribue grandement à la stabilité de la sous-région et qu'il est par conséquent préférable de le laisser se représenter en 2015. Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Burkina-Sénégal | Sénégal - Burkina : Macky Sall favorable à une candidature de Compaoré en 2015 | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique Follow us: @jeune_afrique on Twitter | jeuneafrique1 on Facebook COMPLEMENT Info (et rappel mémoriel des sources ) REdonnée sur un mur FacebookYvan Fischer Macky Sall n'a jamais soutenu B. Compaoré ?? PUTAIN, il y en a qui ont la mémoire courte, non ? http://www.jeuneafrique.com/.../senegal-macky-sall-blaise... ----------------------------------
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    par Yanick Toutain

    #RevActu
    7/11/14

    Bravo à  Claude Ovtcharenko, bénévole, journaliste à la retraite, France.
    "Mstislavsky parle d’une foule électrisée qui jurait fidélité aux soviets. Le même tableau, bien qu’en de moindres proportions, se reproduisait dans toutes les parties de la ville, au centre et dans les faubourgs. Des centaines de milliers de personnes, simultanément et aux mêmes heures, levaient la main et juraient de mener la lutte jusqu’au bout"
    (Histoire de la Révolution russe
    Leon Trotsky Source gratuite complète)
    .


    C'était il y a 97 ans que le Comité Militaire Révolutionnaire agissant pour le compte du Congrès des Soviets de la région Nord de la Russie prit l'initiative de casser la tentative contre-révolutionnaire de Kornilov Kerenski en prenant le pouvoir pour l'offrir, dans la journée du 7 novembre au 2° Congrès panrusse des Soviets.
    Le formalisme institutionnel est important car il est un missile conceptuel dans la face hideuse des faux historiens révisionnistes.
    Le 2° congrès pan-russe des Soviets de Russie allait avoir une claire majorité de Bolchéviks et de SR de gauche et c'est la raison pour laquelle le SR de droite Kerenski précipita un coup d'Etat militaire : la réédition de celui de la fin du mois d'Août qui avait fini en "Journée des Dupes" pour le général Kornilov qui s'apprêtait à faire un enfant dans le dos de son allié Kérenski et qui vit celui-ci finir par accepter de passer alliance avec ses ennemis bolchéviks pour ne pas finir en Allende 1917 précocément.
    C'est donc 97 après la Révolution du 7 novembre 1917 que la Révolution burkinabè du 30 octobre 2014 a failli donner le pouvoir au peuple du Faso !
    C'était sans compter sur le traitre innovois Smockey et sa clique de #Balai #Achiottes qui s'empressa de donner le pouvoir au Kornilov du 21° siècle... le chef en second de la .... garde prétorienne du tyran déchu !
    Comme si le chef de l'Okhrana avait pu prendre; confié à lui par Kerenski en mars 1917, le poste occupé par .... le prince Lvov !
    Mais ce n'est pas une véritable lvovisation, c'est quasiment une mini contre-révolution qui est organisée.
    A preuve de cette trajectoire de saboteur innovois contre-révolutionnaire prise par le gredin Smockey : ses insultes machistes et anti-sankaristes

    MERCREDI 5 NOVEMBRE 2014


    Les insultes de Smockey Bambara contre Julie Amadis et les vrais révolutionnaires du Burkina Faso


    Smockey Bambara écrivait ces insultes ce soir sur le mur Facebook de Zinaba Rasmane"Il ya des moments où l'inactivité des cerveaux est plus judicieuse que l'activité de certaines cervelles. C'est moi qui ai prononcé le mot "deal" et je l'assume, mais sachez que ce mot n'a pas la même signification en anglais...maintenant quand aux imbéciles qui se réclament de l'héritage de thomas sankara et qui en sont indignes au regard de leurs gesticulations amères je fais confiance au temps pour révéler le côté hideux de leur vraie nature"... source: Facebook 5/11/14 19h52
    Au lieu d'appeler la population à respecter la légalité ante-15 octobre 1987 et à construire un CNR, un nouveau Comité National de la Révolution appuyé sur des CDR, des Conseils de Défense de la Révolution, l'innovois compradore et ses camarades se précipitèrent place de la Révolution (ex-nation) pour adouber..... Yacouba Isaac Zida, le numéro de la garde prétorienne du régime.
    Ces innovois compradore de la trempe de Alpha Blondy, Tiken Jah Fakoly et Smockey maintenant retirent leurs masques hypocrites dans les circonstances où leurs caractèristiques d'Innovants NON CORROMPUS auraient du apparaitre
    Seulement voilà, consommer plus que 1000 euros par mois, plus que 656 000 F CFA.... c'est précisément cela être corrompu !
    Et donc ils sabotent tous les uns après les autres

    VENDREDI 31 OCTOBRE 2014


    Révolution Burkinabé du 30 octobre 2014 ! Compaoré DEGAGé ! Le peuple en insurrection !


    par Yanick Toutain
    RevActu
    31/10/14

    DERNIERE HEURE; 22h48

    Burkina Faso : Le lieutenant-colonel Yacou Zida ordonne la fermeture des frontières et décrète un couvre-feu

    L’officier qui était chef de la sécurité de Blaise Compaoré a, dans deux communiqués publiés dans une télévision locale, annoncé qu’il fermait les frontières et décrétait un couvre-feu.
    Enfin !
    Ca y est !
    Après 27 ans et 15 jours, le tyran est chassé par le peuple !
    Les solutions de rechange impérialistes ne seront pas tolérées par le peuple :
    Que ce soit la baderne Nabéré Honoré Traoré chef des armées ou la baderne Kouamé Lougué qui rendait encore hommage au tyran Compaoré ce matin ou toute autre solution militaire, le peuple n'acceptera pas !

    SAMEDI 1 NOVEMBRE 2014


    La Révolution burkinabé du 30 octobre 2014 et les 3 « prince Lvov » du 31 octobre : Nabéré Honoré Traoré, Yacouba Isaac Zida et Kouamé Lougué.

    par Yanick Toutain
    Revactu
    1/11/2014


    "Eh les gars, je suis encore sur ma faim; je suis surtout très inquiet. Le numéro 2 de la garde de blaise?! Lui là même qui pourrait être celui qui a transmis l'ordre de blaise de tirer sur le Peuple?! Franchement je reste inquiet, et dubitatif sur sa bonne foi. La garde rapprochée de blaise?! Rassurez moi SVP les gars! Je ne connais certes pas ce Isac Zida"
    Commentaire d'un activiste burkinabé ce matin 
    Souley KindoMouvement Blaise Compaore Doit Partir "" au Burkina Faso. 
    5 h · 
    Sanne Hamidou il est l'adjoint de julbert djenguéré ki veu just protéger les gars du régime compaoré
    5 h · J’aime · 3
    « J'assume les responsabilités de chef de cette transition et de chef de l'Etat pour assurer la continuité de l'Etat » (source Le Monde)

    extrait



    Pour l'instant, entre 16h15, Isaac Zida joue encore les modestes et se contente de nourrir la foule de paroles.
    17h25 : D'abord devant la presse, puis devant la foule sur la place de la Nation, rebaptisée « place de la révolution », le lieutenant-colonel Isaac Zida s'exprimait un peu plus tôt aux côtés du porte-parole du Balai citoyen, Me Guy Hervé Kam et d'autres représentants de la société civile. Outre la suspension de la Constitution de 1991, le commandant adjoint du Régiment de sécurité présidentielle affirme qu'un organe de transition sera mis en place en accord avec toutes les forces vives de la nation en vue d’organiser une transition encadrée en vue d’un retour à une vie constitutionnelle normale. « La composition de cet organe consensuel de transition, ainsi que sa durée que nous souhaitons la plus brève possible, seront déterminées par l’organe de transition dans les plus brefs délais possible. »(RFI).

    Qui a autorisé le Balai citoyen a ramener une baderne compradore comme garant des libertés ?
    Qui a autorisé l'avocat formois compradore Guy Hervé Kam a agir ainsi ? Devant quels groupes de délégateurs est-il responsable ?
    Aucun !
    Ces traitres du Balai n'ont pas appelé les centaines de milliers de révolutionnaires à construire des CDR ?
    Alors que 400 000 personnes auraient pu former plus de 15000 groupes de 25 personnes, alors que ces groupes auraient pu désigner 15000 délégués de base, 625 délégués de conseils, 25 délégués députés et 1 délégué national, MEMBRE DU PREMIER GOUVERNEMENT REVOLUTIONNAIRE, les traitres du Balai ont retiré leur masque et pactisent avec l'ennemi en la personne de la ganache militaire Zida !
    Comment croire des gens qui n'organisent même pas l'arrestation immédiate de ce Isaac Zida?

    Leur sabotage eut lieu en TOUTE ILLEGALITE
    En effet le départ de Compaoré DONNE IMMEDIATEMENT LE POUVOIR AU CNR ET AUX CDR
    LA CONSTITUTION DE 1991 est ABOLIE !


    DI 4 NOVEMBRE 2014


    En 1917, le processus fut encore plus tranquille plus pacifique

    Regardez ce qui s'est passé le DIMANCHE 3 NOVEMBRE 1917
    (22 octobre dans l'ancien calendrier russe)

    .
    Ce que les gens ignorent c'est que 3 jours avant le 7 novembre, 3 jours avant les opérations militaires de prise de contrôle de la ville de Pétrograd par le CMR, on vit une journée de kermesse populaire pendant tout le dimanche précédent.


    Léon Trotsky, Histoire de la Révolution russe. 

    La conduite étourdie des autorités n’était-elle point cependant une simple fa-çon de dissimuler leurs véritables intentions ? L’État-major ne se disposait-il pas, en prenant des apparences de naïveté bureaucratique, à porter au Comité militaire révolutionnaire un coup imprévu ? Pareil attentat venant de la part des organes
    Léon Trotsky, Histoire de la Révolution russe. 2- Octobre [1932] (1967) 452
    éperdus et démoralisés du gouvernement provisoire était considéré à Smolny comme peu probable. Mais le Comité militaire révolutionnaire prit néanmoins les plus simples mesures de précaution : dans les casernes les plus proches montèrent la garde, jour et nuit, des compagnies, sous les armes, prêtes, au premier signal, à accourir au secours de Smolny.
    Bien que la procession eût été décommandée, la presse bourgeoise annonçait pour le dimanche une effusion de sang. Un journal conciliateur déclarait dès le matin : « Aujourd’hui, les autorités s’attendent à une manifestation avec une plus grande vraisemblance que le 20 octobre dernier. » C’est ainsi que, pour la troi-sième fois, en une semaine, le 17, le 20 et le 22, le gamin vicieux trompait le peu-ple en criant « au loup ! au loup ! » A la quatrième fois, si l’on en croit la vieille fable, le gamin devait tomber sous les crocs du loup.
    La presse des bolcheviks, en appelant les masses à se réunir, parlait d’un recensement pacifique des forces révolutionnaires à la veille du Congrès des so-viets. Cela répondait tout à fait à la conception du Comité militaire révolutionnai-re : faire une revue gigantesque, sans collisions, sans employer les armes et même sans les brandir. Il fallait montrer à la base ce qu’elle était elle-même, et son nombre, et sa force, et sa résolution. Par l’unanimité de la multitude, il fallait for-cer les ennemis à se cacher, à disparaître, à ne pas se montrer. Par la démonstra-tion de l’impuissance de la bourgeoisie devant les formations de masse des ou-vriers et des soldats, il fallait effacer dans la conscience de ceux-ci les derniers souvenirs rétenteurs des Journées de Juillet. Il fallait arriver à ceci que les masses, se voyant elles-mêmes, se disent : personne et rien ne pourra plus nous résister.
    « La population épouvantée — écrivait, cinq ans plus tard, Milioukov — garda le logis ou bien se tint à l’écart. » La bourgeoisie restait à la maison : elle était effectivement épouvantée par sa propre presse. Tout le reste de la population se rendit dès le matin aux réunions : jeunes et vieux, hommes et femmes, des adoles-cents et des mères avec leurs enfants sur les bras. De pareils meetings n’avaient jamais encore eu lieu pendant toute la période révolutionnaire. Tout Petrograd, exception faite des sommets, n’était plus qu’un immense meeting. Dans des salles archicombles, l’auditoire se renouvelait pendant des heures et des heures. Vague sur vague, des ouvriers, des soldats, des matelots déferlaient vers les édifices et les remplissaient. Il y eut un ébranlement dans le petit peuple citadin, réveillé par des gémissements et des avertissements qui devaient lui donner peur. Des dizaines
    Léon Trotsky, Histoire de la Révolution russe. 2- Octobre [1932] (1967) 453
    de milliers de gens submergeaient l’énorme édifice de la Maison du Peuple, défer-laient dans les couloirs et, en masses compactes, exaltés, mais en même temps disciplinés, remplissaient les salles du théâtre, les corridors, buffets et foyers, sur les poteaux de fonte, et aux fenêtres, étaient suspendues des guirlandes, des grap-pes de têtes humaines, de jambes, de bras. Il y avait dans l’air cette charge d’électricité qui annonce un prochain éclat. A bas Kérensky ! A bas la guerre ! Le pouvoir aux soviets ! Pas un des conciliateurs n’osa se montrer devant ces foules ardentes pour leur opposer des objections ou des avertissements. La parole appar-tenait aux bolcheviks. Tous les orateurs du parti, y compris les délégués de pro-vince qui étaient arrivés pour le Congrès, avaient été mis sur pied. Çà et là, rare-ment, prenaient la parole des socialistes-révolutionnaires de gauche, parfois des anarchistes. Mais les uns et les autres s’efforçaient de se distinguer aussi peu que possible des bolcheviks.
    Pendant des heures se tenaient là des gens des faubourgs, du sous-sol et des mansardes, en paletots rapiécés, coiffés de bonnets fourrés et de gros fichus, les chaussures toutes gonflées de la fange des rues, des toussaillements de l’automne arrêtés dans la gorge, pressés épaule contre épaule, se serrant de plus en plus pour donner place à d’autres, pour donner place à tous, et ils écoutaient sans lassitude, avidement, passionnément, réclamant, craignant de laisser échapper ce qu’il était le plus nécessaire de comprendre, de s’assimiler et de faire. Il semblait que, dans les derniers mois, dans les dernières semaines, dans les tout derniers jours, toutes les paroles eussent été dites. Mais non, elles ont aujourd’hui un autre son. Les masses les ressentent d’une façon nouvelle, non plus comme un prêche, mais comme une obligation d’agir. L’expérience de la révolution, de la guerre, de la dure lutte, de toute une amère vie, remonte des profondeurs de la mémoire de tout homme écrasé par le besoin et se fixe dans ces mots d’ordres simples et impé-rieux. Cela ne peut continuer ainsi, il faut ouvrir une brèche vers l’avenir.
    Vers cette journée simple et stupéfiante qui se détachait nettement sur le fond non point pâle déjà de la révolution, les regards de chacun des militants se retournèrent dans la suite. L’image d’une lave humaine inspirée et contenue dans son mouvement indomptable se grava pour toujours dans le souvenir des témoins ocu-laires. « La journée du soviet de Petrograd — écrit le socialiste-révolutionnaire de gauche Mstislavsky — se passa en innombrables meetings où l’enthousiasme était formidable. » Le bolchevik Pestkovsky, qui avait pris la parole dans deux usines
    Léon Trotsky, Histoire de la Révolution russe. 2- Octobre [1932] (1967) 454
    de Vassilievsky-Ostrov, témoigne : « Nous parlions clairement à la masse de la prochaine prise du pouvoir par nous et nous n’avons entendu que des approbations. »

    « Autour de moi — raconte Soukhanov, au sujet du meeting à la Maison du Peuple — l’ambiance était proche de l’extase… Trotsky formulait une brève résolution générale… Qui vote pour ?… Une foule de milliers de personnes, comme un seul homme, leva les bras. Je vis les bras dressés et les yeux enflam-més des hommes, des femme, des jeunesses, des ouvriers, des soldats, des mou-jiks et de personnages typiquement petits-bourgeois… Trotsky continuait à parler. L’innombrable foule continuait à tenir les bras en l’air. Trotsky scandait les mots : votre vote, qu’il soit votre serment… L’innombrable foule tenait les bras en l’air. Elle était d’accord, elle jurait. » Le bolchevik Popov relate quel serment enthou-siaste fut apporté aux masses : « Foncer au premier appel du soviet. »

    Mstislavsky parle d’une foule électrisée qui jurait fidélité aux soviets. Le même tableau, bien qu’en de moindres proportions, se reproduisait dans toutes les parties de la ville, au centre et dans les faubourgs. Des centaines de milliers de personnes, simultanément et aux mêmes heures, levaient la main et juraient de mener la lutte jus-qu’au bout.
    Si les séances quotidiennes du Soviet, de la Section des soldats, de la Confé-rence de la garnison, des comités de fabrique et d’usine faisaient la soudure inter-ne d’une large couche de dirigeants ; si certaines assemblées de masses groupaient les usines et les régiments, la journée du 22 octobre fondit à haute température, dans une seule chaudière géante, les authentiques masses populaires. Les masses se reconnurent elles-mêmes et virent leurs chefs, les leaders virent et entendirent les masses. Des deux côtés, l’on resta réciproquement satisfait. Les leaders étaient persuadés : on ne peut remettre à plus tard ! Les masses se dirent : cette fois-ci, ce sera fait !
    La réussite de la revue des forces bolchevistes, le dimanche, diminua la pré-somption de Polnikov et de son haut commandement. D’accord avec le gouver-nement et avec le Comité exécutif central, l’État-major tenta de s’entendre avec Smolny. Pourquoi donc, en effet, ne pas rétablir les bonnes vieilles habitudes amicales du contact et de la conciliation ? Le Comité militaire révolutionnaire ne refusa pas de déléguer des représentants pour un échange d’idées : on ne pouvait désirer meilleur moyen de reconnaissance.


    Au Togo c'est aujourd'hui qu'ils auraient du commencer le renversement du tyran criminel Gnassingbé

    VENDREDI 7 NOVEMBRE 2014













    QUE TOUS LES REVOLUTIONNAIRES LISENT ATTENTIVEMENT LES LIGNES QUI SUIVENT
    EN PRENANT EN CONSIDERATION
    22 OCTOBRE = 3 NOVEMBRE
    25 OCTOBRE = 7 NOVEMBRE
    Histoire de la Révolution russe.2. Octobre. [1932] (1967)

    P. 421
    Le Comité exécutif central, sous la direction de ses grands maîtres en petites affaires, déclara que le congrès du Nord était une conférence particulière, Une poignée de délégués mencheviks ne partici-pa point aux travaux du Congrès, n’y assistant qu’« à titre d’information ». Com-me si cela pouvait diminuer d’un iota la signification d’un congrès auquel étaient représentés les soviets de Petrograd et de la périphérie, de Moscou, de Cronstadt, de Helsingfors et de Reval, c’est-à-dire de deux capitales, de forteresses mariti-mes, de la flotte de la Baltique et des garnisons des environs de Petrograd.
    Ouvert par Antonov, le Congrès, auquel on avait donné à dessein une nuance militaire, eut lieu sous la présidence du sous-lieutenant Krylenko, le meilleur agi-tateur du parti sur le front, futur commandant en chef des troupes bolchevistes. Le rapport politique de Trotsky portait essentiellement sur la tentative nouvelle faite par le gouvernement pour éloigner de Petrograd les régiments révolutionnaires : le Congrès ne permettra pas « de désarmer Petrograd et d’étouffer le Soviet ». La question de la garnison de Petrograd est un élément du problème fondamental du pouvoir. « Tout le peuple vote pour les bolcheviks. Le peuple a confiance en nous et nous charge de prendre le pouvoir en main. » La résolution proposée par Trots-ky dit : « L’heure est venue où c’est seulement par une marche audacieuse et unanime de tous les soviets que peut être résolue la question du pouvoir central. » Cet appel à peine masqué à l’insurrection est adopté à l’unanimité sauf trois absten-tions.
    Lachévitch appelait les soviets à s’assurer, d’après l’exemple de Petrograd, des garnisons locales. Le délégué letton Peterson promit pour la défense du Congrès des soviets quarante mille chasseurs lettons. La déclaration de Peterson, accueillie avec enthousiasme, n’était pas le moins du monde de la phrase. Quel-ques jours après, le soviet des régiments lettons proclama ceci : « C’est seulement une insurrection populaire… qui rendra possible le passage du pouvoir aux mains des soviets. » La radio des vaisseaux de guerre répandit, le 13, dans tout le pays, l’appel du Congrès du Nord à se préparer au Congrès panrusse des soviets. « Sol-dats, matelots, paysans, ouvriers ! Votre devoir est de surmonter tous les obsta-cles… »
    Aux délégués bolchevistes du Congrès du Nord, le Comité central du parti proposa de ne point quitter Petrograd dans l’attente du tout prochain Congrès des
    Léon Trotsky, Histoire de la Révolution russe. 2- Octobre [1932] (1967) 422
    soviets. Certains délégués, sur mandat du Bureau élu par le Congrès, se rendirent dans les organisations de l’armée et les soviets de localités pour faire des rapports, en d’autres termes pour préparer la province à l’insurrection. Le Comité exécutif central vit alors à côté de lui un puissant appareil qui s’appuyait sur Petrograd et Moscou, qui s’entretenait avec le pays par l’intermédiaire des stations d’émission des dreadnoughts et qui était prêt à se substituer, le moment venu, à l’organe su-prême déjà vétuste des soviets, pour convoquer le Congrès. Les petites finasseries dans l’organisation ne pouvaient être d’aucune utilité pour les conciliateurs.
    La lutte pour et contre le Congrès donna dans les provinces la dernière impul-sion à la bolchevisation des soviets. Dans un bon nombre de provinces arriérées, par exemple dans celle de Smolensk, les bolcheviks, seuls, ou bien avec les socia-listes-révolutionnaires de gauche, obtinrent pour la première fois la majorité dès le temps de la campagne pour le Congrès ou bien aux élections de délégués. Même au Congrès sibérien des soviets, les bolcheviks réussirent, au milieu d’octobre, à créer avec les socialistes-révolutionnaires de gauche, une solide majorité qui mit facilement son cachet sur tous les soviets locaux. Le 15, le Soviet de Kiev, par 159 voix contre 28, avec 3 abstentions, reconnut le futur Congrès des soviets « or-gane souverain du pouvoir », Le 16, le Congrès des soviets de la région du Nord-Ouest, à Minsk, c’est-à-dire au centre du front Ouest, reconnut urgente la convo-cation du Congrès. Le 18, le Soviet de Petrograd procéda aux élections pour le prochain Congrès : la liste bolcheviste (Trotsky, Kamenev, Volodarsky, Iouréniev et Lachevitch) obtint 443 voix ; les socialistes-révolutionnaires en eurent 162 ; c’étaient tous des socialistes-révolutionnaires de gauche tendant vers les bolche-viks ; les mencheviks obtenaient 44 voix. Le Congrès des soviets de l’Oural, qui siégeait sous la présidence de Krestirisky, où l’on comptait, sur 110 délégués, 80 bolcheviks, exigea, au nom de 223 900 ouvriers et soldats organisés, la convoca-tion du Congrès soviets à la date fixée. Le même jour, le 19, la Conférence des comités de fabrique et d’usine, la plus directe et incontestable représentation du prolétariat de tout le pays, se prononça pour la transmission immédiate du pouvoir aux soviets. Le 20, Ivanovo-Vomessensk déclara tous les soviets de la province « en état de lutte ouverte et implacable avec le gouvernement provisoire », et les invita à résoudre d’autorité sur place les questions économiques et administrati-ves. Contre la résolution qui signifiait le renversement des autorités gouverne-mentales dans les localités, il y eut seulement une voix et une seule abstention. Le
    Léon Trotsky, Histoire de la Révolution russe. 2- Octobre [1932] (1967) 423
    22, la presse bolcheviste publia une nouvelle liste de cinquante-six organisations qui exigeaient le passage du pouvoir aux soviets : ce sont entièrement les vérita-bles masses, dans une forte mesure armées.
    Le puissant appel lancé par les contingents de la prochaine insurrection n’empêcha pas Dan de rapporter au Bureau du Comité exécutif central que sur 917 organisations soviétiques existantes, cinquante seulement avaient répondu par leur consentement à envoyer des délégués, et cela « sans aucun enthousiasme ». On peut comprendre sans peine que les peu nombreux soviets qui croyaient enco-re indispensable de vouer leurs sentiments au Comité exécutif central considé-raient le Congrès sans enthousiasme. Cependant, dans leur écrasante majorité, les soviets locaux et les comités ignoraient purement et simplement le Comité exécu-tif central.
    S’étant trahis et compromis par leur action pour faire échouer le Congrès, les conciliateurs n’osèrent pourtant pas pousser l’affaire jusqu’au bout, Quand il de-vint évident que l’on ne réussirait pas à éviter le Congrès, ils firent une brusque conversion, en appelant toutes les organisations locales à élire des délégués au Congrès, pour ne point céder la majorité aux bolcheviks. Mais, s’étant ressaisi trop tard, le Comité exécutif central se vit forcé, trois jours avant la date fixée, de différer le Congrès jusqu’au 25 octobre.
    Le régime de Février et, avec lui, la société bourgeoise obtinrent, grâce à la dernière manoeuvre des conciliateurs, un délai imprévu à duquel ils ne pouvaient pourtant rien tirer d’essentiel. En revanche, les bolcheviks utilisèrent les cinq journées supplémentaires avec grand succès. Plus tard, cela fut reconnu même par les ennemis. « Le retardement de la manifestation — raconte Milioukov fut utilisé par les bolcheviks avant tout pour consolider leurs positions parmi les ouvriers et les soldats de Petrograd. Trotsky se montrait dans les meetings, en diverses parties de la garnison de la capitale. L’état d’esprit qu’il créa se caractérise ainsi, par exemple, que, dans le régiment Semenovsky, les membres du Comité exécutif qui voulurent parler après lui, Skobelev et Gotz, ne purent dire un mot. »
    La conversion du régiment Semenovsky, dont le nom était inscrit dans l’histoire de la révolution en caractères sinistres, avait un sens symbolique : en décembre 1905, les Semenovsky avaient fait le plus gros du travail pour l’écrasement de l’insurrection à Moscou. Le chef du régiment, le général Min,
    Léon Trotsky, Histoire de la Révolution russe. 2- Octobre [1932] (1967) 424
    avait donné cet ordre : « Ne pas faire de prisonniers. » Sur le secteur ferroviaire de Moscou-Goloutvine, les Semenovsky fusillèrent cent cinquante ouvriers et employés. Félicité pour ces prouesses par le tsar, le général Min fut, dans l’automne de 1906, tué par la socialiste-révolutionnaire Konopliannikova. Empê-tré tout entier dans les filets des vieilles traditions, le régiment Semenovsky avait résisté plus longtemps que la majorité des autres effectifs de la Garde. Sa réputa-tion de contingent « sûr » était si solide que, malgré le lamentable échec de Sko-belev et de Gotz, le gouvernement s’entêta à compter sur les Semenovsky jus-qu’au jour de l’insurrection et même après.
    La question du Congrès des soviets resta la question politique centrale pen-dant les cinq semaines qui séparèrent la Conférence démocratique de l’insurrection d’octobre. Déjà, la déclaration des bolcheviks à la Conférence dé-mocratique proclamait le prochain Congrès des soviets « organe souverain du pays ». « Celles-là seulement des décisions et propositions de la présente Confé-rence… peuvent trouver une voie de réalisation, qui auront été approuvées par le Congrès panrusse des députés ouvriers, paysans et soldats. » La résolution de boycottage du préparlement, soutenue par une moitié des membres du Comité central contre l’autre moitié, disait : « La question de la participation de notre parti au préparlernent, nous la mettons actuellement en directe dépendance des mesures que prendra le Congrès panrusse des soviets pour créer un pouvoir révo-lutionnaire. »
     L’appel au Congrès des soviets apparaît dans tous les documents bolchevistes de cette période presque sans exception.

    Le 8 octobre, Lénine s’adresse aux délégués bolchevistes du prochain Congrès régional du Nord : « On ne peut attendre le Congrès panrusse des soviets, que le Comité exécutif central est capable de différer jusqu’à novembre, on ne peut sur-seoir, tout en permettant à Kérensky d’amener encore des troupes kornilovien-nes. » Le Congrès régional, où sont représentés la Finlande, la flotte et Reval, doit prendre l’initiative « d’un mouvement immédiat sur Piter ». L’appel direct à une insurrection immédiate est adressé cette fois-ci aux représentants de dizaines de soviets. L’appel vient de Lénine en personne : il n’y a pas de décisions du parti, la plus haute instance du parti ne s’est pas encore prononcée.
    (...)

    p 483
    Le Congrès du Nord s’ouvrit le jour même de la séance du Comité central et devait se terminer dans deux ou trois jours. Lénine considérait comme la tâche des tout prochains jours « l’engagement d’une action résolue », On ne peut attendre. On ne peut différer. Sur le front — nous l’avons entendu de Sverdlov — on pré-pare un coup d’État. Y aura-t-il un congrès des soviets ? On n’en sait rien. Il faut prendre le pouvoir immédiatement, sans attendre aucun congrès. « Intraduisible, inexprimable — écrivait Trotsky quelques années après — resta l’esprit général de ces improvisations opiniâtres et passionnées, pénétrées du désir de transmettre aux objecteurs, aux hésitants, aux incertains, sa pensée, sa volonté, son assurance, son courage… »
    p. 492
    En somme, le témoignage de la logique clôt la question. Mais on ne manque pas de preuves complémentaires. Lénine proposa avec insistance, et à plusieurs reprises, d’utiliser le Congrès régional des Soviets du Nord pour engager les opé-rations militaires. La résolution du Comité central adopta cette idée. Mais le Congrès régional, qui s’était ouvert le 10, devait se clore justement avant le 15.

    p.494
    Trotsky était absent de la séance : à ces heures mêmes, il faisait adopter par le Soviet le statut du Comité militaire révolutionnaire, Mais le point de vue qui s’était définitivement établi à Smolny pendant les derniers jours était défendu par Krylenko, qui venait de mener, coude à coude avec Trotsky et Antonov-Ovséenko, le Congrès régional des soviets du Nord. Krylenko pensait que, sans aucun doute, « l’eau avait suffisamment bouilli » ; rapporter la résolution sur le
    Léon Trotsky, Histoire de la Révolution russe. 2- Octobre [1932] (1967) 494
    soulèvement « serait la plus grave erreur ». Il est toutefois en désaccord avec Lé-nine « sur la question de savoir qui commencera et comment commencer ». Il n’est pas encore rationnel pour l’instant de fixer nettement le jour de l’insurrection. « Mais la question de l’évacuation des troupes est justement le mo-tif qui provoquera la bataille… Le fait d’une offensive contre nous existe ainsi et l’on peut l’utiliser… Il n’est pas utile de s’inquiéter de savoir qui commencera, car c’est déjà commencé. » Krylenko exposait et préconisait la politique qui ser-vait de base au Comité militaire révolutionnaire et à la Conférence de la garnison. L’insurrection se développa ensuite précisément dans cette voie.

    p 530
    Le Congrès régional des soviets du Nord, dont l’initiative appartenait aussi, vraisemblablement, à la flotte de la Baltique, groupa les soviets des garni-sons les plus proches de Petrograd dans un cercle si large qu’il engloba d’une part Moscou et de l’autre Arkhangelsk. « Par ce moyen écrit Antonov — se réalisait l’idée de blinder la capitale de la révolution contre des attaques possibles des troupes de Kérensky. » Smilga, du Congrès, revint à Helsingfors pour préparer un détachement spécial de marine, d’infanterie, d’artillerie, destiné à être expédié à Petrograd au premier signal. L’aile finlandaise de l’insurrection de Petrograd était des mieux garantie. De là, on pouvait attendre, non point un coup, mais une aide sérieuse.
    Mais sur d’autres secteurs du front aussi, l’affaire marchait tout à fait bien, en tout cas bien mieux que ne se le représentaient les plus optimistes des bolcheviks. Dans le courant d’octobre, il y eut dans l’armée de nouvelles élections de comités, partout avec un changement marqué dans le sens des bolcheviks. Dans le corps cantonné sous Dvinsk, « les vieux soldats raisonnables » se trouvèrent tous black-
    Léon Trotsky, Histoire de la Révolution russe. 2- Octobre [1932] (1967) 531
    boulés aux élections pour les comités de régiment et de compagnie ; leurs places furent occupées par « de sombres et ignares sujets… aux yeux irrités, étincelants, aux gueules de loups ». Sur d’autres secteurs, il en fut de même. « Partout ont lieu de nouvelles élections de comités et partout sont élus seulement des bolcheviks et des défaitistes. »


    p.447
    La décision de créer un Comité militaire révolutionnaire, prise pour la première fois le 9, ne passa par le plenum du Soviet qu’une semaine plus tard : le Soviet n’est pas le parti, sa machine est lourde à mettre en branle. Il fallut encore quatre jours pour former le Comité. Cette dizaine de jours, cependant, ne fut pas perdue : on s’occupait activement de conquérir la garnison, la conférence des comités de régiment eut le temps de prouver sa vitalité, l’armement des ouvriers se poursui-vit, de sorte que le Comité militaire révolutionnaire, entamant le travail seulement le 20, cinq jours avant l’insurrection, eut immédiatement en main des moyens d’agir suffisamment agencés. Devant le boycottage des conciliateurs, le Comité ne se composa que de bolcheviks et de socialistes-révolutionnaires de gauche : cela facilita et simplifia la tâche. De tous les socialistes-révolutionnaires ne mili-tait que le seul Lasimir, qui fut même placé à la tête du Bureau pour mieux souli-gner le caractère d’origine soviétique et non de parti de l’institution. En réalité, le Comité, dont le président était Trotsky, avec, comme principaux militants, Podvoisky, Antonov-Ovséenko, Lachévitch, Sadovsky, Mékhonochine, s’appuyait exclusivement sur les bolcheviks. Le Comité ne se rassembla guère, même une fois au complet, avec la participation des représentants de toutes les institutions énumérées dans les statuts. Les affaires courantes étaient réglées par le Bureau sous la direction du président, et, dans tous les cas importants, l’on appelait Sver-dlov. C’était là l’état-major de l’insurrection.
    (...)

    p.449
    À la Conférence de la garnison du 21, consacrée à « la journée du Soviet » du lendemain, le rapporteur proposait une série de mesures préventives contre de possibles collisions dans la rue. Le 4e régiment de Cosaques, le plus à gauche, fit déclarer par son délégué qu’il ne prendrait point part à la procession. Le 14e régi-ment de Cosaques assura qu’il combattrait de toutes ses forces les attentats de la contre-révolution, mais, qu’en même temps il considérait comme « inopportun » un soulèvement pour la prise du pouvoir. Sur les trois régiments de Cosaques, un seul était absent, celui de l’Oural, le plus arriéré, qui avait été amené à Petrograd en juillet pour écraser les bolcheviks.
    La Conférence prit, sur le rapport de Trotsky, trois brèves résolutions : 1° « La garnison de Petrograd et de la banlieue promet au Comité militaire révolutionnai-re de le soutenir entièrement dans toutes ses démarches… » 2° « La journée du 22 octobre sera celle d’un recensement pacifique des forces… La garnison s’adresse aux Cosaques : … Nous vous invitons à nos réunions de demain. La bienvenue à vous, frères Cosaques ! » ; 3° « Le Congrès panrusse des soviets doit prendre le pouvoir en main et assurer au peuple la paix, la terre et le pain. » La garnison promet solennellement de mettre toutes ses forces à la disposition du Congrès. « Comptez sur nous, représentants fondés de pouvoir des soldats, des ouvriers et des paysans. Nous sommes tous à nos postes, prêts à vaincre ou à mourir. » Dès centaines de mains se levèrent pour ces résolutions qui confirmaient le program-me de l’insurrection. Il y eut cinquante-sept abstentions : c’étaient « les neutres », c’est-à-dire les adversaires hésitants. Pas une main ne se leva contre. Le noeud se resserrait sûrement au cou du régime de Février.
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    Dans le courant de la journée l’on sut déjà que les initiateurs mystérieux de la procession avaient renoncé à manifester ainsi « sur la proposition du commandant en chef de l’arrondissement ». Ce sérieux succès moral, qui mesurait mieux que tout la force de pression de la Conférence de la garnison, permettait d’espérer fermement que les ennemis, en général, n’oseraient pas se montrer le lendemain dans la rue.
    Le Comité militaire révolutionnaire désigne à l’état-major de l’arrondissement trois commissaires : Sadovsky, Mékhonochine et Lasimir. Les ordres du com-mandant ne sont valables qu’après signature d’un des trois. Sur appel téléphoni-que de Smolny, l’état-major envoie pour la délégation une auto : les habitudes de la dualité de pouvoirs subsistent encore. Mais, contre toute attente, l’amabilité de l’état-major ne signifiait pas qu’il fût disposé à des concessions.
    Ayant entendu la déclaration de Sadovsky, Polkovnikov répondit qu’il ne re-connaissait aucun commissaire et n’avait pas besoin d’une tutelle. La délégation ayant insinué que l’état-major risquait, dans cette voie, de rencontrer de la résis-tance du côté de la troupe, Polkovnikov répliqua sèchement qu’il avait la garnison dans la main et que la soumission de celle-ci était assurée. « Sa fermeté était sin-cère — écrit dans ses souvenirs Mékhonochine — on n’y sentait rien d’artificiel. » Pour revenir à l’Institut Smolny, les délégués n’eurent plus l’au-tomobile de l’état-major.
    La Conférence extraordinaire, à laquelle furent appelés Trotsky et Sverdlov, prit une décision : reconnaître que la rupture avec l’état-major est un fait accompli et la considérer comme un point de départ pour une offensive ultérieure. Première condition de succès : les quartiers doivent être au courant de toutes les étapes et des épisodes de la lutte. Il ne faut pas permettre à l’adversaire de prendre les mas-ses à l’improviste. Par l’intermédiaire des soviets et des comités de quartier du parti, une information est expédiée dans tous les coins de la ville. Les régiments sont immédiatement avertis de ce qui s’est passé. Nouvelle confirmation : n’exécuter que les ordres qui auront été contresignés par les commissaires. On invite à désigner aux postes de garde las soldats les plus sûrs.
    Mais l’état-major aussi avait décidé de prendre des mesures. A l’instigation, visiblement, des conciliateurs qui le conseillaient, Polkovnikov convoqua pour une heure de l’après-midi une conférence de la garnison, avec la participation des
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    représentants du Comité exécutif central. Devançant l’adversaire, le Comité mili-taire révolutionnaire convoqua pour onze heures du matin une conférence extra-ordinaire des comités de régiment dans laquelle il fut décidé de régler formelle-ment la rupture avec l’État-major. Le manifeste, aussitôt élaboré, aux troupes de Petrograd et de la banlieue parlait le langage d’une déclaration de guerre. « Ayant rompu avec la garnison organisée de la capitale, l’État-major devient l’instrument direct des forces contre-révolutionnaires. » Le Comité militaire révolutionnaire décline toute responsabilité pour les actes de l’État-major et, se plaçant à la tête de la garnison, prend sur lui « le maintien de l’ordre révolutionnaire contre les atten-tats de la contre-révolution ».
    C’était un pas décisif dans la voie de l’insurrection. Ou bien, peut-être, seule-ment un conflit de plus dans le mécanisme générateur de conflits de la dualité de pouvoirs ? C’est précisément ainsi que s’efforçait, pour se rassurer lui-même, d’interpréter ce qui s’était passé, l’État-major, après avoir consulté les représen-tants des effectifs qui n’avaient pas encore reçu en temps utile l’appel du Comité militaire révolutionnaire. Une délégation envoyée de Smolny, sous la direction du sous-lieutenant bolcheviste Dachkévitch, communiqua brièvement à l’état-major la décision de la Conférence de la garnison. Les peu nombreux représentants des troupes confirmèrent leur fidélité au Soviet et, refusant de formuler une motion, se dispersèrent. « Après un bref échange d’idées — communiqua par la suite la pres-se inspirée par l’état-major — aucune décision définitive ne fut prise ; il fut re-connu indispensable d’attendre la solution du conflit entre le Comité exécutif cen-tral et le Soviet de Petrograd. » L’état-major se figurait sa destitution comme une affaire de rivalité entre les instances soviétiques se disputant le droit de contrôler ses actes. La politique de l’aveuglement volontaire avait cet avantage qu’elle dis-pensait de déclarer à Smolny une guerre pour laquelle les dirigeants n’avaient pas assez de forces. Ainsi, le conflit révolutionnaire, déjà tout prêt à éclater, était ra-mené, avec le concours des organes gouvernementaux, dans les cadres légaux de la dualité de pouvoirs : craignant de regarder en face la réalité, l’État-major ne collaborait que plus sûrement au camouflage de l’insurrection.
    La conduite étourdie des autorités n’était-elle point cependant une simple fa-çon de dissimuler leurs véritables intentions ? L’État-major ne se disposait-il pas, en prenant des apparences de naïveté bureaucratique, à porter au Comité militaire révolutionnaire un coup imprévu ? Pareil attentat venant de la part des organes
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    éperdus et démoralisés du gouvernement provisoire était considéré à Smolny comme peu probable. Mais le Comité militaire révolutionnaire prit néanmoins les plus simples mesures de précaution : dans les casernes les plus proches montèrent la garde, jour et nuit, des compagnies, sous les armes, prêtes, au premier signal, à accourir au secours de Smolny.
    Bien que la procession eût été décommandée, la presse bourgeoise annonçait pour le dimanche une effusion de sang. Un journal conciliateur déclarait dès le matin : « Aujourd’hui, les autorités s’attendent à une manifestation avec une plus grande vraisemblance que le 20 octobre dernier. » C’est ainsi que, pour la troi-sième fois, en une semaine, le 17, le 20 et le 22, le gamin vicieux trompait le peu-ple en criant « au loup ! au loup ! » A la quatrième fois, si l’on en croit la vieille fable, le gamin devait tomber sous les crocs du loup.
    La presse des bolcheviks, en appelant les masses à se réunir, parlait d’un re-censement pacifique des forces révolutionnaires à la veille du Congrès des so-viets. Cela répondait tout à fait à la conception du Comité militaire révolutionnai-re : faire une revue gigantesque, sans collisions, sans employer les armes et même sans les brandir. Il fallait montrer à la base ce qu’elle était elle-même, et son nombre, et sa force, et sa résolution. Par l’unanimité de la multitude, il fallait for-cer les ennemis à se cacher, à disparaître, à ne pas se montrer. Par la démonstra-tion de l’impuissance de la bourgeoisie devant les formations de masse des ou-vriers et des soldats, il fallait effacer dans la conscience de ceux-ci les derniers souvenirs rétenteurs des Journées de Juillet. Il fallait arriver à ceci que les masses, se voyant elles-mêmes, se disent : personne et rien ne pourra plus nous résister.
    « La population épouvantée — écrivait, cinq ans plus tard, Milioukov — gar-da le logis ou bien se tint à l’écart. » La bourgeoisie restait à la maison : elle était effectivement épouvantée par sa propre presse. Tout le reste de la population se rendit dès le matin aux réunions : jeunes et vieux, hommes et femmes, des adoles-cents et des mères avec leurs enfants sur les bras. De pareils meetings n’avaient jamais encore eu lieu pendant toute la période révolutionnaire. Tout Petrograd, exception faite des sommets, n’était plus qu’un immense meeting. Dans des salles archicombles, l’auditoire se renouvelait pendant des heures et des heures. Vague sur vague, des ouvriers, des soldats, des matelots déferlaient vers les édifices et les remplissaient. Il y eut un ébranlement dans le petit peuple citadin, réveillé par des gémissements et des avertissements qui devaient lui donner peur. Des dizaines
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    de milliers de gens submergeaient l’énorme édifice de la Maison du Peuple, défer-laient dans les couloirs et, en masses compactes, exaltés, mais en même temps disciplinés, remplissaient les salles du théâtre, les corridors, buffets et foyers, sur les poteaux de fonte, et aux fenêtres, étaient suspendues des guirlandes, des grap-pes de têtes humaines, de jambes, de bras. Il y avait dans l’air cette charge d’électricité qui annonce un prochain éclat. A bas Kérensky ! A bas la guerre ! Le pouvoir aux soviets ! Pas un des conciliateurs n’osa se montrer devant ces foules ardentes pour leur opposer des objections ou des avertissements. La parole appar-tenait aux bolcheviks. Tous les orateurs du parti, y compris les délégués de pro-vince qui étaient arrivés pour le Congrès, avaient été mis sur pied. Çà et là, rare-ment, prenaient la parole des socialistes-révolutionnaires de gauche, parfois des anarchistes. Mais les uns et les autres s’efforçaient de se distinguer aussi peu que possible des bolcheviks.
    Pendant des heures se tenaient là des gens des faubourgs, du sous-sol et des mansardes, en paletots rapiécés, coiffés de bonnets fourrés et de gros fichus, les chaussures toutes gonflées de la fange des rues, des toussaillements de l’automne arrêtés dans la gorge, pressés épaule contre épaule, se serrant de plus en plus pour donner place à d’autres, pour donner place à tous, et ils écoutaient sans lassitude, avidement, passionnément, réclamant, craignant de laisser échapper ce qu’il était le plus nécessaire de comprendre, de s’assimiler et de faire. Il semblait que, dans les derniers mois, dans les dernières semaines, dans les tout derniers jours, toutes les paroles eussent été dites. Mais non, elles ont aujourd’hui un autre son. Les masses les ressentent d’une façon nouvelle, non plus comme un prêche, mais comme une obligation d’agir. L’expérience de la révolution, de la guerre, de la dure lutte, de toute une amère vie, remonte des profondeurs de la mémoire de tout homme écrasé par le besoin et se fixe dans ces mots d’ordres simples et impé-rieux. Cela ne peut continuer ainsi, il faut ouvrir une brèche vers l’avenir.
    Vers cette journée simple et stupéfiante qui se détachait nettement sur le fond non point pâle déjà de la révolution, les regards de chacun des militants se retour-nèrent dans la suite. L’image d’une lave humaine inspirée et contenue dans son mouvement indomptable se grava pour toujours dans le souvenir des témoins ocu-laires. « La journée du soviet de Petrograd — écrit le socialiste-révolutionnaire de gauche Mstislavsky — se passa en innombrables meetings où l’enthousiasme était formidable. » Le bolchevik Pestkovsky, qui avait pris la parole dans deux usines
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    de Vassilievsky-Ostrov, témoigne : « Nous parlions clairement à la masse de la prochaine prise du pouvoir par nous et nous n’avons entendu que des approba-tions. » « Autour de moi — raconte Soukhanov, au sujet du meeting à la Maison du Peuple — l’ambiance était proche de l’extase… Trotsky formulait une brève résolution générale… Qui vote pour ?… Une foule de milliers de personnes, comme un seul homme, leva les bras. Je vis les bras dressés et les yeux enflam-més des hommes, des femme, des jeunesses, des ouvriers, des soldats, des mou-jiks et de personnages typiquement petits-bourgeois… Trotsky continuait à parler. L’innombrable foule continuait à tenir les bras en l’air. Trotsky scandait les mots : votre vote, qu’il soit votre serment… L’innombrable foule tenait les bras en l’air. Elle était d’accord, elle jurait. » Le bolchevik Popov relate quel serment enthou-siaste fut apporté aux masses : « Foncer au premier appel du soviet. » Mstislavsky parle d’une foule électrisée qui jurait fidélité aux soviets. Le même tableau, bien qu’en de moindres proportions, se reproduisait dans toutes les parties de la ville, au centre et dans les faubourgs. Des centaines de milliers de personnes, simulta-nément et aux mêmes heures, levaient la main et juraient de mener la lutte jus-qu’au bout.
    Si les séances quotidiennes du Soviet, de la Section des soldats, de la Confé-rence de la garnison, des comités de fabrique et d’usine faisaient la soudure inter-ne d’une large couche de dirigeants ; si certaines assemblées de masses groupaient les usines et les régiments, la journée du 22 octobre fondit à haute température, dans une seule chaudière géante, les authentiques masses populaires. Les masses se reconnurent elles-mêmes et virent leurs chefs, les leaders virent et entendirent les masses. Des deux côtés, l’on resta réciproquement satisfait. Les leaders étaient persuadés : on ne peut remettre à plus tard ! Les masses se dirent : cette fois-ci, ce sera fait !
    La réussite de la revue des forces bolchevistes, le dimanche, diminua la pré-somption de Polnikov et de son haut commandement. D’accord avec le gouver-nement et avec le Comité exécutif central, l’État-major tenta de s’entendre avec Smolny. Pourquoi donc, en effet, ne pas rétablir les bonnes vieilles habitudes amicales du contact et de la conciliation ? Le Comité militaire révolutionnaire ne refusa pas de déléguer des représentants pour un échange d’idées : on ne pouvait désirer meilleur moyen de reconnaissance. « Les pourparlers furent brefs — écrit Sadovsky dans ses Mémoires. Les représentants de l’arrondissement militaire
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    acceptaient toutes les conditions formulées auparavant par le soviet… en échange de quoi devait être annulée l’ordonnance du Comité militaire révolutionnaire du 22 octobre. » Il s’agissait d’un document qui déclarait l’État-major instrument des forces contre-révolutionnaires. Les mêmes délégués du Comité que Polkovnikov avait si impoliment renvoyés chez eux deux jours auparavant, exigèrent et reçu-rent en propres mains, pour un rapport à Smolny, un projet de convention signé par l’État-major. Le samedi, ces clauses de capitulation à demi honorable eussent été acceptées. Mais aujourd’hui, le lundi, elles venaient trop tard. L’état-major attendait une réponse, mais ne la reçut pas.
    Le Comité militaire révolutionnaire s’adressa à la population de Petrograd, l’informant de la nomination de commissaires auprès des troupes et sur les points les plus importants de la capitale et de la banlieue. « Les commissaires, en tant que représentants du soviet, jouissent de l’immunité. Toute résistance aux com-missaires est une résistance au soviet des députés ouvriers et soldats. » Les ci-toyens sont invités à s’adresser, en cas de désordres, aux plus proches commissai-res pour appeler des forces armées. C’est le langage du pouvoir. Mais le Comité ne donne pas encore le signal de l’insurrection ouverte, Soukhanov demande : « Smolny fait-il des bêtises, ou bien joue-t-il avec le palais d’Hiver comme le chat avec la souris, provoquant une attaque ? » Ni l’un ni l’autre. Par la pression des masses, avec le poids de la garnison, le Comité évince le gouvernement. Il prend sans coup férir ce qu’il peut prendre. Il porte en avant ses positions sans tirer un coup de fusil, massant et consolidant en marche son armée ; il mesure par sa pres-sion la force de résistance de l’ennemi qu’il ne perd pas un seul instant des yeux. Chaque nouveau pas en avant modifie les dispositions en faveur de Smolny. Les ouvriers et la garnison se haussent dans l’insurrection. Le premier qui appellera aux armes se trouvera dans la marche de l’offensive et du refoulement. Mainte-nant, c’est déjà une question d’heures. Si, à la dernière minute, le gouvernement trouve l’audace ou le désespoir de donner le signal de la bataille, la responsabilité retombera sur le palais d’Hiver, mais l’initiative n’en restera pas moins à Smolny. L’acte du 23 octobre signifiait le renversement des autorités avant même que fût renversé le gouvernement lui-même. Le Comité militaire révolutionnaire liait le régime ennemi par les extrémités avant de le frapper à la tête. L’application de cette tactique « de pénétration pacifique », consistant à briser légalement l’ossature de l’ennemi et à paralyser par l’hypnose ce qui subsistait en lui de vo-
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    lonté, ne se pouvait qu’avec l’indubitable prépondérance de forces dont disposait le Comité et qui continuait à s’accroître d’heure en heure.
    Le Comité consultait quotidiennement la carte largement ouverte devant lui de la garnison, prenait la température de chaque régiment, suivait les fluctuations d’opinion et de sympathie qui se manifestaient dans les casernes. Rien d’inattendu ne pouvait se produire de ce côté-là. Sur la carte, il restait cependant quelques taches sombres. Il fallait essayer de les éliminer ou, du moins, de les réduire. Dès le 19, il se trouva que la majorité des comités de la forteresse Pierre-et-Paul était dans des dispositions malveillantes ou équivoques. Maintenant que toute la garni-son tient pour le Comité et que la forteresse est encerclée, du moins au point de vue politique, il est temps de s’en emparer résolument. Le lieutenant Blagonra-vov, nommé commissaire, rencontra de la résistance : le commandant de la forte-resse, préposé par le gouvernement, refusait de reconnaître la tutelle bolcheviste, et même — d’après certains bruits — se vantait d’arrêter le jeune tuteur. Il fallait agir, et immédiatement. Antonov proposa d’introduire dans la forteresse un batail-lon sûr du régiment Pavlovsky et de désarmer les effectifs hostiles. Mais c’eût été une opération trop grave dont les officiers auraient pu profiter pour provoquer une effusion de sang et détruire l’unanimité de la garnison. Est-il effectivement néces-saire d’en venir à une mesure si extrême ? « Pour discuter cette question, l’on appela Trotsky… — raconte Antonov dans ses Souvenirs. Trotsky joua alors un rôle décisif ; avec son flair révolutionnaire, il comprit ce qu’il avait à nous conseiller : il proposa de prendre cette forteresse de l’intérieur. « Il ne peut se faire, dit-il que les troupes, là-bas, ne sympathisent pas avec nous », — et il se trouva qu’il avait raison. Trotsky et Lachévitch se rendirent au meeting dans la forteresse. « A Smolny, l’on attendait avec une grosse émotion les résultats d’une entreprise qui semblait risquée. Trotsky évoqua ces choses dans la suite : « Le 23, je me rendis à la forteresse vers deux heures de l’après-midi. Il y avait un meeting dans la cour. Les orateurs de l’aile droite étaient au plus haut degré circonspects et évasifs… On nous écoutait, on nous suivait. » Au troisième étage de Smolny, l’on poussa un gros soupir de soulagement quand le téléphone annonça la joyeuse nouvelle : la garnison pétropauline s’était solennellement engagée à n’obéir dé-sormais qu’au Comité militaire révolutionnaire.
    Le revirement dans la conscience des effectifs de la forteresse n’était point, cela s’entend, le résultat d’un ou de deux discours. Il était solidement préparé par
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    le passé. Les soldats se trouvèrent beaucoup plus à gauche que leurs comités. Il ne restait que l’écorce toute gercée de la vieille discipline, qui avait subsisté derrière les remparts plus longtemps que dans les casernes de la ville. Mais il suffit d’une secousse pour qu’elle tombât en morceaux.
    Blagonravov pouvait maintenant s’installer avec plus d’assurance dans la for-teresse, disposer son petit état-major, établir la liaison avec le Soviet bolcheviste du rayon voisin et avec les comités des casernes les plus proches. Entre temps, des délégations des usines et des formations militaires viennent demander qu’on leur délivre des armes. Dans la forteresse règne alors une animation indescriptible. « Le téléphone crépite sans arrêt et apporte des nouvelles de nos nouveaux succès dans les réunions et les meetings. » Parfois, une voix inconnue informe de l’arrivée en gare de détachements punitifs du front. Une vérification immédiate démontre que ce sont là des mensonges mis en circulation par l’ennemi.
    La séance du soir, au Soviet, se distingue, ce jour-là, par une exceptionnelle affluence et par un certain entrain tout particulier. L’occupation de la forteresse Pierre-et-Paul et la prise définitive de l’arsenal de Kronwerk, où sont déposés cent mille fusils, c’est une sérieuse garantie de succès. Au nom du Comité militaire révolutionnaire, Antonov fait un rapport. A traits successifs, il dessine le tableau de l’évincement des organes gouvernementaux par les agents du Comité militaire révolutionnaire : ceux-ci sont partout accueillis comme des hommes de confian-ce ; on leur obéit non par peur, mais consciemment. « De tous côtés l’on réclame la nomination de commissaires. » Les contingents arriérés se hâtent de prendre le pas des plus avancés. Le régiment Préobrajensky qui, en juillet, avait été le pre-mier à prêter l’oreille à la calomnie au sujet de l’or allemand, formulait mainte-nant, par l’intermédiaire de son commissaire Tchoudnovsky, une violente protes-tation contre les rumeurs d’après lesquelles le régiment tiendrait pour les gouver-nants : pareille idée est considérée comme la dernière injure !… Il est vrai que la garde est montée comme d’habitude — raconte Antonov — mais du consente-ment du Comité. Les ordres de l’état-major au sujet de la livraison d’armes et d’automobiles ne furent pas exécutés. L’état-major eut ainsi l’entière possibilité de voir qui était le maître de la capitale.
    On demande au rapporteur si le Comité est renseigné sur le mouvement des troupes gouvernementales du front et des environs et quelles sont les mesures prises pour y parer ; le rapporteur répond : du front roumain l’on a fait venir des
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    contingents de cavalerie, mais ils sont retenus à Pskov ; la 17e division d’infanterie, ayant appris en cours de route à quelle destination et dans quel but on la faisait marcher, refusa d’aller plus loin ; à Wenden, deux régiments regimbèrent à marcher sur Petrograd ; reste encore inconnu le sort des Cosaques et des junkers que l’on aurait, paraît-il, expédiés de Kiev, et des troupes de choc appelées de Tsarskoié-Sélo. « On n’ose pas et on n’osera pas toucher au Comité militaire ré-volutionnaire. » Ces paroles ne sonnent pas trop mal dans la blanche salle de Smolny.
    Le rapport d’Antonov donne à la lecture cette impression que l’État-major de l’insurrection aurait travaillé toutes portes ouvertes. Effectivement : Smolny n’a déjà presque plus rien à cacher. La conjoncture politique de l’insurrection est si favorable que la franchise même devient une sorte de camouflage : est-ce ainsi que l’on fait un soulèvement ? Le mot « soulèvement », cependant, n’est pronon-cé par aucun des dirigeants. Non seulement par forme de prudence, mais parce que le terme ne correspond point à la situation réelle : on dirait que c’est au gou-vernement de Kérensky de se soulever. Dans un compte rendu des Izvestia il est dit, il est vrai, que Trotsky, à la séance du 23, avait pour la première fois reconnu ouvertement, comme but du Comité militaire révolutionnaire, la prise du pouvoir. Sans aucun doute, du point de départ où l’on déclarait comme tâche du Comité la vérification des arguments stratégiques de Tchérémissov, tous s’étaient déjà fort éloignés. L’évacuation des régiments était déjà presque oubliée. Mais, le 23, il s’agissait, tout de même, non du soulèvement, mais de la « défense » du prochain Congrès des soviets, au besoin avec les armes à la main. C’est précisément dans cet esprit que fut formulée la résolution sur le rapport d’Antonov.
    Comment appréciait-on les événements en cours dans les hautes sphères gou-vernementales ? Faisant connaître par fil direct, dans la nuit du 21 au 22, au chef d’état-major du Grand Quartier Général, Doukhonine, les tentatives du Comité militaire révolutionnaire pour détacher les régiments du commandement, Kérens-ky ajoute : « Je pense que nous arrangerons cela facilement. » Son arrivée à lui, généralissime, au Grand Quartier Général, n’est nullement retardée par des appré-hensions devant des soulèvements quelconques : « On s’en tirerait même sans moi, vu que tout est organisé. » Aux ministres alarmés, Kérensky déclare d’une façon rassurante que lui, personnellement, est au contraire très heureux de voir venir le soulèvement, étant donné que cela lui donnera la possibilité « d’en finir
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    une fois pour toutes avec les bolcheviks ». « Je serais tout disposé à un service religieux d’action de grâces — répond le chef du gouvernement au cadet Nabokov qui fréquentait le palais d’Hiver — si cette manifestation avait lieu. » — « Mais êtes-vous sûr de pouvoir la réprimer ? » — « J’ai plus de forces qu’il ne m’en faut — ils seront écrasés définitivement. »
    Raillant par la suite l’optimisme étourdi de Kérensky, les cadets tombaient évidemment dans l’amnésie : en réalité, Kérensky considérait les événements d’après leur propre point de vue. Le 21, le journal de Milioukov écrivait que, si les bolcheviks, rongés par une profonde crise intérieure, osaient manifester, ils seraient écrasés sur place et sans peine. Un autre journal cadet ajoutait : « Il y a de l’orage dans l’air, mais peut-être purifiera-t-il l’atmosphère. » Dan témoigne que, dans les couloirs du préparlement, les cadets et les groupes qui leur étaient pro-ches rêvaient tout haut de voir les bolcheviks manifester le plus tôt possible : « En bataille rangée, ils seront immédiatement battus à plate couture. » Des cadets de marque disaient à John Reed : écrasés dans un soulèvement, les bolcheviks ne pourront plus relever la tête à l’Assemblée constituante.
    Au cours du 22 et du 23, Kérensky consultait tantôt les leaders du Comité exé-cutif central, tantôt son état-major : ne convenait-il pas de mettre en état d’arrestation le Comité militaire révolutionnaire ? Les conciliateurs n’étaient pas de cet avis : eux-mêmes essaieraient de régler la question des commissaires. Pol-kovnikov estimait aussi qu’il n’y avait pas de raison de se presser pour les arresta-tions : des forces militaires, en cas de besoin, on en avait « plus que le nécessai-re ». Kérensky prêtait l’oreille à Polkovnikov, mais encore plus aux amis concilia-teurs. Il espérait fermement qu’en cas de danger, le Comité exécutif central, mal-gré des malentendus de famille, viendrait au moment voulu à l’aide : il en avait été ainsi en juillet et en août ; pourquoi ne pas continuer ?
    Mais on n’était plus en juillet, ni en août. On était en octobre. Sur les places et les quais de Petrograd soufflaient, du côté de Cronstadt, les vents froids et humi-des de la Baltique. Dans les rues défilaient, chantant des airs de bravoure qui étouffaient l’anxiété, les junkers avec leurs capotes tombant jusqu’aux talons. Des miliciens à cheval paradaient, avec des revolvers dans des étuis tout neufs. Non, le pouvoir avait encore un air assez imposant ! Ou bien ce n’était peut-être qu’une illusion d’optique ? Au coin de la Perspective Nevsky, John Reed, américain aux yeux naïfs et sagaces, achetait une brochure de Lénine : Les Bolcheviks garde-
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    ront-ils le pouvoir ? la payant en timbres-poste qui circulaient alors comme petite monnaie.




    L'ANNEE 1917 en CALENDRIER



    Bravo à Collection « Les auteur(e)s classiques »
    Léon Trotsky (1879-1940)



    Histoire de la Révolution russe.2. Octobre. [1932] (1967)
    La table des matières du livrePréface de Léon Trotsky
    Une édition électronique réalisée à partir du livre de Léon Trotsky, HISTOIRE DE LA RÉVOLUTION RUSSE. 2. OCTOBRE. Traduit du Russe par Maurice Parijanine. Paris: Les Éditions du Seuil, 1967, 768 pp. Collection Politique. Une édition numérique réalisée par Claude Ovtcharenko, bénévole, journaliste à la retraite, France.


    Léon Trotsky (1879-1940)
    [1932] (1967) 
    Histoire de 
    la Révolution russe 
    2- Octobre 
    Traduit du russe par Maurice Parijanine.
    Un document produit en version numérique par Claude Ovtcharenko, bénévole, 
    Journaliste à la retraite près de Bordeaux, à 40 km de Périgueux 
    Courriel: c.ovt@wanadoo.fr 
    Dans le cadre de la collection: "Les classiques des sciences sociales" 
    Site web: http://classiques.uqac.ca/ 
    Une collection développée en collaboration avec la Bibliothèque 
    Paul-Émile-Boulet de l'Université du Québec à Chicoutimi 
    Site web: http://bibliotheque.uqac.ca/

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    Le principal VANDALE qui tente de MINIMISER LA REVOLUTION DU 30 OCTOBRE 2014 un anonyme NashJean CARACTERISE DE VANDALISME L'ANNULATION DE SON PROPRE VANDALISME
    IL A ENCORE SUPPRIME LE NOM DE LA REVOLUTION




    Ces gens ne cessent de détruire tout ce qui permet de comprendre que la victoire du 30 octobre est en fait la victoire posthume de Justin Zongo, la victoire posthumé des révolutionnaires de la pré-révolution de 2011
    Mais pire encore, ces gens anonymes ne cessent de détruire le titre du Faso de "Révolution burkinabé du 30 octobre 2014"
    Logique : l'un des ces sbires anonymes et saccageurs, un certain NashJean est spécialiste de l'histoire militaire"

    Grèbe roussâtre (2010)
    Wikipédia
    Vandalisme
    Vandalisme
    Patrouilleur
    Automobile




    LE BUT DE CES GENS ?
    MINIMISER L'EXTRAORDINAIRE VICTOIRE DES AFRICAINS QUI ONT DEGAGE LE PRINCIPAL DICTATEUR FRANCEAFRIC !

    VOICI MON TROISIEME RETOUR AU VRAI TITRE

    Renommage réussi

    Une redirection depuis l'ancien nom a été créée.

    Titre de l'article[modifier le code]

    Bonjour. L'article a été créé par Méphisto38 (d · c · b) sous le titreManifestations de 2014 au Burkina Faso, puis renommé Révolution burkinabée de 2014 par Panam2014 (d · c · b), puis Révolution de 2014 au Burkina Faso par Cyril-83 (d · c · b). La pertinence du titre semble remise en cause par Lihaas (d · c · b). La question est donc posée. Concernant la Révolution tunisienne de 2010-2011, unediscussion avait eu lieu. Des sources parlent-elles de « révolution » ? Sinon, quel titre proposer ? Cordialement, Asram(discuter) 1 novembre 2014 à 00:20 (CET)
    Pour infoAsram (discuter) 1 novembre 2014 à 01:53 (CET)
    Voici mes sources. C'est suffisant ? --Panam2014(discuter) 1 novembre 2014 à 03:33 (CET)
    Bonjour à tous La solution est très simple. La révolution française du 14 juillet 1789 était française. La révolution tunisienne du 14 janvier 2011 était tunisienne. La révolution égyptienne du 11 février 2011 était égyptienne. Il n'existe aucune raison que larévolution burkinabè du 30 octobre 2014 ne soit pas burkinabè. Je vais donc aller changer ce titre. Ces débats sont absurdes et ne montrent que le mépris que certains ont pour l'Afrique et les Africains. On voit ce mépris quant à la Révolution Malienne de mars 2012 : Wikipédia s'est aligné sur les médias esclavagistes qui ont refusé de voir le rôle fondamental des femmes de Bamako et de Kati (qui avaient même commencé cette révolution dès le mois de janvier). Sanogo ne fut qu'un "prince Lvov" qui monta sur le cheval. Si la France commence une révolution la semaine prochaine, qui parmi les commentateurs ici débattront sur le titre "Révolution française du 12 novembre 2014" ? A noter (je ne suis pas allé voir) que la révolution burkinabè du 4 août 2012 devrait avoir ce titre Quant à l'adjectif invariable officiellement cfhttp://fr.wiktionary.org/wiki/Burkinab%C3%A8
    "Le mot est invariable (sous sa forme originelle, au Burkina Faso)/
    En France, l’arrêté français du 4 novembre 1993 ne reconnaît que les formes Burkinabè (invariable) et Burkinais ; par contre, le Bulletin officiel du Ministère des Affaires étrangères, no 106, de janvier-mars 2009 donne Burkinabé (accord régulier). L’ONU utilise Burkinabè (invariable). Au Canada, le Bureau de la traduction[*] recommande Burkinabé. Notons que le suffixe constitue une désinence plurielle en foulbé, qui a pour sens « les gens de » et la forme Burkinabè (invariable) a été officiellement adoptée et consignée au Journal officiel du Burkina le 16 août 1983.
    Ce mot est un gentilé : il désigne les habitants d’un lieu, les personnes qui en sont originaires ou qui le représentent"
    --Yanick Toutain 5 novembre 2014 à 11:03 (CET)
    Dans le corps de l'article j'ai ajouté ces précisions (avec citations du principal site du pays en ligne) montrant que la victoire était acquise dès le 30 octobre.
    Au soir du 30 octobre, le principal site burkinabè Le Faso.net titrait
    "Réflexions à chaud sur la Déclaration du Chef d’Etat-Major Général des Armées au soir de la Révolution Burkinabè du 30 Octobre 2014" sous la signature "La patrie ou la mort, nous vaincrons. R. Tiguinda YOUGBARE"
    Au soir du 30 octobre, il était donc clair pour tous les burkinabè que la révolution avait vaincu.
    --Yanick Toutain 5 novembre 2014 à 11:29 (CET)

    Je découvre avec stupéfaction que la Révolution Tunisienne du 14 janvier 2011 pendant laquelle j'étais en contact quasiment permanent avec les activistes de Facebook n'a pas son véritable intitulé.
    Comme si Wikipédia (ou ceux qui le contrôlent) avaient le pouvoir de manipuler l'histoire.
    La Révolution française du 14 janvier 1789 va donc devenir (il faudrait que j'aille vérifier) Révolution de 1789-1794 en France !
    Les pseudo-historiens qui agissent ainsi confondent PROCESSUS REVOLUTIONNAIRE (qui commence avant et continue après LA ou LES révolutions) et la REVOLUTION elle-même.
    Celle consiste en l'effondrement soudain de la casemate, du dispositif politico-militaire étatique au service d'une classe sociale ou d'une alliance de classes sociales.
    L'abolition des privilèges de celle-ci (par exemple la classe féodale protégé par le dispositif "monarchie") n'a pas obligatoirement lieu le même jour.
    La nuit du 4 août a lieu 3 semaines après le 14 juillet. La fin du capitalisme a lieu bien plus rapidement que ce que Lénine souhaitait en 1917. Mais n'a pas lieu en octobre-novembre 1917.
    POUR VERIFIER L'USAGE HABITUEL Il suffit de consulter les statistiques Google (j'ai vu l'argument être utilisé) "Révolution Tunisienne du 14 janvier 2011" Environ 56 500 résultats (0,36 secondes) comparé au titre de Wikipédia (qui donc fausse les stats en en augmentant le total par les duplications de ce titre)"Révolution tunisienne de 2010-2011" Environ 12 500 résultats (0,25 secondes)
    On a donc un rapport de 1 à 5 en faveur du titre avec la date ! --Yanick Toutain 6 novembre 2014 à 16:03 (CET)
    Voici un autre article d'un média burkinabé validant la thèse que je défends contre des ignares et (au moins un) agent pro-franceàfric (qui a effacé "franceàfric" au nom de l'exigence de ..... "neutralité" ! Comme si mot "esclavage" ou "exploiteur"était interdit d'usage sur Wikipédia par les suppôts des esclavagistes ou des exploiteurs.... au nom de la "neutralité". Farce ! lepays.bf : TRANSITION AU BURKINA : La révolution du 30 octobre s’assumera ou échoueraLe 30 octobre 2014, le peuple burkinabè est sorti massivement, pour mettre fin à 27 ans de règne sans partage de Blaise Compaoré qui nourrissait encore l’ambition de briguer un autre mandat en 2015. Pour une révolution populaire, l’on peut dire que c’en était une.
    --Yanick Toutain 8 novembre 2014 à 15:28 (CET)

    Renommage[modifier le code | Ajouter un sujet]

    Salut Notification SenseiACCyril-83 et Nashjean : Le terme Révolution n'est pas neutre, je propose Crise politique de 2014 au Burkina Faso. Qu'en pensez-vous ? --Panam2014 (discuter) 3 novembre 2014 à 22:38 (CET)
    Bonjour, il faut remarquer que c'est toi qui avais introduit ce terme. Ce n'est pas un reproche, juste une remarque. Personnellement, je pense que le terme Révolution est correcte vu l'ampleur des événements. Mais je ne serais pas opposé à ta proposition. En tout cas, encore une fois, pas de précipitation, attendons de voir comment cela s'arrange (ou pas). Cordialement, Apollinaire93 (discuter) 3 novembre 2014 à 22:48 (CET)
    À simple titre d'indication, voici le nombre de résultats Google pour qq recherches, avec critère de limitation sur la lnague et date : résultats uniquement en français, et dernier mois / dernière semaine / dernières 24 heures :
    • révolution "burkina faso" : 83 600 / 47 600 / 7 830
    • manifestations "burkina faso" : 127 000 / 75 500 / 8 140 ; mais ce titre est clairement trop restrictif en l'état actuel
    • "crise politique""burkina faso" : 7 920 / 4 620 / 759
    • protestations "burkina faso" : 53 500 / 36 500 / 2 890
    Je pense que "révolution" n'est pas injustifié vu la situation et les résultats.
    SenseiAC (discuter) 3 novembre 2014 à 22:57 (CET)
    Notification SenseiACNashjeanApollinaire93Lihaas et Cyril-83 :
    Certains disaient que le terme n'était pas neutre et je me suis senti seul à défendre cette proposition. Je la maintiens donc. --Panam2014 (discuter) 4 novembre 2014 à 13:35 (CET)
    Révolution burkinabé du 30 octobre me paraît trop restrictif puisqu'elle se déroule sur plusieurs jours. Néanmoins le terme de révolution peut être conservé puisqu'elle a provoqué la démission du président et la suspension de la constitution. En attendant de voir les suites des événements je remet le titre Révolution de 2014 au Burkina Faso. Cdlt, --Nashjean (discuter) 7 novembre 2014 à 21:36 (CET)
    Nashjean Cela vous "parait trop restrictif" ferait éclater de rire un jury de thèse de doctorat. Mais, en tant qu'ignorant total du processus des révolutions de l'histoire vous vous autorisez à effacer le titre le plus scientifique. Et qui a été créé par les protagonistes locaux eux-mêmes. Sachez que toutes les révolutions se déroulent sur plusieurs jours. Même la révolution portugaise a commencé la veille ! La révolution française a commencé en janvier 1789 par la désignation des délégués aux Etats Généraux. Elle a même commencé en 1788 par la Journée des Tuiles à Grenoble ! Ce qui est déterminant c'est l'accélération des choses. Et le fait que le bastion de défense de l'ancien régime s'est disloqué. Si Le Faso et d'autres écrivent le soir du 30 en titrant "Révolution burkinabé du 30 octobre 2014" alors même que Blaise Compaoré n'est pas encore parti c'est parce que les dés sont jetés : même si formellement il n'a pas quitté le pouvoir, en réalité,il est déjà renversé. (c'est idem en Tunisie 3 heures avant le départ de Ben Ali.... mais là les choses se déroulent dans la journée, dans l'après-midi du 14 janvier 2011) La révolution d'Octobre est en réalité la Révolution russe du 7 novembre (25 octobre) 1917. Et la révolution burkinabé est la Révolution burkinabé du 30 octobre 2014. Si vous avez des arguments intelligents à avancer plutôt que des caprices autistes et anti-scientifiques qui me font perdre mon temps, allez au dessus répondre à ce que j'ai écrit. Par ailleurs , une encyclopédie n'est pas une réunion de cagoulards anonymes. En conséquence de quoi, toutes mes interventions ici sont TWEETEES à l'intention des révolutionnaires burkinabé avec le hashtag #Lwili. Y compris celles des opposants pro-Franceàfric. En particulier celui qui voulaient m'interdire l'usage du mot lui-même "Franceàfric" (A noter que plusieurs tweets concernant ces saccages ont été classés en "top" par Twitter pendant une certaine durée. Tant mieux car la vérité doit être connue le plus largement possible) Ces activités anti-révolutionnaires, anti-Africaines seront mises sous de très puissants projecteurs. Et les anonymes qui travaillent secrètement en faveur de la bourgeoisie esclavagiste en faisant du saccage anti-révolutionnaire seront identifiés et médiatisés sous leur véritable patronyme. La science, ce n'est pas un groupe de cagoulés partisans de l'esclavage africain venant effacer la vérité et saccager les grilles scientifiques de la réalité historique. A bon entendeur !--Yanick Toutain 8 novembre 2014 à 11:19 (CET) Post Scriptum : J'ai un blog public. Si des gens veulent argument intelligemment, je suis tout à fait disposé à débattre. J'ai d'ailleurs publié hier un article intitulé "Révolution russe du 7 novembre 1917" qui, scientifiquement, serait le titre le plus approprié à donner à ce que l'Histoire a fini par appeler "Révolution d'Octobre" Mon article porte d'ailleurs sur le fait que 1° la majorité des délégués au 2° congrès panrusse des Soviets était déjà acquises à l'alliance bolchévik-SR de gauche et 2° sur la journée du dimanche 4 novembre 1917 (22 octobre) pendant laquelle, la population ouvrière de Petrograd, dans ses "habits du dimanche" avait participé à une sorte de "kermesse populaire révolutionnaire" pendant laquelle elle s'affirmait déjà comme la maîtresse du pays dans des meetings multiples toute la journée. — Le message qui précède, non signé, a été déposé par Yanick Toutain (discuter), le 8 novembre 2014 à 11:19 UTC+X.
    Notification Yanick Toutain : J'ai peur que vous n'ayez pas assimilé le fonctionnement de Wikipédia. Votre comportement va à l'encontre de quelques règles simples : la collégialité, le respect des autres dans la discussion, la neutralité de point de vue dans les articles. Votre posture de détenteur de la Vérité en opposition aux autres contributeurs qualifiés en somme d'esclavagistes est inacceptable. Asram (discuter) 8 novembre 2014 à 15:55 (CET)
    La page perso et la PdD de ce contributeur sont assez parlantes et il n'est nul besoin d'aller plus loin ici. La page a été renommée et c'est très bien. --Cyril-83 (discuter) 8 novembre 2014 à 16:43 (CET)

    Des gens capables d'écrire une sottise comme "Le terme Révolution n'est pas neutre" SIC Le terme Révolution n'est pas neutre, je propose Crise politique de 2014 au Burkina Faso. Qu'en pensez-vous ? --Panam2014 (discuter) 3 novembre 2014 à 22:38 (CET)
    QUATRE JOURS APRES LA VICTOIRE DE LA DITE REVOLUTION !!!..... n'ont strictement rien à faire sur une page d'histoire que ce soit une encyclopédie collaborative ou autre. Des gens capables de censurer le mot "Franceàfric" qui est le terme banale des opposants aux dictatures fascistes en Afrique sous le prétexte d'un manquer de neutralité sont en réalité des militants d'une cause obscurantiste...... mais de façon "apolitique".... c'est ce qu'il veulent faire croire. RECHERCHE FRANCEàFRIC Environ 82 800 résultats (0,69 secondes)
    Moi je vous informe simplement que des centaines de milliers de personnes seront prochainement informés de TOUT ce qui s'est passé sur cette page. Comme sera aussi mis sous des projecteurs les comportements de censeurs fascistes des pro-Einstein (dont certains s'imaginent ici pouvoir tirer argument) ET vos saccages, vous en répondrez médiatiquement sous vos identités réelles. Les militants PRO-Franceàfric que vous êtes ne pourront pas se déguiser longtemps sous des cagoules de GIGN Sachez que sur Twitter, tous les saccages actuels sont RT par les principaux moteurs burkinabè. Et ce n'est qu'un début ! --Yanick Toutain 8 novembre 2014 à 18:26 (CET)
    Puisque les arguments ad hominem remplacent les arguments sur le sujet, je suis allé jeter un oeil sur le CV des pro Franceàfric qui refusent la vérité sur la Révolution Africaine en cours Edifiant sur NashJean Un spécialiste de l'Histoire militaire.... Logique qu'il tente de camoufler les révolutions par un brouillard épais ! Mais aussi un spécialiste du saccage du travail des autres sans arguments SIC"Renault - Suppression "sauvages" d'ajouts d'un utilisateur[modifier le code] Bonjour, Je viens de constater que vous avez supprimé "sauvagement" des ajouts apparemment sérieux et intéressants de la part d'un contributeur sur l'article Renault et concernant d'anciennes usines Renault. Plutôt que de censurer de cette manière, ne pourriez-vous pas faire vous-même la modification suggérée ("créer un paragraphe anciennes usines") plutôt que de supprimer brutalement la modification en question.Il y en a pour qqes minutes. Cela serait nettement plus positif et moins décourageant pour les contributeurs qui vont finir par se lasser ... Salutations Gcz (discuter) 15 octobre 2014 à 13:14 (CEST) Bonjour, vous avez raison, ma démarche aurait été plus constructive si j'avais vérifié les ajouts, sourcé et fait le paragraphe suggéré. Le temps m'a manqué mais je serais moins radical à l'avenir afin de ne pas décourager les contributeurs. Cdlt, --Nashjean (discuter) 15 octobre 2014 à 13:45 (CEST)"
    Je constate que PERSONNE parmi les SACCAGEURS n'a avancé le moindre argument sur les TRADITIONS de titre des révolutions. AUCUN ARGUMENT ! Logique ! Ils ne débatent pas ! Ils se contentent de faire règner la terreur sur Wikipédia ! --Yanick Toutain 8 novembre 2014 à 18:31 (CET)

    VOICI LA LISTE DES ACTIVITES DE DESTRUCTIONI DE CET ANONYME NASHJEAN ENNEMI DE LA REVOLUTION BURKINABE DU 30 OCTOBRE 2014





    fr.wikipedia.org

    For Nashjean (talk | block log | uploads | logs | filter log | 29705 edits | SUL: Account attached at 11:51, 29.03.2012)

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    UN ANONYME Chaoborus AU SERVICE DE SON COMPLICE FRANCEàFRIC FASCISTE Nashjean PROCEDE A DES BLOCAGES TEMPORAIRES SUR WIKIPEDIA LA DEFAITE DE LA RACAILLE MILITARO-COLONIALISTE AU BURKINA FOS ENERVE CES GENS ET LEURS AGENTS SUR WIKIPEDIA


    Le quatrième principe fondateur est « Wikipédia suit des règles de savoir-vivre ». Il ne semble pas que vous l'ayez complètement respecté récemment.Bonne lecture • Chaoborus 8 novembre 2014 à 18:49 (CET)

    Attaques personnelles[modifier le code | Ajouter un sujet]

    Bonjour, je vois que votre argument principal est l'attaque personnelle, aussi je ne répondrais pas à vos provocations et comme vous ne comprenez pas les règles de WP, je laisse à d'autres le soin de vous les expliquer. Cdlt, --Nashjean (discuter) 8 novembre 2014 à 18:44 (CET)

    Modern clock chris kemps 01 with Octagon-warning.svg
    Bonjour Yanick Toutain,
    Vous n'avez pas tenu compte des messages que nous vous avons adressés.
    En conséquence, un administrateur vous a bloqué pour une durée de 2 heures.
    Passé ce délai, vous pourrez à nouveau écrire régulièrement sur Wikipédia.
    Ce blocage est effectif sur l’ensemble des pages de Wikipédia, excepté votre page de discussion.
    Si vous estimez ce blocage injustifié, ajoutez le texte{{Déblocage}} suivi de vos arguments sur cette page.
    Vous pouvez aussi, si vous disposez d’un compte utilisateur et avez fourni dans vos préférences une adresse de courriel authentifiée, envoyer un message à l’administrateur vous ayant bloqué, ou à n’importe quel administrateur de cette liste. Merci d’indiquer votre nom d’utilisateur dans votre courriel.
    Note : Si vous recevez ce message sans raison apparente et que vous n’êtes visiblement pas bloqué, merci de l’ignorer. Il signifie simplement que vous avez dorénavant l’adresse Internet de quelqu’un qui a fait précédemment des dégâts sur Wikipédia et a continué malgré nos mises en garde.
    Le quatrième principe fondateur est « Wikipédia suit des règles de savoir-vivre ». Il ne semble pas que vous l'ayez complètement respecté récemment.
    Bonne lecture • Chaoborus 8 novembre 2014 à 18:49 (CET)

    Warnning: Do NOT Get Caught While Searching!!
    Your IP : - Country : - City:
    Your ISP TRACKS Your Online Activity! Hide your IP ADDRESS with a VPN!
    Before you searching always remember to change your IP adress to not be followed!
    PROTECT YOURSELF & SUPPORT US! Purchase a VPN Today!
    0 0

    Chaoborus  Erreur de permissions

    Vous n’avez pas la permission de modifier cette page, pour la raison suivante :
    Votre compte utilisateur ou votre adresse IP « Yanick Toutain » a été bloqué par Chaoborus, un administrateur du projet Wikipédia, pour la raison suivante : Attaques personnelles ou insultes.
    Ceci signifie que vous pouvez toujours lire l’encyclopédie, mais pas la modifier. Consultez votre page de discussion pour plus de détails. Vous pouvez contacter Chaoborus ou un des autres administrateurspour en discuter.
    Expiration du blocage : 8 novembre 2014 à 19:45

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    SAMEDI 8 NOVEMBRE 2014

    SAMEDI 8 NOVEMBRE 2014

    La Franceàfric tente de faire régner la censure sur Wikipédia en détruisant le titre de la page Révolution burkinabè du 30 octobre 2014

    UN ANONYME Chaoborus AU SERVICE DE SON COMPLICE FRANCEàFRIC FASCISTE Nashjean PROCEDE A DES BLOCAGES TEMPORAIRES SUR WIKIPEDIA LA DEFAITE DE LA RACAILLE MILITARO-COLONIALISTE AU BURKINA FOS ENERVE CES GENS ET LEURS AGENTS SUR WIKIPEDIA


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    par Yanick Toutain
    RevActu
    11/11/14

    UNE REPONSE A

    Hyppolite Domboué, Secrétaire exécutif national du CADRe :

    « L’insurrection populaire a été scientifiquement bien préparée »

    Cette réponse est postée sur le site de Maurice Gligli Amorin
    LIRE AUSSI

    MARDI 11 NOVEMBRE 2014


    #Lwili Romuald Ouédraogo sankariste, fils de sankariste, héros de la Révolution burkinabè du 30 octobre 2014 (un article Le Faso.net)

    présentation Yanick Toutain
    RevActu
    11/11/14

    Une révolution n'est pas une promenade dans les bois. Quand elle est préparée par des gens sérieux et responsables, la dislocation des forces armées est très rapide. Et les affrontements très rares. 

    IL FALLAIT CREER 1400 CDR LE 31 MAI 2014
    Transmettez ma réponse au cousin Hyppolite Domboué, pour ouvrir un DIALOGUE NEOSANKARISTE URGENT
    Avanc la CATASTROPHE préparée par le Balai à chiottes avec Zida l'assassin
    +++++
    Mon commentaire

    SIC "En quoi cette Révolution a-t-elle un goût d’inachevé ?

    Si elle était achevée, on ne serait pas là en train de chercher le président de la transition. On aurait pu avoir une organisation bien structurée.
    Les hésitations qui ont suivi la Révolution, montrent à quel point il n’y avait pas une avant-garde bien structurée. Cela est aussi dû à une impréparation dans la gestion des acquis de ce mouvement insurrectionnel."
    +++++
    Le cousin Hyppolite Domboué, aurait du lire RevActu depuis 2011
    Une partie des 30 victimes aurait conservé la vie sauve
    PAS DE CNR !
    PAS DE CDR ! encore moins de CDR de base....Pas de délégués 1 pour 25
    ET DONC PAS DE DELEGUES NATIONAUX POUR ANNONCER LA PRISE DU POUVOIR PAR LES SANKARISTES
    ET DONC AUCUNE STRUCTURE POUR FAIRE OBEIR LES MILITAIRES
    On fait obéir des MILITAIRES à un NOUVEAU gouvernement EN LES MENACANT de REPRESAILLES après NOTRE victoire !!!!!!!!!!!!!!
    ++++
    DIMANCHE 1 JUIN 2014
    Burkina Faso: L'opposition « Non au référendum » occupe un stade de 35 000 places ! Mais ne désigne par 1400 délégués de base pour Compaoré DÉGAGE
    http://revolisationactu.blogspot.co.uk/2014/06/lopposition-non-au-referendum-occupe-un.html
    par Yanick Toutain
    « En tant que petits bourgeois,
    ils pensaient que la révolution
    était venue pour balayer
    les classes réactionnaires
    et les bourgeois
    pour les installer, eux. »
    (Thomas Sankara 1985)


    Pour chasser l'assassin de Sankara, pour chasser Blaise Compaoré, il était possible, samedi 31 mai, de former 1400 CDR !
    Les CDR étaient le principal outil que le plus grand des Africains avait légué au peuple du Burkina Faso : des Comités de Défense de la Révolution – inspirés de l'héritage guévariste.
    Mais l'opposition ne l'avait pas fait !


    0 0

    CET ARTICLE VIENT D'ETRE CENSURE PAR L'OBS SOUS MOTIF SUIVANT
    Bonjour Yanick Toutain Après lecture et analyse attentive de votre article du 12.11.14 15h47 par notre équipe de modération, celui-ci a dû être retiré de la publication en raison de sa non-conformité vis-à-vis de la charte d’utilisation du NouvelObservateur. Nous tenons à vous assurer que nous faisons tout notre possible pour accepter le plus grand nombre de messages et que tous nos modérateurs sont tenus à une stricte obligation d’impartialité. La neutralité de leur analyse est d’ailleurs régulièrement vérifiée par un superviseur. Toutes les opinions sont acceptées dans la limite des règles définies dans la charte éditoriale et sous réserve de les exprimer de manière courtoise, argumentée, et sans agressivité. Le motif de retrait de votre participation est : Autre motif non précisé Votre article ou commentaire a été jugé contraire à la charte d’utilisation du site. Pour plus d’informations, merci de contacter l’équipe de modération. Cordialement, L’équipe de modération Ps : pour rappel, le texte de votre article était: -


    par Yanick Toutain
    #RevActu
    12/11/14



    "La France est était démocratique à l'intérieur
    et fasciste à l'extérieur de ses frontières"

    Le Monde révèle les pratiques criminelles qui ont tué un jeune.
    Assassiné pour le crime impardonnable de RESISTANCE ECOLOGIQUE !
    Voici les révélations du journal Le Monde.
    Entre 1h40 et 2h03 ce sont 23 minutes que les assassins ont laissé passer pour que leur victimes ait le temps d'agoniser !


    Lors de cette nuit, les militaires, équipés de jumelles à vision nocturne, voient un manifestant s'effondrer juste après le jet d'une grenade offensive, entre 1 h 40 et 1 h 50 du matin. A 1 h 53, un militaire ordonne : « Stop pour les F4 ! Il est là-bas le mec. OK, pour l'instant, on le laisse. » Les F4 désignent les grenades lacrymogènes instantanées (GLI), dont l'usage a été aussi suspendu depuis par Beauvau.« IL EST DÉCÉDÉ LE MEC ! LÀ, C'EST VACHEMENT GRAVE »Au milieu des cris, un autre gendarme tente de se rassurer : « C'est bon, il va se relever ! Il va se relever, c'est bon ! » Rémi Fraisse ne se relève pas. Sept minutes passent. A 2 heures, « On y va ! », un peloton fait une sortie pourrécupérer le blessé. Sur procès-verbal, les enquêteurs de la section de recherches de Toulouse relèvent alors que le chef de l'unité demande à un de seshommes « de soutenir ceux qui sont allés chercher le manifestant », sans préciseren quoi cela consiste.
    Les militaires ramènent le corps inerte de Rémi Fraisse. « Il respire ou quoi ? », s'inquiète le supérieur. L'infirmier de l'escadron tente alors les gestes de premiers secours. A 2 h 03, un gendarme s'écrie : « Il est décédé, le mec... Là, c'est vachement grave… Faut pas qu'ils le sachent... »


    Casseurs et policiers ?
    Ce sont les mêmes !
    Que les militaires, les gendarmes, les policiers s'empressent de se porter en contact de CDR de base, qu'ils se fassent désigner comme délégués de base d'un groupe de 25 délégateurs auprès de qui ils seront responsables
    Que les militaires, les gendarmes, les policiers se PLACENT PROCHAINEMENT SOUS LES ORDRES des COMITES DE GESTION REVOLUTIONAIRE.
    Le crime de Hollande, le crime du Testet sera possiblement le CRIME DE TROP.
    Un crime qui vient d'ajouter aux près de 7 millions de bébés africains morts depuis mai 2012.
    C'est en effet l'effroyable total des morts d'enfants en deux ans et demi pour protéger 80% des profits de l'esclavagiste Vincent Bolloré en Afrique.

    La Révolution burkinabè du 30 octobre 2014 est
     le signal que tous les résistants attendaient !
     LA BARBARIE SPOLIATRICE EST TERMINEE
    L'ERE DES ESCLAVAGISTES QUI AVAIT ABOLI
     LE PALEOLITHIQUE EGALITARISTE S'ACHEVE 




    mercredi 5 novembre 2014